CONCLUSIONS
De l'étude faite à propos de ces quelques cas de pleurésies au cours de la scarlatine, nous retiendrons, en dernière analyse, les idées suivantes :
1° Les pleurésies scarlatineuses sont rares.
2° Souvent purulentes, beaucoup cependant restent séro-fibrineuses et le nombre deces dernières augmente nettement dans les statistiques récentes.
38° Elles sont pratiquement toujours secondaires à des lésions pulmonaires fréquemment minimes, qu’il faut savoir rechercher mais qui peuvent, malgré tout, passer
inaperçues.
4° Le streptocoque et le pneumocoque sont les agents les plus souvent rencontrés dans le liquide épanché. C’est la formule cytologique qui nous permet de conclure à la présence du bacille de Koch, plus souvent que sa découverte. Aussi dès l’apparition de l’épanchement, la ponction doit être pratiquée pour établir la formule cytologique et bactériologique de lPépanchement.
= Dp =
5° Î1 n’y à pas d’antagonisme entre la tuberculose et la scarlatine. Ces deux affections peuvent évoluer séparément et le fait que l’une survient n’implique pas forcément l’aggravation de l’autre. Mais chez un tuberculeux, fatigué et de moindre résisiance, la scarlatine peut prendre un caractère malin. Bien plus fréquemment, la scarlatine réveille chez le tuberculeux, un foyer latent ou éteint.
6° Le pronostic des pleurésies scarlatineuses est généralement favorable à l’exception des pleurésies à bacille de Koch en raison de leur nature même, et des pleurésies purulentes insuffisamment traitées chirurgicalement.
‘7° Le traitement des pleurésies de la scarlatine est celui de toute pleurésie : révulsion et évacuation si la gêne fonctionnelle est intense pour les pleurésies sérofibrineuses ; évacuation large pour les pleurésies purulentes. En outre le traitement général approprié à chaque variété doit être institué.
Vu, le Doyen, Vu, le Président, H. ROGER. TLISSIER.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,