‹ Les plantes tropicales de grande culture, Volume 1Chapitre 10 sur 78 · SUBSTANCE SÈCHE · texte numérisé non relu

SUBSTANCE SÈCHE

7,26 à i5,5oo/o

io.o3 » 19,75 »

Matières azotées . .

^ ^.. \ libre

Caféine { , . ^

1 combinée

Matières grasses

Matières sans azote

Cellulose

Cendres

^ . ,. \ aqueux

) précipité par l'acétate de plomb.

Matières sucrées

INIMUM

Maximum

La proportion de 0,06 p. c. de caféine libre a été rencontrée dans un café de Palembang (Java), acheté sur le marché de New-York; celle de 0,68 p. c dans un café Maragogype de Tlnstitut de Saint-Paul; la proportion de caféine combinée de 0,84 existait dans un café de l'Afrique orientale allemande, non lavé, et la proportion de 1,95 p. c. dans un café intitulé « Moka d'Afrique », acheté sur le marché d'Anvers.

M. Balland a, dans une étude très documentée, résumé comme suit les résultats de ses nombreuses analyses sur des crains de cafés :

Eau

Matières azotées Matières grasses Cellulose . . .

Cendres . . .

Caféine . . .

On a déterminé à Saint-Paul qu'un litre de graines de café pesait de 55o,6 à 784,6 grammes, et dans 100 grammes de graines on compte 3i5 à 9o5 graines.

M. Balland a déterminé le poids de 100 graines comme pouvant varier de 8,40 à 27,90 grammes.

Par la torréfaction, à la suite de laquelle le grain prend une coloration brun clair, son volume augmente d'un tiers, mais le grain perd 18 à 20 p. c. de son poids.

La quantité d'eau contenue dans les cafés torréfiés est très variable ; immédiatement après la torréfaction, elle est presque nulle, mais elle augmente après avoir atteint et même dépassé 4,3o p. c. suivant les conditions dans lesquelles le café est conservé.

La substance aromatique du café torréfié a été appelée caféone. On peut la retirer du café torréfié sous forme d'une essence à odeur de café très prononcée. Le chimiste allemand Erdmann a obtenu, par distillation à la vapeur et sous pression d'une quantité de i5o kilos de café moulu, un distillât qui, traité par l'éther, a donné 83,5 grammes ou o,o557 p. c. d'une essence brune très parfumée, dont le poids spécifique est de 1,0844 à 16°. Cette essence bout en se décomposant entre i5o et 23oo; elle est constituée par 42 p. c. d'acide valérianique et contient des traces d'acide acétique. Le reste est constitué par de l'alcool furfurylique, du furfurol et par une huile qui possède, à un haut degré, l'odeur du café. Cet alcool furfurylique doit être considéré comme un poison; il accélère la respiration chez l'homme à la dose de 0,60 à i gramme, et amène chez le lapin la mort par paralysie des centres respiratoires à la dose de o,5 à 0,6 gramme par kilo du poids du corps.

Dans la torréfaction ordinaire, le café perd environ 20 p. c. de la caféine qu'il renferme; mais, s'il est torréfié en présence de sucre, la perte est beaucoup plus considérable. La matière grasse diminue également par la torréfaction, ainsi que les autres matières organiques.

D'après M L. Restrepo, de Medellin (Colombie), on préconise, depuis 1902, l'emploi de Tenveloppe des graines du caféier contre la malaria, rinfluenza et la dysenterie chronique. La formule de la préparation est très simple : 3o grammes d'enveloppes de graines sont soumis à Tébullition dans 400 grammes d'eau, et cette décoction est prise à la dose de six petites tasses par jour.

Depuis longtemps, le café non torréfié est employé dans les Indes Orientales anglaises et dans les Indes Néerlandaises, mais la valeur thérapeutique des enveloppes de la graine n'avait pas été indiquée. On a également prétendu, dans ces derniers temps, que le café, en tant que boisson, est essentiellement antiseptique et microbicide.

Le bacille de la fièvre typhoïde ne peut vivre au delà de un à deux jours au plus dans une infusion de café à 5 p. c. Le microbe de l'érysipèle ne résiste pas plus de vingt-quatre heures à un bain dans une infusion à 10 p. c, ; quant au bacille du choléra, un bain de sept à huit heures, dans une infusion à i p. c. suffit à le détruire, et il est annihilé, en une demiheure, dans une infusion à 3o p. c.

