LES PLANTES PURGATIVES — LE FRÈNE-ORNE LE RICIN — LE SÉNÉ
LE CROTON-TIGL1UM — LE JALAP — L’iPÉCACUANHA
Il nous reste à nous occuper d’un dernier groupe de plantes médicinales, dont les propriétés... dont les vertus... enfin, sauf votre respect, lectrices et lecteurs, c’est de purgatifs qu’il s’agit présentement. Il faut pourtant appeler les choses par leur nom; et l’on peut dire de la purgation, après tout, ce que le poète a dit de la mort :
Le pauvre, en sa cabane où le chaume le couvre,
Est sujet à ses lois,
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N’en défend point nos rois.
La science dédaigne les fausses pruderies, et les infirmités de l’humaine nature n’ont rien qui puisse la faire hésiter. Parlons donc le langage de la science, et débutons par quelques définitions.
Il y a des purgatifs qui purgent en provoquant des évacuations alvines : ce sont les purgatifs proprement dits. Il y en a qui purgent en provoquant des vomissements : ce sont les émétiques. Les premiers sont de beaucoup les plus nombreux : le règne minéral et le règne végétal en fournissent un assortiment où les amateurs n’ont que l’embarras du choix. On les divise en simples laxatifs, ou purgatifs doux; purgatifs catarthiques, ou de force moyenne; et purgatifs drastiques, ou violents. Le règne végétal en fournit de ces trois sortes.
Nous mentionnerons parmi les premiers la manne ; parmi les seconds, l’huile de Ricin et le Séné ; parmi les troisièmes, le Jalap et le Croton- Tiglium. Quant aux émétiques végétaux, il n’en est qu’un dont nous ayons à entretenir le lecteur; mais il est digne de toute sa considération : c’est l’ipécacuanha.
La Manne est un suc concret qui, dans les contrées méridionales de l’Europe, particulièrement en Italie et en Sicile, découle des Fraxinus or ms et rotundifolia (famille des Jasminées). Le premier de ces arbres contient la manne en si grande quantité, qu’elle en exsude spontanément, soit par les gerçures naturelles de l’écorce, et même par les pores des feuilles, soit par les piqûres d’un certain insecte, la Cigale de l’Orne (famille des Gicadaires). On a cru à tort, cependant, que la production de la manne était due au travail de cet
insecte. Pour obtenir cette substance en larmes agglomérées formant des masses volumineuses, on recueille le produit de l’exsudation spontanée : ce que les Italiens appellent manna spontanea; ou, plus généralement, on pratique dans l’écorce de l’arbre des incisions qui livrent au suc un large passage, et l’on recueille ainsi la manna forzata. En Calabre on distingue encore la manne du tronc, manna di corpo, de celle que sécrètent les feuilles, manna di fronde ou mastichina.
La manne paraît avoir été connue et employée par les anciens. On croit que c’est l’iXatopeXt dont parle Dioscoride. C’a été pendant longtemps une croyance généralement répandue, que cette matière tombait du ciel ; et de là son nom. Au xvi® siècle il se trouva encore des gens, entre autres Mattioli, pour soutenir que c’était l 'excrément d’un astre J Ce fut Ange Pelea qui en fit connaître la véritable origine..
La manne est une substance solide, mais de peu de consistance, qui se ramollit et fond même dans la main. Elle est de couleur blanchâtre ou jaunâtre , en grumeaux agglomérés ; elle se dissout dans l’eau et dans l’alcool; mais ce dernier liquide en sépare, à chaud, une matière blanche cristalline, assez abondante, qui a reçu le nom de manniie. La partie dissoute se compose de sucre incristallisable, de gomme et d’un principe nauséeux, qui est l’élément actif de la manne, et lui donne les propriétés laxatives qu’on utilise en médecine.
