III. — Au sujet du greffage, la Commission ajoute
« Des greffons peuvent servir de porte-graines et doivent être considérés, au point de vue héréditaire, comme identiques à la plante dont ils sont issus. La reproduction par greffage est, d'ailleurs, tout indiquée quand la plante productrice peut venir à manquer, par ce moyen il sera possible d'obtenir un assez grand nombre de types pouvant servir de portegraines. »
IV. — On ne doit prendre, pour le semis, les graines de plantes semées (soit semis, soit greffons), fructifiant trop tôt. Mais de jeunes arbres, vigoureux, produisant normalement, ne doivent pas être rejetés comme porte-graines, s'ils sont issus d'un greffon provenant d'un bon type, ou si, obtenus de graines d'un bon type, ils concordent avec lui.
On choisira de préférence les arbres d'âge moyen comme porte-graines, et l'on rejettera des arbres âgés, défaillants.
V. — Les arbres-mères, dont les descendants conservent, tant au point de vue cultural qu'au point de vue économique, leurs qualités, seront conservés comme porte-graines; on rejettera, par contre, ceux dont les descendants montrent une déperdition des caractères de l'ancêtre.
Et à ce propos, il sera utile, dans les plantations, de noter les points suivants, afin de bien juger des caractères et de pouvoir juger s'il y a gain ou perte de qualité dans les descendants.
Caraotères oulturaux des desoendants d'un arbre portè-gratnei
Plantation.
Nom.
Situation, etc.
Plante-mère.
Numéro, plant, situation.
Nombre de graines récoltées et semées ; germination. Nombre de plantes mises en culture.
Pépinière, situation, distance.
Hauteur des arbres.
Hauteur des rameaux.
Diamètre des arbres.
Croissance.
Époque de floraison.
Taxation.
Production mensuelle.
Production totale par jardin et par hectare.
Pourcentage de graines rondes.
Pourcentage de graines de qualité inférieure. Pourcentage de graines de qualité supérieure. Qualité moyenne, couleur.
Maladies.
VI. — Au point de vue des soins à accorder au porte-graines, la Commission recommande de donner des amendements en suffisance et de supprimer, en cas de trop forte fructification, Texcès de fruits; on n'emploiera, naturellement, que des fruits bien développés, il convient même de ne pas employer, pour la multiplication, les fèves caracoli et de choisir les graines de développement normal, de grandeur au-dessus de la moyenne.
Pour donner une idée du développement rapide de la production du café dans les différents pays où il a été cultivé, il faut donner quelques statistiques relatives à la production totale :
En i832, elle était de 96,000,000 de kilos; )) 1859-1860, elle était de 5,070,000 balles de 60 kilos; » 1869- 1870, » I) )) 7,o52,ooo )) » » »
Pendant la période 1880 à 1890, il y a eu de nombreuses fluctuations dans la production.
L'année i885 a donné 11,800,000 balles, mais, en 1889- 1890, la production n'a été que de 8, 658, 000 balles. En i89'8-i899, la production a atteint 13,440,000 balles; depuis, comme nous le montrerons plus loin, elle a encore augmenté.
En 1895- 1896, la culture du caféier s'étendait dans les régions productrices sur le nombre d'hectares renseigné dans le tableau suivant, et la
production se répartissait, à cette époque, comme le montrent les chiffres des trois colonnes de ce tableau.
CULTURE DU CAFÉIER (surface, production, exportation, consommation locale)
Surface en culture
Hectares
Production Kilos
Exportation Kilos
Consommation locale
Kilos
Java, Sumatra, Célèbes et îles voisines
Philippines et îles du Grand-Océan . . . .
Ceylan
Indes
Arabie, Abyssinie, Mozambique, Afrique orientale, et centrale. Natal, Madagascar, Maurice, Réunion
Afrique occidentale .
Mexique
Amérique centrale ;
Haïti et St-Domingue
Cuba et Porto-Rico .
Indes occidentales .
Venezuela, Colombie, rou, (juyanes . .
Brésil
Pé
i5o,3oo
i82,25o 1,012, 5oo
iô,256,8oo
33,529,65o 15,240,750 21,337,050 7i,i23.5oo 3i,497,55o 35,56i,75o 5,588,275
i3,2o8,65o io,i6o,5oo 20,321,000 60,963,000 26,417,300 25, 401,250 5.o8o,25o