‹ Les plantes oléagineuses, colza, navette, œillette, etcChapitre 23 sur 48 · DE HAMBOURG ORDINAIRE · texte numérisé non relu

DE HAMBOURG ORDINAIRE

Sans engrais . .

Superphosphate

Nitrate et superphosphate . .

Nitrate, sang, superphosphate.

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M. Garola a pu conclure de ses recherches qu'en terre de richesse moyenne, il convenait d'employer par hectare pour la fumure du colza: 40000 kilogrammes de fumier, bien décomposé, 400 kilogrammes de superphosphates avant les semailles et 200 a ?oo kilogrammes de nitrate de soude en couverture au printemps.

9. Traitement cultural. — Le colza se sème en place ou en pépinière. A ne considérer que la main-d'œuvre et les frais de culture, le semis en place pourrait paraître plus économique que la transplantation; mais il n'en est pas toujours ainsi lorsqu'on compare les deux méthodes dans l'ensemble de leurs résultats. Les semis en pépinière se défendent plus facilement contre les ravages de l'altise, les vides sont moins à craindre dans les emblavures, la préparation du sol peut être plus complète, les terres sont plus facilement libres de toute culture et les façons d'entretien nécessitent moins de frais.

10. Semis en place. — Les semis en place sont les plus fréquents parce qu'ils entraînent une moindre dépense de main-d'œuvre à une époque où le personnel ouvrier est employé

CULTURE PROPREMENT DITE DU COLZA. i5

à la récolte des racines. Mais dans ce cas, le colza ne peut succéder qu'à une récolte hâtive i.trèfle incarnat, vesce, seigle fourrage, trèfle ordinaire retourné après la première coupe. Dès le mois de juin, en effet, on laboure le sol, puis on donne ultérieurement des façons superficielles au scarificateur, à la herse et au rouleau. Dans les terres qui s*enherbent facilement, on travaille la couche arable pour favoriser la levée des g-raines nuisibles, afin de les détruire avant les semailles. On n'effectue généralement qu'un labour qui sert en même temps à enfouir le fumier.

En temps de sécheresse il faut travailler le sol à une époque très rapprochée des semailles, afin que les graines profitent le plus possible de la fraîcheur du sol.

Le semis a lieu fin juillet, courant d'août; il est effectué de bonne heure pour que les plantes acquièrent de la vigueur avant les gelées et soient moins exposées à leurs dommages. Quel que soit le traitement adopté, il convient de n'utiliser comme semences que des graines pures, propres, volumineuses, provenant de tiges parvenues à leur complet développement. La sélection a les plus heureuses conséquences au point de vue des rendements ; elle est très facile, étant donnée la ^ faible quantité de graines nécessaires à l'ensemencement d'un ' hectare de terrain. Pour la pratiquer, il suffit de marquer les plus beaux pieds qu'on récolte séparément. La graine ne conserve guère sa faculté germinative au delà de trois ans ; on choisit de préférence celle qui provient de la dernière récolte. Les semis se font à la volée ou en lignes ; ces derniers sont seuls à conseiller, car ils permettent les binages mécaniques. On réserve de 35 à 40 centimètres entre les lignes et on enterre la graine à i ou 2 centimètres. Dans les années sèches, on roule avantageusement après le semis, pour rapprocher les particules terreuses et favoriser la germination.

Lorsque les circonstances atmosphériques sont favorables, la levée a lieu rapidement et au bout de huit ou dix jours les cotylédons apparaissent. On donne le plus tôt possible un premier binage pour détruire les mauvaises herbes et ameublir la couche superficielle du sol. Ce binage est exécuté à la houe à cheval. Dès que les plants ont quatre ou six feuilles, il faut éclaircir parce que les pieds superflus nuisent à ceux à conserver; on laisse ces derniers, qu'on choisit parmi les plus beaux à un écartement variant de o m . 25 à o m . 3o.

Les colzas semés fin juillet, commencement d'août, peuvent être éclaircis dans les premiers jours de septembre, c'est-à-dire après les gros travaux de la moisson.

iC> LES PLANTES OLÉAGINEUSES.