Outre la manne proprement dite, il existe
d’autres produits analogues, qui jouaient autrefois un certain rôle, et sont à peu près oubliés. Tels sont:
La manne de Briançon, qui exsude, aux environs de cette ville, des feuilles du Mélèze ( Larix Europœa ), et qu’on recueille sous forme de petits grains jaunâtres;
La manne d’Alhagi, d’Agul ou de Perse, produite par une espèce de Sainfoin ( Alhagi Maurorum de Tournefort), propre à l’Asie Mineure et à la Perse ;
Le téréniabin ou tringibin, ou manne liquide, fourni aussi, selon quelques auteurs, par l’Alhagi : c’est une matière assez semblable au miel ;
La manne du Liban, qui découle de l’écorce et des feuilles du Larix Cedrus;
La manne du S inaï, qui exsude du Tamarix Gallica, parla piqûre du Coccus manniporus /et qui tient une assez grande place dans l’alimentation des Arabes ;
Enfin le lerp, ou manne de la Nouvelle-Hollande, substance également nutritive, fournie, en Australie, par certains Eucalyptus.
Le genre Ricin ( Ricinus, famille des Euphorbiacées) est composé d’arbrisseaux et de plantes herbacées de grande taille, dont plusieurs sont cultivées dans les jardins à cause de leur port élégant et de leurs grandes feuilles palmifides bien découpées. La forme de ces feuilles a fait donner à l’espèce commune le nom de Palma-Christi. Les
Le Ricin.
nale et jusque dans l’Europe tempérée. Le Ricin commun est, dans sa patrie, un arbre assez élevé.
Ricins sont originaires de l’Asie et de l’Afrique, d’où ils se ront répandus dans l’Europe méridio-
Sous notre climat, ce n’est plus qu’une grande herbe annuelle, qui atteint 2 à 3 mètres de hauteur. Le fruit du Ricin est une capsule hérissée à trois coques, renfermant des graines convexes d’un côté, planes de l’autre, lisses, luisantes, marbrées de taches brunes. L’amande contenue dans ces semences donne une huile qui est le purgatif bien connu en France sous les noms d 'huile de Ricin et à'huile de Palma-Christi, et en Angleterre sous le nom d ’huile de Castor (Castor oil). Autrefois la presque totalité de cette huile nous venait d’Amérique , où elle était préparée à chaud par un procédé vicieux qui communiquait au produit une couleur rousse, une odeur et une saveur âcres et répugnantes. Ce n’est qu’en 1809, pendant le blocus continental, qu’on a commencé à extraire de l’huile des Ricins de France ; et il n’y a pas plus d’une trentaine d’années qu’on s’est avisé, dans les fabriques de Nîmes, du procédé si simple de l’expression à froid, qui donne une huile presque incolore, inodore, à saveur faible et très-supportable. Cette huile est épaisse, filante, solide vers 12 degrés au-dessus de zéro, siccative, soluble en toutes proportions dans l’alcool absolu. Cette solubilité diminue graduellement à mesure que l’alcool est plus hydraté. La densité de l’huile de ricin est 0,969. Cette huile est de tous les purgatifs d’origine végétale le plus usité. On l’administre à la dose de 15 à 30 grammes, rarement plus. Quelquefois on augmente son énergie en y ajoutant une goutte d’huile de Croton-Tiglium.
Le Séné officinal, qui jouissait jadis d’une faveur au moins égale à celle que possède aujourd’hui l’huile de Ricin, est fourni par plusieurs espèces du genre Cassia (famille des Légumineuses), originaires de l’Egypte, de la Nubie, de l’Ethiopie, du Sénégal, de l’Arabie, de la Syrie et de l’Inde. On comprend sous le nom de séné, dans le commerce de droguerie, les feuilles ou folioles, qui sont bien réellement des feuilles détachées des arbrisseaux du genre Cassia, et les follicules, qui ne sont autre chose que les fruits de ces mêmes arbrisseaux. On distingue, d’ailleurs, le séné, d’après sa provenance, en plusieurs sortes : séné de la Palthe, — d'Alep ou de Syrie, — du Sénégal, — de Tripoli d'Afrique, — de Moka, — de l'Inde, etc.