Les feuill.s du caféier renferment également de la caféine et parfois en plus grande quantité que les graines; aussi les feuilles d s caféiers sont-elles employées sous forme de décoction par les indigènes. Avant de les faire infuser, ils les passent sur un feu de bambou pour les sécher légèrement, comme cela se pratique pour le thé.

L'extrait des feuilles, très employé par les Malais de Sumatra, pourrait peut-être trouver un débouché en Europe, car il donne une boisson très rafraîchissante.

En Abyssinie, les Gallas mangent la cerise bouillie dans du beurre et assaisonnée de sel. Dans la Haute- Egypte, le café est souvent préparé de la même façon. Dans l'Yémen, les habitants semblent même préférer la décoction de la pulpe qui entoure la graine à celle de la graine elle-même. Cette décoction porte le nomde Kicher : elle se boit chaude, elle est douce et sucrée. La même pulpe fournit encore un alcool très agréable de goût et portant également le nom de « Kicher » ou de a Kichen » .

Dans ces derniers temps on a également employé la feuille du caféier pour fabriquer des cigarettes spécialement fumées par les dames. Cette nouveauté a eu assez de vogu • à Paris. La feuille est coupée plus ou moins grossièrement suivant le goût. Ces cigarettes seraient non seulement inofifensives, même si l'on en faisait un usage immodéré, mais posséderaient, d'après les inventeurs, l'avantage incontestable d'inspirer une aversion durable pour le goût du tabac.

Les premiers essais de culture du caféier furent faits à Batavia, en 1710, par un nommé Witsen, d'Amsterdam, qui réussit à faire germer des graines. Pendant longtemps on avait cru que les Arabes, pour se conserver le monopole du commerce du café, tuaient les graines par une immersion dans l'eau bouillante, mais la vraie cause de l'insuccès dans la

germination est la perte très rapide du pouvoir germinatif de ces graines. On avait bien réussi à faire germer des graines en France, dans les environs de Dijon, mais le climat si peu approprié à cette culture empêcha les jeunes semis de s? développer. Un des plants levés à Batavia fut envoyé à Amsterdam, et un exemplaire issu de ce pied fut présenté à Louis XIV à Marly, en 1712; ce pied poussa dans les serres du Jardin des Plantes où il fleurit et fructifia avant de mourir. Heureusement, la France put se procurer en Hollande un nouvel exemplaire de caféier, et c'est de ce dernier que provinrent pendant longtemps tous les caféiers importés dans les colonies françaises. C'était un caféier d'Arabie.

La première tentative d'introduction de caféiers dans les colonies françaises date de 17 16, époque à laquelle un médecin du nom d'Isambert fut chargé de l'introduire aux Antilles; sa mort survenue peu après son arrivée fit échouer cette première tentative, renouvelée en 1723. Cette fois ce fut le capitaine de Clieux, se rendant à la Martinique, qui fut chargé d'emporter un caféier. La traversée fut longue et pénible, l'eau manquant à bord, et le petit arbuste ne put arriver sain et sauf que grâce au dévouement du capitaine qui partagea avec sa plante la minime ration d'eau dont il pouvait disposer. Arrivée à destination, la plante fut cultivée avec soin, et une première récolte de graines permit de faire une distribution aux habitants de Tîle, qui se mirent à la culture de cette essence; celle-ci fut surtout poussée après le tremblement de terre de 1727 qui anéantit les cacaoyers dont l'île était couverte.

La zone de culture du café est strictement limitée par le tropique du Cancer au nord et celui du Capricorne au sud et ne dépasse pas les lignes iso thermiques de 20°.

Certes, en dehors de cette zone on est arrivé à cultiver et à faire fleurir le caféier, mais ces cultures n'ont pas été faites en grand et n'ont pas donné lieu à une exploitation en règle.

Sans entrer dans les détails de la culture du caféier, qui est assez facile si les plantes se trouvent dans des conditions favorables, si le sol est fertile ou si on lui ajoute des amendements appropriés, il faut cependant dire que le caféier demande un terrain profond, perméable; l'excès d'humidité lui est très pernicieux et s'il est planté sur les collines dans des régions soumises aux pluies tropicales, il risque d'être déchaussé et renversé.

