‹ Les Pleurésies Putrides: Conception actuelle de la QuestionChapitre 12 sur 44 · SPORE · texte numérisé non relu

SPORE

mon et son insufflation n'ont pas été pratiquées, qui auraient permis, ainsi que dans une observation de pyopneumothorax que nous avons pu suivre, de mettre en évidence une fistule minuscule qu'il n'a pas été possible de retrouver à l'examen, cependant minutieux,

du parenchyme.

Bezançon, Jacquelin, Etchegoïn et Célice sont de cet avis : ( Quant à l’origine même de cette infection gangréneuse de la plèvre ni l'interrogatoire, n1 l'examen clinique, ni même l’autopsie effectuée complétement ne nous ont permis de la connaître. La présence des spirochètes dans le pus nous a incités à explorer minutieusement l'état de la bouche, des amygdales, du pharynx, des oreilles, des voies digestives et nous les avons trouvés entièrement normaux ».

Difficulté enfin d'apprécier l'importance pathogénique de la voie lymphatique et de la voie sanguine.

Dans ce chapitre, nous nous proposons d’insister surtout sur la propagation à la plèvre des affections du poumon : gangrène, dilatation des bronches, etc... qui nous parait dominer par sa fréquence l’étiologie et la pathogénie des pleurésies putrides. Nous apporterons plusieurs observations personnelles qui montreront l'importance de ce facteur pulmonaire, et aussi disons-le, les difficultés rencontrées souvent pour le mettre en évidence. Cette notion du facteur pulmonaire est intéressante théoriquement, mais elle est aussi très utile pour la thérapeutique. C'est qu'en eflet, les techniques chirurgicales permettent, depuis ces dernières années, d'atteindre directement les pou-

mons, comme ont insisté, récemment encore sur ce point, Monod et Moulonguet.

Par quelles voies les germes pathogènes parviennent-ils à la plèvre ?

Ils peuvent y arriver de diverses façons, soit directement, soit indirectement.

1° Apport direct

Les microbes arrivent alors à la plèvre par effraction et, dans ce cas, évidemment le plus simple, ils peuvent venir soit du dehors : voie exogène ; soit du dedans : vole endogène.

Page 1