Nous arrivons maintenant à des purgatifs qui sont de véritables poisons. L’huile de Croton- Tiglium en est un bien caractérisé et des plus redoutables.
Les semences de Croton-Tiglium , plus communément désignées sous les noms de graines des Moluques et de petits pignons d'Inde, sont produites par un arbre de la famille des Euphorbiacées, propre aux îles Moluques, et dont le bois est appelé bois purgatif, bois des Moluques et bois de Pavone. Le fruit est gros comme une aveline, et formé de trois coques minces, dont chacune renferme une semence. Cette semence paraît sensiblement quadrangulaire ; elle est de couleur
noirâtre, mais recouverte par un épiderme jaune, qui la fait ressembler aux pignons du Pin. Elle présente, de l’ombilic au sommet, plusieurs nervures, dont les deux latérales, plus saillantes que les autres, forment deux petites bosses avant de se réunir. Leurs dimensions sont, d’ailleurs, de 11 à 14 millimètres en longueur, 7 à 9 millimètres en largeur de l’une à l’autre des deux nervures latérales, et 8 à 9 millimètres en épaisseur. Toutes les parties de la graine de Groton sont âcres, corrosives et vénéneuses. Depuis un certain nombre d’années on en retire par expression une huile qui possède les mêmes propriétés, et dont une ou deux gouttes suffisent d’ordinaire pour purger violemment. Cette huile est surtout employée comme épispastique et dérivatif, pour produire sur la peau une éruption pustuleuse qui agit à la façon des vésicatoires volants. Son activité, du reste, varie selon son origine, ainsi que son aspect et sa consistance. Celle qui vient de l’Inde par la voie d’Angleterre est fluide, transparente, d’un jaune pâle, et relativement peu active. Au contraire, celle qu’on extrait en France des graines fournies par le commerce est épaisse, de couleur foncée, douée d’une odeur qui rappelle le Jalap, et de propriétés extrêmement énergiques. Elle est soluble en totalité dans l’éther, et en partie seulement dans l’alcool.
Le Jalap est une racine qui jouait autrefois en médecine un rôle très-important, et dont l’emploi,
bien que restreint aujourd’hui, est cependant loin d’être abandonné. II doit son nom à la ville de Jalapa ou Xalapa(Mexique), aux environs de laquelle la pilante qui le fournit est, dit-on, trèsabondante. Mais la question de savoir au juste quelle est cette plante, bien que la racine ait été importée pour la première fois en Europe dès le milieu du xvi e siècle, puis étudiée et décrite, à partir de cette époque jusqu’à nos jours, par un grand nombre de botanistes et de voyageurs, est restée bien longtemps douteuse. Il y a seulement quelques années que MM. Ledanois, Bentham et Guibourt l’ont définitivement résolue.
