SENS
VII. Un christ en ivoire, de cinquante-cinq centimètres de haut, ouvra^ du célèbre Girardon de Troyes. Consiàété par rœil le plus sévère, ce travail admirable doit être compté au nombre des chefs-d'œuvre de ce genre. Le
crucillx est posé sur uue croix en ébèue. bordée de filets d'argent.
Vni. Un i^and peigne en ivoire, qui, suivant la tradition, a servi à saint Loup, évôque de Sens, dans le vi* siècle, aux ordinations, pour conférer la tonsure. On a écrit sur ce peigne : Pêeten taneH Lupi, et les caractères de cette inscription sont du m* siède. n est orné de pierres occidendales et de figures d'animaux.
I\. L'n anneau du môme saint, orné d'un saphir. Le jonc est termin»' h. chaque extrémité par des lèies d'animaux.
X. L'anneau du pape Grégoire XI, qui avait été grand archidiacre de Sens. C est une améthyste sur laquelle on a gravé le nom de Croire, la date de 1378, ane tiare et un Christ.
XI. Plusieurs bas-reliefs en argent, de grande dimension, destinés à décorer la châsse de saint Loup et celle des saints Savinien et Potentîen.
XII. (Jualre magnifiques contre -retables en tapisserie , brodés en soie et en or. Le pi'emier, qui date du temps de Charles V , représente l'adoration des Mages. On croit qu*il fut donné à Téglise de Sens par le cardinal Louis de Bour^ bon-VendAme, archevêque de cette ville. On y voit les armes de sa famille et la devise neçïoir, m jmir, avec le chiffre M en gothiques ; c'était celui de Charles de Bourbon , Tun des ancêtres du cardinal.
La seconde tapis.serie, qui est du xui* siècle et d'un plus beau travail , représente d'un coté David couronnant Bethsabée, de l'autre Esther aux pieds d'Assuérus, et, au miUeu, le couronnement de la Vierge. On croit que cette tapisserie
aTUÉDRALGS DE FRANCE.
a été faite à Nancy. On i'appeiaii le parement de la reine Marguerite.
La troîàèmfi tapisserie représente une descente de croix ; on y voit aussi saint Bficliel terrassant le dragon, et saint Étienne portant une palme. Dans la partie inférieure on a
place Li rrtNifion dn monde et le déluge; ces mots ; Mrmmto rm/.s" PS' , y surit rqu trs plusieurs fois. Dans le haut ou lit ces paroles : In salicibus in medio ejm isuspendimus organa nostra. (Ps. 136.)
Enfin la quatrième tapisserie représente une Gloire avec des anges jouant de divers instruments de musique. On y voit aussi, comme dans la première, les armes du cardinal de Bourbon.
XIII. Les habits pontificaux de saint Thomas Becket, archevêque de Canlorbéry : une chasuble, une aulie, une étole, UQ manipule , un cordon, deux mitres et deux collets. Ce courageux archevêque, persécuté par Henri fl, roi d'An* gleterre , s'était réfugié à Sens en 1 1 62.
Nous ne pouvons terminer celte notice sans dire un root des deux fameux bourdons de la cathédrale de Sens. Ce sont , en France, deux des plus beaux corps sonores existants. Ils turent fondus en 1500. En Thonnenr def? deux apôfivs svuonais, la première cloche fut baptisée sous le nom de .Sat»inierme, et la se( onde, sous celui de Potenlieime, D'après une évaluation récente , faite d'après des règles propres à donner une grande exactitude, le poids de Savinienne monte à qninse mille cinq cent quatre-vingt-cinq kilogrammes, et celui de Potentienne , à treize mille huit cent soixante-cinq kilogrammes. Le son de Savinienne est un la bémol, et celui de Potentienne , un fa dièze.
Nous ne parlerons ici du tombeau du Dauphin et de la Danphine que pour mémoire. 11 est en marbre, et travaillé
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avec toute la perfection de la sculpture au xv ui* siècle. C'est une p^eu^ 0 de plus à ajouter à toutes celles qui attesleoi la faoeste déviation de Part national; partout des allégories mythologiques et des symboles paléns. On y voit le Temps avec sa faux , l'Hymen avec des urnes > le Génie des arts, etc. , représentés sur toutes les faces.