‹ Les Pleurésies à CholestérineChapitre 36 sur 37 · Taux de cholestérine TAUX DE LA CHOLESTÉRINE AR du pré · texte numérisé non relu

Taux de cholestérine TAUX DE LA CHOLESTÉRINE AR du pré

Dates des dosages senter le liquide si : | l'évaporation était

a chaque dosage Ch. moyen seule intervenue.

143 Juin 5 304 3,06 26 Juin 4,33 4,37 4,35 3,13 19 Juillet 4 63 4,68 4,65 4,30 30 Juillet 4,86 4.92 4,89 4,31

On peut aussi schématiser ces résultats dans le gra-

phique suivant :

pr qe Courbe des variations du taux de la cholestérine du liquide.

————— Courbe qu’auraient suivi les variations de la cholestérine si l’évaporation était seule intervenue,

D ee

Ainsi, pris à la lettre, ces résultats sembleraient établir que le taux de cholestérine du flacon a augmenté davantage qu’il ne l’aurait fait sous la simple influence de l’évaporation, par suite, qu’il y a eu néoproduction, synthèse de cholestérine.

Ne nous hâtons pas cependant de tirer de cette simple épreuve des conclusions trop générales. Malgré toutes les précautions qui ont pu être prises, les dosages restent délicats; l’excès de cholesthérine constaté n’est pas considérable. Pour aboutir à une conclusion ferme, il faudrait pouvoir reproduire l'expérience sur d’autres liquides de pleurésies à cholestérine.

Nous croyons donc que ce qu’il faut surtout retenir de ces recherches, ce n’est pas tant le résultat que l’on croit avoir obtenu, que l’idée même de la méthode.

Il sera du plus haut intérêt désormais, si l’on veut éclaircir la question encore si obscure de l’origine de la cholestérine de nos épanchements, de répéter ces expériences dans tous les cas qui pourront être observés. Si les résultats concordent avec ceux que nous venons d'exposer, on pourra affirmer la possibilité d’une synthèse aux dépens des éléments du liquide. Le vieillissement à l’intérieur du flacon aurait reproduit expérimentalement le vieillissement intra-pleural. On ne serait du reste pas mieux fixé qu’aujourd’hui sur le mécanisme intime de cette cholestérinogenèse.

UHAPITRE VI

Traitement

Un seul auteur déclare que la pleurésie à cholestérine nécessite un traitement spécial absolument différent de celui auquel on a recours d’ordinaire dans les épanchements chroniques. C’est le professeur Izar, de Messine, qui considère que le pneumothorax artificiel est le traitément de choix de notre affection. Par cette méthode, il prétend empêcher la reproduction du liquide après les ponctions. Ce résultat serait obtenu mécaniquement par l’élévation de la pression intra-pleurale créée par le pneumothorax.

Quelle que soit la valeur des arguments théoriques invoqués par Izar pour justifier sa méthode, nous ne croyons pas que dans ce cas particulier le pneumothorax puisse aboutir à un résultat différent, ni même opposé, à celui qu’il a coutume de provoquer d’ordinaire. La fréquence des épanchements au cours de cette méthode nous est, en effet, bien connue. Cause

d’irritation de la plèvre, le pneumothorax favorise l'apparition du liquide et non sa résorption.

Quant au résultat thérapeutique que nous apporte Izar, le cas d’un malade guéri par le pneumothorax, il n’y a pas lieu, croyons-nous, d’y attacher une grosse importance, car on ne peut rien conclure d’une seule épreuve.

Ainsi, nous croyons donc, avec la majorité des médecins qui se sont occupés de la question, que le traitement des pleurésies à cholestérine ne diffère pas sensiblement de celui que d'habitude on applique aux autres variétés d’épanchements chroniques : traitement symptomatique, ponction.

Chauffard, constatant le caractère presque intarissable des pleurésies à cholestérine, conseille de recourir d'emblée à une pleurotomie aseptique plutôt que de s’attarder à des ponctions successives. C’est là une méthode que l’on ne pourrait peut-être pas appliquer sans danger à tous les cas si l’on songe à la fréquence de la nature tuberculeuse de l’affection. Nous réserverions donc ce mode de traitement aux pleurésies dans lesquelles le liquide est franchement purulent et où l’origine de l’affection n’est certainement pas de nature tuberculeuse.

Naturellement, les complications qui peuvent survenir au cours de l’évolution de la maladie : transformation purulente du liquide, ouverture de la collection dans les bronches avec vomique et pyopneumothorax consécutif seront, elles aussi, traitées, croyons-nous, par les moyens habituels.

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