On avait considéré longtemps la plante dont il s’agit comme une Bryone, une Bhubarbe, une Belle-de-Nuit. Monardès, le premier, en 1750, avait décrit le Jalap sous le nom de Mechoacan sauvage. Antoine Colin, apothicaire de Lyon, qui vint après , la décrivit fort exactement, mais sans lui donner d’autre nom que son nom médicinal et commercial de racine de Jalap. Beaulieu l’appela Mechoacan noir ou m«/<?;Tournefort, Jalapa of/icinalis fructu rugoso. Linné la rangea d’abord dans le genre Mirabilis ; puis, se ralliant à l’opinion déjà émise par plusieurs botanistes, il n’hésita pas à l’attribuer à une espèce de Convolvulus, qu’il appela Convolvulus Jalapa. Or la plante qui produit le jalap vrai est bien une Convolvulacée; mais elle est distincte du Convolvulus Jalapa (Batatas Jalapa de M. Choisy), ainsi que cela est résulté évidemment de l’étude comparative des
échantillons apportés du Mexique par M. Ledanois. M. G. Pelletan l’appelait Convolvulus ofjicinalis; M. Choisÿ le comprenait dans le genre Ipomœa, sous le nom d 'Ipomœa pur g a ; mais MM. Guibourt et Bentham ont démontré qu’elle appartient au genre Exagonium, et ils la désignent sous le nom à’Exagonium purga. C’est à M. Guibourt lui-même que j’emprunte la description de cette plante h
Les tiges de VExagonium purga Bentham, Taloupatl des Mexicains, sont rondes, herbacées, d’un brun brillant, volubiles et, comme toute la plante, parfaitement lisses. Les feuilles sont cordiformes, entières, un peu hastées et profondément échancrées à la base. Les pédoncules portent une fleur, rarement deux. Les semences sont lisses. La racine qui constitue le jalap proprement dit du commerce est tubéreuse, arrondie, remplie d’un suc lactescent et résineux. Elle est d’un gris noirâtre extérieurement, blanchâtre ou brunâtre à l’intérieur. Quelques radicelles partent de sa partie inférieure. Du centre de sa partie supérieure , qui est un peu allongée en poire, s’élève une seule tige, quelquefois deux ou trois. On trouve aussi des racines composées de plusieurs tubercules accolés ensemble; mais le plus souvent un seul tubercule, une seule tige et quelques radicelles paraissent avoir composé toute la plante. Le jalap du commerce est souvent entier. Dans ce
1 Histoire naturelle des drogues simples.
cas même, son poids ne dépasse que rarement 500 grammes, et très-souvent il est beaucoup moindre. Les auteurs qui ont parlé de racines de Jalap pesant jusqu’à 25 kilogrammes ont donc commis une erreur, et pris pour du vrai jalap officinal la racine décrite par Thierry de Ménonville, Desfontaines et quelques autres, sous les noms de Batatas Jalapa, Ipomœa macrorrhiza et Convolvulus officinalis. Le jalap vrai est compacte, pesant, à odeur nauséeuse, à saveur amère et strangulante. Il est dangereux à piler. D’après les analyses de M. Henry, il renferme 140 d’extrait, 48 de résine (principe actif) et 210 de résidu (albumine, ligneux, sels de chaux, de potasse et de fer). C’est un purgatif drastique et même hydragogue. On s’en sert plus aujourd’hui dans l’art vétérinaire que dans la médecine humaine.
Ce fut vers l’année 1672 qu’on apporta pour la première fois du Brésil en Europe une racine désignée par les habitants du pays qui la produit sous le nom de Poya do mato, et douée de propriétés vomitives et antidyssentériques très-prononcées. On l’appela d’abord en France Beconf/uille et Mine d’or. Elle- fut peu remarquée des naturalistes et des médecins jusqu’en 1686; mais, à cette dernière époque, un marchand étranger en ayant apporté de nouveau une certaine quantité , elle fut employée avec un grand succès par Adrien Helvétius, médecin de Reims, et acquit bientôt une grande renommée. Elle était alors fort
rare; les spéculateurs qui en avaient répandu les premiers échantillons voulaient se réserver le secret de son origine, et il fallut que Louis XIV achetât de l’un d’eux ce secret, pour que les navires français pussent aller chercher dans l’Amérique méridionale des cargaisons de cette précieuse racine et la livrer au commerce. On apprit alors à la désigner sous le nom de racine d’IpÉCAcuanha (on dit aussi, par abréviation, Ipéca), qui est probablement celui que lui donnaient les Indiens du Brésil.
