SIGNES TIRÉS DE LA PONCTION
Ces signes sont connus. Ce sont Signe de Furbringer
S'il s’agit d'une pleurésie, d'un épanchement susdiaphragmatique, l'aiguille de ponction, libre dans la cavité pleurale, reste relativement immobile pendant les mouvements respiratoires. Si l'on se trouve en présence d'un abcès, d'un épanchement sous-dia-
phragmatique, l'aiguille qui traverse le diaphragme
suit les mouvements respiratoires : s’abaisse dans
l'expiration et s'élève lors de l'inspiration. Signe de Pjühl
Si on pratique la ponction exploratrice avec un appareil mum d'un manomètre, on constate, dans le cas d'abcès sous-phrénique, que la pression augmente pendant l'inspiration et l'écoulement du liquide s’accélère, tandis qu'elle diminue pendant l'expiration et que l'écoulement se ralentit. C'est l'inverse qui se produit dans le cas de pleurésie putride.
Signe de Scheuerlein
Ce signe permet de conclure fermement à une collection sous-phrénique quand, au cours d’une même ponction faite progressivement, on retire d'abord du liquide séreux (pleurésie) puis du liquide putride (abcès sous-phrénique).
Malheureusement ces trois signes qui sont considérés comme classiques, sont loin d’être fidèles. Les deux premiers, en eflet, réclament un postulat hélas presque toujours absent : la mobilité du diaphragme. Or, suivant la loi de Stokes (« tout muscle sous-jacent à une muqueuse ou à une séreuse enflammée est paralysé ») ce muscle est habituellement paralysé et les signes de Furbringer et de Pifühl sont exceptionnellement constatés. Quant au signe de Scheuerlein, il n'a aucune valeur lorsque — comme cela est fréquent — il y a coexistence de collection sous-phrénique et de pleurésie putride.
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En raison de la valeur minime des différents signes tirés de la ponction exploratrice, l'on cherchera dans la radiologie des éléments de diagnostic plus certains. Dans la majorité des cas, le diagnostic du siège pleural sera évident dès la radioscopie qui nous donnera l'image classique de l'hydro-pneumothorax avec son. hquide à niveau horizontal mobile dans toutes les positions du malade. Mais dans certains cas, l’association de pleurésie putride à épanchement sous-phrénique rendra ce diagnostic même radiologique très difficile. L'on s'efforcera de retrouver le repère diaphragmatique dont l'importance est très grande. Il faudra penser aussi à s’aider, surtout pour les épanchements situés à gauche, des examens radiologiques après imgestion ou lavement de substances opaques
: qui délimiteront l'estomac et le colon. L'on opposera à ces opacifications inférieures, sous-diaphragmatiques, l'opacification -sus-diaphragmatique au moyen du lipiodol injecté après ponction dans la cavité pleurale. Il faudra se rappeler aussi pour cet examen, la possibilité d’une ascension parfois très importante du diaphragme et la possibilité d’une ponction non pas pleurale mais sous-diaphragmatique.
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