II. Semis en péfMniére et repictuage. — Le semis en pépi nicre est surtout à sa place dans les petites exploitations, où le cultivateur dispose de la main-d'œuvre de sa famille.

La pépinière est établie sur un sol parfaitement préparé et bien fumé, après un trèfle ou un fourrage hâtif. Il est. nécessaire que la terre soit naturellement meuble et enrichie au moyen de fumier et d'engrais concentrés, afin que les plants y trouvent une quantité suffisante de substances alimentaires, Le semis se fait généralement à la volée vers la mi-juillet, avec 8 à lo litres de graines par hectare ; le point capital, c'est que le colza ne soit pas trop épais, sinon on obtient des plants chétifs ou trop élancés, surtout si le temps est favorable à leur

développement. On veille à élever du beau plant, aussi les sarclages ne sont-ils pas négligés. Un hectare de pépinière réussie peut* fournir les plants suffisants pour le repiquage d'une surface cinq ou six fois pi 11 s grande.

Après l'enlèvement des plants, la terre de la pépinière est consacrée à une autre culture. Il arrive parfois cependant qu'on y laisse des colzas en quantité voulue pour, en obtenir une récolte. Dans ces conditions, le semis est préalablement exécuté en lignes et la pépinière est agrandie dans FiG. 5. la proportion d'un tiers

Plant de colza pour le repiquage. fi un quart.

La transplantation a heu fin septembre, courant d'octobre ; on n'emploie pour le repiquage que les plants courts et trapus (fig. 5), ceux qui ont une tige allongée et effilée sont généralement mauvais. Les plants sont arrachés de la pépinière à la main ; on opère par un temps humide ou après une pluie, à l'aide d'une bêche ou d'une fourche à dents plates, si le sol est sec et dur. Les pieds

sont réunis en petites bottes au moyen d'un lien de paille. Le repiquage se fait sur un labour récent ; dans certains cas on ne laboure qu'au furet à mesure des besoins, pour que le colza trouve une terre suffisamment fraîche. La mise en place se fait au plantoir, à la béquille, à la bêche et le plus souvent à la charrue. Ce dernier procédé est le seul possible en g-rande culture. Les plants sont déposés isolément toutes les deux raies et à o m. 25 ou o m. 3o d'écartement sur le revers de la bande, l'extrémité de la racine touchant le fond du sillon ; on les comprime légèrement du pied contre la terre. Les racines trop longues sont raccourcies. Avec deux charrues qui se suivent et quinze ou vingt forts gamins, on peut repiquer un hectare par jour. Il faut surveiller le travail, de façon à découvrir les plants que la charrue a trop enterrés.

12. Travaux d'entretien. — On donne généralement un binage avant l'hiver dans les cas de transplantation. Un léger buttage à l'automne protège les jeunes plantes contre les froids, aussi est-il encore- pratiqué dans certaines contrées.

Les semis de colza exécutés en place ne réussissent pas toujours complètement. Lorsqu'on observe des vides, on peut les garnir de plants au moment de l'éclaircissage, en employant le plantoir ordinaire ou la béquille: toutefois c'est une pratique peu suivie.

Autrefois, dans certaines contrées, on supprimait parfois la partie supérieure dès tiges au moment de l'apparition des premiers boutons à fleurs. Cet élimage, qui était pratiqué à o m. i5 ou o m. 20 au-dessous du sommet, en mars ou avril, avait l'avantage de provoquer le développement d'un plus grand nombre de ramifications; mais il rendait la maturité des siliques inégale. Aussi n'a-t-il jamais été adopté dans la culture courante.

A rentrée du printemps, lorsque la terre est suffisamment ressuyée, on fait passer la houe à cheval entre les lignes et on complète le travail à la houe à main entre les pieds de colza. Il importe de se hâter parce que la plante grandit vite sous l'influence des premières chaleurs. Cette façon, qui ameublit le sol et active la nitrification, en même temps qu'elle favorise la destruction des mauvaises herbes, est considérée par les praticiens comme ayant une action marquée sur le développement des tiges et des ramifications.

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