RIBES NIGRUM. L
Syn. : Groseillier noir. Cassis.
(Grossulariées.)
Arbrisseau de 1 mètre à 1 m. 50, cultivé dans les jardins, ïl fleurit en avril.
Les feuilles sont cordées à la base, pubescentes, glanduteuses ,en dessous, odorantes. Les fleurs sont verdâtres, rou-
geâtres, en grappes pendantes. La baie (cassis) est noire, globuleuse, glabre, à saveur aromatique.
Le péricarpe du cassis contient un liquide aromatique très actif. Ce fruit est rafraîchissant et laxatif.
On prépare avec cette baie une sorte de ratafia.
Les feuilles de ce groseillier peuvent être employées en décoction (30 gr. par litre d*eau) comme diurétiques et rafraîchissantes. Elles sont indiquées dans Tascite, la gravelle, la goutte, le rhumatisme, dans certaines affections des reins, de la vessie et de l'estomac.
SAXIFRAGA TRIDAGTTLITES. L.
(Du latin saxa, rochers, frangere, briser.)
Syn. : Percepierre, Saxifrage à trois doigts^ Saxifrage des
murailles,
(Saxifragées.)
Plante annuelle, de 5 à 15 centimètres, très commune sur les vieux murs, sur les toits de chaume, dans les terrains calcaires ou sablonneux. Elle fleurit en mars.
Les feuilles sont assez épaisses ; les radicales en rosette, les caulinaires cunéiformes, ordinairement à trois lobes. Les fleurs sont blanches, petites.
Le saxifrage est astringent et diurétique. Son nom lui a valu d'être employé autrefois dans la gravelle.
ADOXA MOSGHATELLINA. L.
(Du grec a, privatif, doxa, gloire : fleurs sans éclat.)
Syn. : Herbe musquée, Muscatelliney Moscatelline printanière,
(Caprifoliacées.)
Plante herbacée, grêle, de 10 à 15 centimètres, assez commune dans les bois couverts. Elle fleurit en avril. Les feuilles radicales ont un long pétiole, les deux cauli^
naires sont opposées^ triséquées. Les fleurs sont d'un jaune verdâtre, en tête globuleuse.
Les feuilles ont une légère odeur musquée rendue plus pénétrante par quelques gouttes d*aminoniaque. On emploie^ en médecine, les sommités de la moscatelline comme antispasmodiques, dans rhystérie, dans la fièvre typhoïde et la pneumonie ataxiques. On les administre en oléo-saccharum, en pastilles, en sirop, en pilules et en électuaire.
L'herbe musquée peut servir à la préparation de deux produits : Peau distillée et Thuile essentielle musquée, ou musc végétal.
SAMBUGUS NIGRA. L
(Du grec sambuce, flûte.)
Syn. : Sureau noir^ Sureau commun, Hautbois; en picard de Proyart : Seuhi.
(Caprifoliacées.)
Arbrisseau ou petit arbre atteignant parfois de 4 à 8 mètres de hauteur, à écorce crevassée, grisâtre, remplie d'une moelle blanchâtre, très commun dans les haies, à la lisière des bois. Il fleurit en juin.
Les feuilles présentent des segments aigus, dentés. Les fleurs sont blanches, odorantes, en corymbes à cinq rameaux. Le fruit est noir (baie, nuculaine).
On emploie la seconde écorce de la racine, le liber, les feuilles, les fleurs et les fruits.
La seconde écorce de la racine fraîche est éméto-cathartique et a été conseillée par Boerhaeve, Sydenham et Martin Solon dans Tascite. On l'administre odinairement sous forme de suc (20 à 50 gr. en une seule fois) La décoction d'écorce de racine sèche (20 gr. pour 500 gr. d'eau) est plus facile à préparer. La tisane d'écorce de tige a les mêmes propriétés (100 gr. pour 1 litre d'eau).
Le suc frais de l'écorce de racine de sureau est préférable à celui du liber (Vanoye). 11 vaut mieux donner cette subs-
tance seule que de la combiner avec d'autres drastiques. Les premières doses doivent être assez fortes. On continuera le traitement, s'il y a des vomissements. S'ils sont trop fréquents on le suspendra pendant quelques jours. La dose quotidienne sera de 12 à 150 grammes administrée par cuillerées à bouche.
Le suc d'écorce de racine de sureau est un médicament sûr qu'on délaisse trop.
Le liber est purgatif et vomitif. Il est hydragogue et était vanté autrefois dans Tascite (Boerhave et Gaubius). On en fait un suc, un apozème et un vin. (On met ordinairement 100 gr. d'écorce dans 1 litre de vin blanc.)
Les fleurs fraîches de sureau sont un peu amères, elles exhalent une odeur aromatique nauséeuse qui devient agréable par la dessiccation. Elles sont excitantes, sudorifîques et vulnéraires. On en prépare une infusion (5 gr. pour 1 litre d*eau) et une eau distillée usitée quelquefois dans les collyres résolutifs.
Les fleurs fraîches sont légèrement purgatives.
On emploie aussi pour l'usage externe la décoction de fleurs sèches (10 gr. pour 500 gr. d*eau) comme résolutive.
Les feuilles jouissent aussi de propriétés purgatives. Elles ont été indiquées dans l'ascite et dans la suppression des lochies. On les administre dans Teau ou le lait.