C'est pour éviter des mécomptes qu'il faut attirer l'attention sur l'ombrage ou la culture sous abri.

Bien que cela soit encore discuté par certains agronomes, il paraît absolument nécessaire, dans certaines conditions de culture, d'abriter le caféier soit contre l'érosion, soit contre le vent, deux facteurs qui favorisent grandement le développement des maladies parasitaires; dans bien des cas elles seront enrayées par une bonne hygiène.

A la suite d'un voyage autour du Congo, Ém. Laurent disait à propos d'une plantation de caféiers faite à Léopoldville (État Indépendant du Congo) :

« Une visite à ces arbres montre, à l'évidence, l'influence utile de l'ombrage pour les caféiers plantés dans un sol aussi léger et dans une

région où la saison sèche dure la moitié de Tannée. Tandis que les plants qui se trouvent en plein soleil ont leurs rameaux dépourvus de feuilles, ou complètement desséchés, tandis que beaucoup sont décrépits et mourants, ceux qui vivent à l'ombre des quelques arbres conservés lors du défrichement sont vigoureux, parfaitement sains et continuent à produire des baies en assez grande quantité.

» Il y a plus. Sous l'influence des conditions fâcheuses qui les dominent, beaucoup de caféiers exposés aux rayons solaires sont atteints par une sorte de moisissure. Elle forme des taches rousses, arrondies, à la face supérieure des feuilles, sur les rameaux et surtout sur les fruits dont elle entrave singulièrement le développement. Les baies restent petites, noircissent et ne renferment que des graines réduites et qui n'atteignent pas leur maturité.

I) Cet organisme, auquel s'associent souvenf des formes-fumagos, est sans aucun doute parasitaire, mais il n'atteint (il s'agit d'une Algue, le Cephaleuros virescens) pas les caféiers dont la végétation est normale, grâce à l'ombrage. »

Mais ici vient se placer la grave question de savoir si l'ombrage est nécessaire pour les plantes ou pour le sol, et la conclusion de certaines études, que nous aurons l'occasion de passer en revue d'une façon plus détaillée à propos du cacaoyer, semble être que l'ombrage est surtout nécessaire pour le sol. C'est la raison pour laquelle on cherche dans certains pays à remplacer les arbres par des plantes herbacées intercalaires, capables de produire un engrais vert; on les prend souvent, avec raison, parmi les Légumineuses,

M. Germano Vert, un planteur brésilien, est revenu récemment encore sur la question, et insistant fortement, il déclara que « la véritable culture économique, rationnelle du café, est la culture sans abri ». Il préfère beaucoup remplacer la constitution des abris par l'irrigation et surtout par l'irrigation souterraine.

Mais il ne s'oppose nullement à l'ombrage du sol par une Légumineuse qui servira d'engrais vert.

Nous pouvons donner ici un exemple frappant de l'importance de la réglementation de l'ombrage, les renseignements ci-dessous ont été publiés dans le Nieuwe Gids, en igoS, par M. Wattendorff. Les expériences avaient été faites sur trois champs comme suit :

Champ a Champ b Champ c

Ombrage équivalent Fortement ombragé à environ la moitié de celui Pas ou pen d'ombrage

du champ a

220 piculs de baies rouges, 32o piculs de baies rouges, 420 piculs de baies rouges, 9 piculs de baies spon- 14 piculs de baies spon- 32 piculs de baies spon-

gieuses et noires. gieuses et noires. gieuses ou noires.

Rendement de graines de qualité inférieure y compris de petites fèves : 19 1/2 p. c. 23 p. c. 37 p. c.

Après enlèvement du pourcentage des graines de qualité inférieure : 28,18 piculs 41,06 piculs 45, i5 piculs

État des arbres après la récolte :

Arbres faibles de tronc et Ayant peu souffert peuvent Ayant beaucoup souffert, tiges, n'ayant pas souf- produire davantage environ 12p. c. de mor-

fert. l'année suivante. talité, demanderont au

moins deux ans pour donner une nouvelle production.

