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ORIGINE EXOGÈNE

Cette origimeé est très rare, du moins dans la pratique médicale du temps de paix.

Les pleurésies putrides peuvent se développer à la suite de plaies de poitrine et elles ont été observées assez fréquemment au cours de la guerre 1914-1918.

Dans ce cas, les microbes telluriques sont amenés dans la plèvre par un corps étranger vulnérant, un projectile de guerre par exemple, souillé de terre ou qui entraîne avec lui des débris vestimentaires septiqus. L'origine et le mécanisme de la pleurésie putride sont alors manifestes.

2 Nage

Les pleurésies putrides peuvent aussi se développer —— mais c'est un mécanisme exceptionnel — à l'occasion d'une ponction exploratrice ou évacuatrice septique d'un épanchement préexistant : soit pleurésie séro-fibrineuse, soit pleurésie purulente tuberculeuse, soit hémothorax traumatique.

Bouveret signale encore, après Stokes, qui y insistait déjà spécialement, comme cause fréquente de gangrène superficielle du poumon et par suite, de pleurésie putride, l'impression du froid et la contusion de la paroi thoracique. Il note l'influence du froid, à son avis manifeste, dans trois observations (Obs. de Bucquoy, de Millard et de Leriche) qu'il rapporte dans son Traité de l'empyème. Il s’agit alors, non pas d'un refroidissement vulgaire, mais de l'impression intense et prolongée du froid. Mais s'il trouve cet élément pathologique, il lui est fort difficile de dire comment ce refroidissement engendre le sphacèle du poumon et la pleurésie putride. Il croit qu'il ne fait que diminuer la résistance de l'organisme et de la plèvre qui sont ainsi plus facilement attaqués par les germes pathogènes.

L'influence du traumatisme de la poitrine semble aussi évidente à Bouveret dans plusieurs observations (Obs. de Hayem et Graux, de Dulac, de Firmin et de Jackson). Gosselin a d’ailleurs démontré qu'un traumatisme du thorax pouvait léser fort gravement le poumon sans provoquer la fracture des côtes et que l'attrition du parenchyme pouvait aller jusqu’à déterminer la mortification et amener la production d’une pleurésie putride.

D Le ORIGINE ENDOGÈNE

La voie endogène est, contrairement à la voie exogène, de règle dans la majorité des cas. La plèvre est atteinte par un processus analogue situé en un autre point de l'organisme et plus particulièrement au poumon. Dans ce cas, — si nous n’envisageons toujours que l'apport direct —, il y a effraction de la plèvre viscérale et irruption dans la cavité pleurale de collections putrides ou gangréneuses.

De nombreuses affections du poumon peuvent être à l'origine de ces pleurésies putrides par effraction.

Il faut citer tout d'abord :

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