Pulvérisées et prisées comme le tabac, elles réussissent souvent contre les épistaxis.
Les fruits sont purgatifs et sudorifîques. On les donne sous forme de rob. Ils donnent par fermentation une liqueur légèrement alcoolique.
C'est avec les fleurs du sureau que l'on prépare le vinaigre de toilette, dit Sarard. On l'emploie aussi comme médicament à la dose de 4 à 10 grammes. Il est diurétique et sudorifique.
Les marchands de vin mettent quelquefois dans le vin des fleurs de sureau pour lui donner le parfum du Frontignan.
La moelle est employée, après dessiccation, pour faciliter les coupes au microtome.
Les enfants de nos campagnes font certains jouets avec les tiges.
Caussia ^
130 LE» PUUfTES KélMCDf ALS» ME LA PHUB»»
fldUnnCOS EBULHAr II*
Syn. r Tébte, Eble^ Petit sareMu^ Saream en herbe^ (Caprifouacées.)
Plante herbacée, glabre, yivace, de 9ù ccatunètrc» à lm.b^, tmÊkmmnt aux bords 4m fosaé»,, à k^liaifere d^bois^ aux bordi» des cbeniBS. Elle f earîl en jniUet.
La tige est dressée^ eanselée. Les fettlles pcésesteBi des segments lancéolési dealés. Les flevrs sooi M a a eheS y soqvwit rosées en dehors, en cor jmb e» à trois fTUcwir pnsdpaQx. La baie est aoire, gMvIewe.
Les iemUes ont été ^«elqaeMsenployéea à l'eaténeai, ea calaplasnes.
Cazin faisait boaitlir fies feiûUe» d'jèUe et d^abMsthe eile» appliquait sur le ventre des enfants pour provoquer des ém^ cuations.
Elles oui été eonseiUées dans Tasdte, eoaMse hydragogaes et dans la sappressioa des locbîesw On a préeoaisé le 9ae> de» feuilles daas les méaies eas.
A la caoupagae, ea utilise les fieuilles eoaire le fmtem des chevaux, etc.
Les flears se^ siidorifi^p]esf(20 gr.eadéeoctioa daas I litre d'eau).
L*éeoffee des racines et la dettsième éeiMree de la iîge sont bydragogues. La racine est sa«i¥eDt emtptojée caaiaie pvrgative.
Les baies jouissent aussi de pt€>prié4és purgatiiresw
Cette plante avait une graïKle yog^e etiuez tes anevens : la fiMiée de» teuiUes chassait les serpents ; oa enduisaît les laors des aiaison» d'une décoction de feuilles po«r éloigner le» noucbes.
YIBURNUII LANTANA. L.
(Du latin viere, lier.)
Syn. : M&ncienne^ Cochène, Viorne,
(Caprifouacébs.)
Arbrisseau de 1 à 2 mètres, couvert de poils pulvérulei^s, commun dans les haies, dans les bois. II fleurit en mai.
Les rameaux sont très flexibles. Les feuilles sont ovales, on peu cordiformes, dentées. Les fleurs sont blanches, odorantes, fertiles, toutes égales, en corymbes. Les baies sont ovoïdes, rouges, puis noires.
L^écorce de la mancienne est vésicante.
De la seconde écorce, on retire de la glu. On se sert des eones tiges pour faire des harts.
VIBURNUM OPULUS. L.
Syn. : Sureau d'eau, Obier y Aubier y Bose de Gueldres. (Caprifoliacées.)
Arbrisseau de 2 à 4 mètres, à écorce lisse, assez commun dans les bois, les haies. II fleurit en mai.
Les rameaux sont cassants ; les feuilles présentent 4es lobes profonds, dentés et sont glabres ; les flairs sont blanches, en corymbes ; elles s'épanouissent de la circonférence au centre. Les baies sont rouges.
On a employé autrefois les fruits comme porgatifs, leur goût est plutôt désagréable.
Le bois du sureau d'eau est blanc et exhale une mauvaise odeur. U entrait dans la fabrication de la poudre à canon.
LONIGERA GAPRIFOLIUM. L.
(Dédié à Lonicer, botaniste allemand.)
Syn. : Chèvrefeuille commun, Chèvrefeuille des jardins,
(Caprifoliacées.)
Arbrisseau sarmenteux, volubile,de4 à 5 mètres, assez commun dans les jardins. Il fleurit en mai.
Les jeunes tigessont glabres, ordinairement rougeâtres.Les feuilles inférieures sont ovales, glabres; les supérieures, connées; les florales, perfoliées. Les fleurs sont sessiles, en tête terminale, très odorantes. Les baies sont ovoïdes, rouges.
L'écorce fraîche est diurétique. On Tadminislre en décoction (25 gr. par litre d'eau) contre Tascite, la gravelle.
Les feuilles du chèvrefeuille sont astringentes. On les emploie en infusion, pour gargarisme. On prépare un sirop de chèvrefeuille (50 à 100 gr.). Le vin n'est plus usité.
Les fleurs sont béchiques et antispasmodiques. On les recommande en infusion dans les bronchites et Pasthme.
BRTONIA DIOIGA. JAGQ.
(Du grec hryo, je végète avec force.)
Syn. : Bryone, Navet du diable, Couleuvrée, Feu ardent, Bacine vierge. Bave de serpent.