Dans les conditions actuelles, le planteur doit chercher à retirer le plus de bénéfices possibles du terrain exploité; il a donc tout intérêt s'il trouve nécessaire d'ombrager ses cultures, à ce que Tarbre qu'il va choisir n'épuise pas trop le sol ou procure un léger revenu. Certains arbres sont de première valeur pour l'ombrage des caféiers, mais il est fort probable qu'ils ne pourront pas se développer partout; il faudra donc que le planteur fasse un choix; il prendra parmi les différentes espèces, variétés ou hybrides, pouvant se rencontrer dans sa région, celles qui sont le mieux adaptées à la culture.

L'arbre d'ombrage doit présenter au moins les propriétés suivantes : avoir des racines s'enfonçant à une certaine profondeur dans le sol et avoir des feuilles assez développées restant vertes pendant toute l'année. On choisira de préférence une Légumineuse du pays.

Sans entrer dans de trop longs détails, nous donnerons ci-après la liste des espèces végétales qui ont été employées pour ombrager les caféiers, aux différents stades de leur développement, dans les différentes régions où ils sont cultivés. Cette liste a été publiée, par M. O. F. Cook, dans une étude sur l'ombrage et la culture du caféier. Pour chacune des espèces de cette liste nous donnons la patrie et l'indication de la famille à laquelle elle appartient. Parmi celles-ci, les Erythrina ou Dadap sont très fréquemment employés et il existe à leur sujet toute une littérature très compliquée.

Acacia albicans Kunth (Léguminosacées). — Mexique.

Syn. Pithecolobium albicans Benth.

Acacia montana B^»//i. (Léguminosacées). — Australie.

Acrocarpus ûraxinifolius Wight et Arn. (Léguminosacées). — Indes orientales. Adenanthera pavonina L. (Léguminosacées). — Asie tropicale; Malaisie. Agati grandiflora Desv. (Léguminosacées). — Indes orientales, Malaisie, Australie.

Syn. S esbania grandiflora.

Albizzia julibrissin Durais. (Léguminosacées). — Asie; Afrique tropicale.

Syn. Acacia julibrissin Willd.

Albizzia Lebbek Benth. (Léguminosacées). — Régions tropicales. Albizzia moluccana Miq. (Léguminosacées). — Moluques. Albizzia odoratissima Benth. (Léguminosacées). — Indes orientales. Albizzia proceraB^/*/A. (Léguminosacées). — Asie tropicale; Australie.

Syn. Albizzia elata Benth, Albizzia stipulata Boiv, (Léguminosacées). — Indes orientales. Anacardium occidentale L. (Anacardiacées). — Indes occidentales. Ananas sativus Schult. (Broméliacées). — Amérique tropicale.

Syn. Ananassa sativa Lindl.

Andira inermis //«in6. BonpL et Kunth (Léguminosacées). — Indes occidentales; Brésil.

Andropogon Sorghum Brot, (Graminacées). — Régions tropicales, fréquemment cultivé.

Antiaris toxicaria Lesch. (Urticacées). — Indes orientales; Malaisie.

Arachis hypogaea L. (Léguminoâacées). — Régions tropicales, cultivé.

Arracacia esculenta DC, (Umbelliféracées). — Jamaïque.

Artocarpus hirsuta Lam. (Urticacées). — Indes orientales.

Artocarpus incisa L. f. (Urticacées). — Malaisie, Iles du Pacifique; souvent cultivé.

Artocarpus integrifoliaL./. (Urticacées) — Indes orientales; Malaisie; souvent cultivé.

Bixaorellana L. (Bixacées). — Amérique australe; souvent cultivé.

Brosimum alicastrum 5». (Urticacées). — Amérique tropicale.

Byrsonima spicata Rich. (Malpighiacées). — Amérique tropicale.

Caesalpinia arborea Zoll, (Léguminosacées). — Malaisie.

Caesalpinia dasyrachis Miq. (Léguminosacées). — Malaisie.

Cajanus indicus Spreng. (Léguminosacées). — Indes orientales.

Syn. Cajanus hicolor DC. ; Cajanus flavus DC. Calophyllum calaba L. (Guttiféracées). — Ceylan. Carica Papaya L. (Papayacées). — Amérique tropicale. Cassia Florida KriA/ (Léguminosacées). — Indes orientales ; Malaisie. Castilloa elastica Cerv. (Urticacées). — Mexique. Casuarina equisetifolia Blanco (Casuarinacées). — Sumatra. Cedrela odorata Cham, etSchlickt. (Méliacées). — Mexique.

