CONCLUSIONS
I. — Les pleurésies à cholestérine constituent une variété relativement rare d’épanchements pleuraux.
II. — Cette affection semble toujours consécutive à une inflammation chronique de la plèvre, le plus souvent de nature tuberculeuse.
IT. — Cliniquement, il s’agit d’épanchements souvent volumineux, remarquables par la latence de leurs symptômes (surtout de leurs signes fonctionnels). Leur évolution est essentiellement chronique.
IV. — L'’affection s’accompagne toujours de pachypleurite; souvent il s’agit d’épanchements enkystés.
V. — La plupart des auteurs éliminent du groupe des pleurésies à cholestérine les épanchements où, malgré la présence de cristaux, le taux de cette substance n’est pas très élevé (pleurésies pseudo-cholestériniques de l’école scilienne).
Contrairement à cette opinion, nous désignons sous le nom de pleurésie à cholestérine toutes les pleurésies où existent des cristaux de cette substance.
Nous basons cette définition sur les similitudes clini-
LE
ques que présentent entre eux tous ces types d’épan-
chements.
VI. — L'origine de la cholestérine de ces pleurésies est encore obscure. Trois explications restent possibles :
1° Dépôt consécutif à une hypercholestérinémie,
2° Formation au dépend de la paroi pleurale,
3° Production au dépend des éléments du liquide (leucocytes ou graisses).
VII. — Cette dernière hypothèse, que la plupart des auteurs admettent sans preuve suffisante, pourrait peut-être être vérifiée par des recherches expérimentales. ;
Les tentatives de « culture de la cholestérine » que nous avons effectuées avec M. J. Barbier ne permettent encore pas de trancher la question. La répétition des expériences permettra peut-être d’arriver à une conclusion ferme sur l’origine de la cholestérine de nos épanchements.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE DoYEn, BARD.
JEAN LEPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 12 Mai 1927.
Le RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L’UNIVERSITÉ, GHEUSI.