Les services signalés qu’elle rendit à la thérapeutique, et la popularité que ces services lui donnèrent, furent cause qu’on en voulut trouver partout, et qüe, la fraude se mettant de la partie, on découvrit et l’on vendit, comme racines d’Ipécacuanha, non-seulement celles des plantes appartenant au même genre ou à la même famille, mais aussi plusieurs autres-, qui n’avaient avec la véritable d’autre trait de ressemblance que des propriétés émétiques plus ou moins actives. On admet actuellement quatre espèces d’Ipécacuanha vrai, et l’on connaît un beaucoup plus grand nombre de faux Ipécacuanhas, qui peuvent être employés comme succédanés du véritable dans les pays où ils croissent, mais dont l’usage ne s’est pas répandu au delà de leurs limites géographiques.
Les Ipécacuanhas vrais sont : YIpécacuanha officinal, ou Ipécacuanha annelé mineur; 1 ’Ip. annelé majeur ou gris-blanc; YIp. strié et Vlp. ondulé.
Le premier est la racine du Cephœlis ipéca-
cuanha, de la famille des Rubiacées, tribu des Psychotriées. Cette plante croît dans les épaisses forêts du Brésil. Sa tige, simple et ligneuse, atteint une hauteur de 35 centimètres ; elle est surmontée de trois ou quatre paires de feuilles ovales, presque
Ipécacuanha (Cephælis ipécacuanha).
glabres, longues de 50 à 80 millimètres. Elle porte de petites fleurs blanches et un fruit ovoïde. Sa racine est fibreuse et empreinte de marques circulaires très-rapprochées les unes des autres. On en distingue deux variétés : l’une noirâtre ou brune, l’autre gris-rougeâtre; son odeur est forte, irri-
tante, nauséabonde; sa saveur, âcre et aromatique. Son écorce est beaucoup plus riche en principes actifs que son meditullium ligneux. Elle contient, d’après les analyses de M. Peltier, de 14 à 16 parties d 'émétine (extrait vomitif propre à l’Ipéca), puis de l’amidon, de la gomme, du ligneux, de la cire et une matière grasse odorante.
h’Ipéca annelé majeur ou gris-blanc provient d’une autre espèce indéterminée du genre Cephælis. Il diffère peu du précédent.
L 'Ipéca strié [gris-cendré de Lémery, noir de quelques auteurs) est, au contraire, tout à fait distinct des Ipécas annelés. C’est la racine du Psycliotria emetica, qui, sur l’autorité de Mutis, a longtemps passé pour produire le véritable Ipéca officinal. Cette plante croît au Pérou et à la Nouvelle-Grenade, principalement sur les bords du fleuve de la Madeleine. C’est un petit arbrisseau ligneux, de la même famille et de la même tribu que les précédents, haut de 35 à 45 centimètres. Sa racine, telle qu’on la trouve dans le commerce, a de 3 à 11 centimètres de longueur, sur 2 à 9 millimètres de diamètre. Elle est formée aussi d’un meditullium ligneux et d’une écorce plus ou moins épaisse; mais cette écorce, au lieu de paraître formée d’une série nombreuse de petits anneaux irréguliers, ne présente que quelques étranglements circulaires très - espacés, dont la plupart sont de véritables solutions de continuité. Elle est, d’ailleurs, marquée de rides ou stries longitudinales. Sa couleur est rougeâtre; sa saveur, faible;
son odeur rappelle celle de l’Ipéca annelé. Elle est moins active que les écorces des racines de Cephœlis.
U Ipéca ondulé (blanc ou amylacé de Mérat) est la racine d’une Rubiacée que le. docteur Gomez a nommée Richardsonia Brasiliensis, et qui croît aux environs de Rio-de-Janeiro. Plusieurs auteurs l’ont rangé parmi les faux Ipécacuanhas.
L’Ipéca annelé mineur est à peu près, au demeurant, la seule sorte qu’on emploie en France. On l’administre le plus souvent comme vomitif, sous forme de poudre, de teinture ou de sirop. Ce dernier est préparé avec l’extrait. On a recours aussi à l’Ipéca contre la dyssenterie, les diarrhées intenses, et même contre le choléra asiatique. Enfin on le fait prendre en pastilles et en tablettes, comme expectorant, dans divers cas d’affection des organes respiratoires.