Syn. Swietenia humilis, Zucc.

Cedrela serrulata Miq. (Méliacées). — Sumatra. Cedrela Toonai?ojr6. (Méliacées). — Malaisie; Australie.

Syn. Cedrela microcarpa C. DC.

Ceiba pentandra Gatrtn. (Malvacées). — Asie et Afrique tropicales.

Syn. Ceiba casearia Medic. ; Eriodendrum anfractuosum DC. Cinchona succirubra Pav, (Rubiacées). — Pérou. Citrus aurantium L. (Rubiacées). — Asie tropicale. Cocos nucifera L. (Palmacées). — Régions tropicales. Colocasia esculenta Schott (Aracées). — Asie tropicale.

S3m. Calad'um esculentum Vent. ; Colocasia antiquorum Schott Dalbergia latifolia Roxb. (Léguminosacées). — Indes orientales. Dalbergia Sissoo i?0A'ô. (Léguminosacées). — Indes orientales. Desmodium tortuosum DC. (Léguminosacées). — Amérique boréale; Indes occidentales.

Syn. Meibomia tortuosa O. K.

Dissochaeta cyanocarpa Bl, (Mélastomatacées). — Malaisie. Eriobotrya japonica Lindl. (Rosacées). — Chine; Japon. Erythrina indica Lam. (Léguminosacées). — Asie tropicale; Australie. Erythrina lithosperma B/. (Léguminosacées). — Burma; Malaisie. Erythrinaovalifolia i?(?.r6. ( Lé.juminosacées). — Indes orientales ; Malaisie. Erythrina micropteryx Poepp. (Léguminosacées). — Pérou.

Erythrina umbrosa Humb. Bonpl. et Kunth '^Léguminosacées). — Amérique australe Erythrina velutina Willd, (Léguminosacées». — Venezuela. Eugenia jambolana Lam, (Myrtacées). — Asie et Australie tropicales. Eugenia zcylanica Wight (Myrtacées). — Malaisie. Ficus asperrima Teysm, et Binn. (Urticacées). — Indes orientales. Ficus benghalensis L. (Urticacées). — Indes orientales ; Afrique tropicale. Ficus carica L. (Urticacées). — Europe ; Orient ; Afrique boréale et australe. Ficus glomerata Roxb. ^Urticacées). — Indes orientales ; Burma. Ficus mysorensis Heyne (Urticacées). — Indes orientales.

Ficus pseudosycomorus Decm (Urticacées). — Afrique tropicale; Arabie; Indes orientales.

Ficus tsjakela Burm. (Urticacées). — Indes orientales. Ficus \sie\sLRoxb. (Urticacées). — Indes orientales. Fraxinus pistaciaefolia Torr. (Oléacées). — Amérique boréale occidentale.

Galedupa pungam Blanco (Léguminosacées). — Philippines. Inga dulcis Wi7/i. (Léguminosacées). — Amérique tropicale.

Syn. P ithecoîobium dulce Benth Inga Inicuil (Jiniquil) Cham, et SchUcht. (Léguminosacées). — Mexique. Inga laurina Wilîd. (Léguminosacées). — Amérique australe. Inga vera Willd. (Léguminosacées). — Amérique tropicale. Irvingia Barteri Hook. /. (Simarubacées). — Afrique tropicale. Jambosa vulgaris DC, (Myrtacées). — Asie tropicale.

Syn. Eugenia Jambos L.

Juglans regia L. (Juglandacées). — Asie occidentale ; Région himalayenne. Lagerstroemia lanceolata Wall. (Lythrariacées). — Indes orientales. Maclura tinctoria D, Don (Urticacées). — Mexique.

Syn. Chlorophora tinctoria Gaud.

Mammea americana L. (Guttiféracées). — Amérique tropicale. Mangifera indica L. (Anacardiacées). — Indes orientales ; Malaisie. Manihot Glaziovii Muell, Arg. (Euphorbiacées). — Brésil. Manihot utilissima Pohl (Euphorbiacées). — Brésil ; très souvent cultivé. Medicago sativa L. (Léguminosacées). — Europe; Orient. Melia arguta -DC. (Méliacées). — Moluques.

