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malade réagit plus ou moins, jusqu’à ce qu’apparaissent les signes de pulsatilité proprement dits qui caractérisent la période d'état. On le conçoit, ses modes de début sont susceptibles de varier beaucoup suivant la nature de l'infection causale et les circonstances dans lesquelles celle-ci se développe.
Dans l’Observ. I, ce sont des phénomènes douloureux qui ont ouvert la scène et l’ont occupée, à peu près seuls, pendant deux mois ; les signes locaux, en l'espèce l’apparition de la tumeur, n’ont précédé que de peu la phase pulsatile. Aucun trouble de l’état général n’est signalé.
L'Observ. IT ne donne pas de renseignements cliniques nets.
L’Observ. III indique un début aigu de pleurésie, où dominent le point de côté, puis la dyspnée et la fièvre, chez un enfant paraissant jusque-là bien portant, mais cependant maigre et peu musclé.
Dans lObserv. IV, c’est encore un début très aigu qui est signalé : point de côté violent, atteinte de l'état général ; pas de signes pulmonaires tels que toux et expectoration. Une vomique se produit le huitième jour coïncidant avec le début de la phase de pulsatilité. C’est là le tableau d’une pleurésie purulente primitive, survenue sans signes de pneumonie prémonitoires, sans prodromes, chez un adulte en bonne santé ; on a noté, il est vrai, l’atteinte du poumon, treize ans auparavant, par une infection aiguë à type de congestion pulmonaire ; mais la guérison cliniquement complète, l'absence de tout trouble fonctionnel
consécutif malgré un métier pénible et une campagne
UT Res
de quatre ans de guerre, nous autorisent à penser qu’il s’est agi d’une maladie nouvelle et que la pneumopathie antérieure a tout au plus préparé le terrain et contribué à l’enkystement de la réaction pleurale. Nous retiendrons de cette étude des observations que les pleurésies pulsatiles droites connues ont débuté de façon variable, qu’elles sont apparues assez rapidement chez des sujets sains antérieurement ou paraissant tels, qu’en tous cas elles n’ont pas présenté une longue phase de pleurésie chronique avant l’apparition de la pulsatilité. — Par là, elles se distinguent un peu des autres pleurésies pulsatiles dont « le début variable, a dit M. Comby, est tantôt et plus souvent insidieux et trainant, la pleurésie paraissant chronique d'emblée, tantôt et plus rarement brutal,
la pleurésie ayant succédé à une pneumonie ». 2° PERIODE D'ETAT OU PERIODE DE PULSATILITE
À un moment donné, apparaît le signe caractéristique de la maladie qui nous occupe : l'existence de battements manifestes à l’extérieur : la pleurésie est devenue .pulsatile. Cette transformation se fait généralement d’une façon insidieuse et c’est au cours d’un examen qu'elle est découverte : d’autres fois, cas très rares, elle se révèle par des sensations subjectives que le malade décrit spontanément. Les symptômes essentiels, durant cette période d’état, sont donc des signes objectifs ; après avoir étudié comment ils se sont
manifestés dans les pleurésies droites, nous dirons
quelques mots des troubles fonctionnels et généraux
qui les ont accompagnés.