Melia azedarach L. (Méliacées). — Himalaya; cultivé dans toutes les régions tropicales. Melia dubia Cav. (Méliacées). — Asie. Afrique et Australie tropicales.

Syn. Melia composita Willd.

Morus indica L. (Urticacées). — Asie tropicale. Mucuna pruriens DC. (Léguminosacées). — Régions tropicales.

Syn. Mucuna utilis Wall.

Musa sapientum L. (Musacées). — Asie tropicale.

Nicotiana tabacum L. (Solanacées). — Amérique australe; très fréquemment cultivé. Oryza sativa L. (Graminacées). — Asie tropicale. '

Pachyrhizus trilobusDC. (Léguminosacées). — Asie tropicale. Paritium tiliaceum St-Hil. (Malvacces). — Régions tropicales.

Syn. Hibiscus tiliaceus L. Persea gratissima Gatrtn, (Lauracées). — Amérique tropicale; souvent cultivé. Phaseolus semierectusL. «Léguminosacées). — Régions tropicales. Piptadenia colubrina Benth. (Léguminosacées). — Brésil.

Pithecolobium montaniun Benth. (Léguminosacées). — Région himalayenne; Malaisie. Pithecolobium polycephalum Benth, (Léguminosacées). — Amérique tropicale. Pithecolobium saman Benth, (Légumiposacées). — Amérique tropicale. Pangamia glabra Vent. (Léguminosacées). — Amérique tropicale ; Australie et Iles du

Pacifique.

Pterocarpus Marsupium Roxb. (Léguminosacées). — Indes orientales. Ricinus communis L. (Euphorbiacées). ~ Régions tropicales; fréquemment cultivé. Saccharum officinarum L. (Graminacées). — Régions tropicales; cultivé. Schizolobium excelsum Vog. (Léguminosacées). — Brésil. Spondias lutea L. (Anacardiacées). — Régions tropicales.

Syn. Spondias graveolens Macfad.

Swietenia Mahagoni Jacq. (Méliacées). — Amérique australe. Tamarindus indica L. (Léguminosacées). — Asie et Afrique tropicales. Tectona grandis L. (Verbénacées). — Indes orientales; Burma. Terminalia bellerica i?(?jrô. (Combrétacées). — Indes orientales ; Malaisie. Terminalia latifolia Sw. (Combrétacées). — Jamaïque. Theobroma cacao L. (Sterculiacées). — Amérique tropicale. Tréma orientalis BL (Urticacées). — Régions tropicales. Trophis americana L. (Urticacées). — Indes occidentales. Vigna Catjang Walp. (Léguminosacées). — Régions tropicales.

Voandzeia subterranea rAo«.( Léguminosacées). — Afrique tropicale et Australie; cultivé. Xanthosma sagittifolium Schott (Aracées). — Amérique tropicale. Zea mays L. (Graminacées). — Régions tropicales et subtropicales; cultivé.

Comme on le voit, il y a, dans cette liste un grand nombre de Légumineuses, qui ont sur toutes les autres plantes le grand avantage d'enrichir le sol en azote et d'être, par cela, très favorables au développement du caféier.

Sans nous occuper ici d'une façon détaillée de la culture, nous croyons utile d'insister sur certains points s'y rapportant qui n'ont guère été expérimentés en Afrique tropicale et méritent cependant de fixer l'attention de l'agronome. Il s'agit du bouturage, du greffage et de la taille. Certains auteurs et certains planteurs ont prétendu, à tort pensons-nous, que l'on ne pouvait retirer grand profit de ces pratiques. Nous croyons au contraire que le greffage et le bouturage peuvent rendre des services sérieux. Pour réussir, il est indiscutable que boutures ou greffes doivent être faites avec soin ; dans les Indes néerlandaises, on a fait à ce sujet des expériences des plus concluantes. Nous citerons pour mémoire l'important travail de AI. le professeur A. Zimmermann, consacré entièrement au greffage du caféier (i).

C'est dans ce travail que fut signalé et figuré pour la première fois, pensons-nous, le résultat bizarre, mais très intéressant, obtenu par le greffage de rameaux latéraux. Nous croyons devoir attirer l'attention sur ce sujet car dans le dernier travail publié par le professeur L. Errera : Conflits de préséance et excitations inhibitoires chez les végétaux, nous trouvons, page 41, au sujet des caféiers : « Chez Araucaria excelsa et Coffea arabica^ les sommets de iîèches greffés sur des rameaux latéraux restent iîèches et se redressent; les rameaux latéraux greffés à la place de la iîèche restent plagiotropes, n'exercent pas d'action inhibitoire, et une nouvelle iîèche se forme à l'aisselle des feuilles les plus élevées du sujet. » Ces phénomènes étaient bien connus par les coloniaux ; ils ont, depuis quelque temps déjà, introduit ces expériences dans le domaine de la pratique; ils ont obtenu en greffant sur des tiges, recépées assez près du sol, des rameaux latéraux plagiotropes, des plantes dont les nouvelles ramifications continuent à se développer horizontalement; ils ont ainsi constitué, à Java, de petites plantations de caféiers nains, à rameaux étalés sur le sol.

Cette sorte de plante a, sans conteste, certains avantages : elle facilite la récolte du produit, elle paraît produire des fruits rapidement et en abondance et semble, mieux que les caféiers de croissance normale, pouvoir être mise à l'abri de l'atteinte de certains parasites, ou du moins elle pourrait être plus facilement surveillée. Elle aurait cependant un désavantage qui, jusqu'à ce jour, paraît avoir eu une grande influence contre l'extension dans les Indes de ce genre de culture ; les indigènes, craignant dans ces plantations basses d'être attaqués par certains serpents venimeux, refusent de recueillir les baies. Il y aurait peut-être moyen, en greffant à une hauteur moyenne, d'éviter cet inconvénient.

Avec le bouturage on a observé les mêmes résultats. La bouture prove-

(I) «Over het enten van koflie volgens de méthode van den heer D. Butin-Schaap. » Mededteîingen ùit 's Lands Plantentuin, Batavia, 1901.

— Tenant de la tige reproduit toujours Tarbuste dans son aspect normal, avec tige dressée centrale, rameaux latéraux fructifères ; la bouture provenant des rameaux fructifères latéraux ne développe pas de tige dressée ; ses tiges courent sur le sol, les rameaux sont directement fructifères, et dès la première année ils donnent des, fruits. Il y aurait donc, comme on le voit, des avantages sérieux dans le bouturage, il serait capable de produire bien plus rapidement que le semis. Ce procédé devrait être essayé en Afrique : il permettrait non seulement d'obtenir un rendement au bout d'un laps de temps moins considérable, mais d'éviter le croisement, de conserver aux descendants directs d'un caféier ses qualités, soit culturales, soit commerciales.

La littérature sur le greffage devient de plus en plus considérable. Nous ne pouvons la citer en entier : nous voudrions cependant encore rappeler ici le périodique du « S3mdicat pour la culture du caféier et autres plantes de terrains montagneux dans les Indes », De Culiuur Gids^ qui a publié sur ce sujet de nombreux articles, parmi lesquels une notice de M. Peereboom- Voller sur la culture des greffons de rameaux latéraux de caféiers hybrides, méritant de fixer l'attention de ceux qui s'intéressent à cette question.

D'après lui, en greffant des rameaux latéraux de plantes hybrides bien choisis sur des pieds du Libéria, en empêchant les greffons de produire pendant les trois premières années, on obtiendra des résultats bien meilleurs qu'avec la culture du Libéria. Les soins de culture seront moins considérables ; on ne court pas les mêmes risques qu'ayec les semis du Libéria, ceux-ci quelque bons qu'ils puissent paraître au début, laissent reconnaître parmi eux, au bout de peu de temps, dans la plantation, des types médiocres ou mauvais; la production est également accélérée et plus forte, et les graines se vendent à un meilleur prix que celles du Libéria. Il est probable que d'autres espèces, employées comme porte-greffes, pourraient, elles aussi, communiquer certaines propriété^ aux fruits des grefifons. C'est donc dans le sélectionnement et dans le greffage que réside l'avenir du café.

Une question non moins importante est celle des engrais; elle a été fortement mise en relief par les travaux du professeur Dafert, son étude est poursuivie encore au Brésil; elle a été entamée à Madagascar, en Indo- Chine et très sérieusement à Java.

Nous donnons ci -dessous les quantités d'engrais indiquées par le professeur Dafert comme étant nécessaires par an au caféier brésilien :

Arbre de

Acide

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