‹ Les plus belles cathédrales de FranceChapitre 60 sur 78 · LE PUT · texte numérisé non relu

LE PUT

• contre les nombreux eiineaiis qu ou avait à redouter dans ces temps de troubles et de guerres.

Vers la fin du x* sî^e , nous voyons asds sur le iiAne épiscopal du Puy un membre de la célèbre famille Anjou, dont le nom retentit à chacune page de Thistoire de ce siècle et (les suivants, ci qui oxerra une si grande influence sur rairliilecture de l'époque, par les nombreuses couiitrufiions qu'on lui doit. Gui d'Anjou, frère de Geoffroy-Grise-Gounelle, ûls de Foulques le Bon, avait d'abord été abbé de Cormery et de Villeloin, en Touiaine, et de Saint-Aubin , à Angers. Devenu évèque du Puy, il bâtit sur le sommet 40 la montagne une église qu*il dédia è Tarchange saint Michel, en 994. Ce même Gui d* Anjou usa de son pouvoir et de ses alliances pour doter richeuieiit son église. 11 fit concession au chapitre de plusieurs propriétés considérables, énumérées dans un litre inséré dans le Gallia chmlinna.

Nous trouvons ici que l'église épiscopale, bâtie primitivement par saint Évodius, avait été dédiée à la sainte Vierge, et qu'en la reconstruisant, Gui d* Anjou la plaça sous Tinvocation du glorieux saint Michel. Ce double vocable se conserva fort longtemps; mais plus, lard celui de Notre-Dame triompha et fut uniquement employé. En examinant ces deux faits, nous y trouvons ia source de quelques réllexions. Dans rétttde de la fondation de nos anciennes églises épiscopales, nous aimons à constater que, dès la plus haute antiquité ecclésiastique, le culte envers la sainte Vierge se manifesta d'une manière solennelle dans la constniction de grandes èt somptueuses basiliques. Les traditions catholiques, ainsi appuyées dans le passé, en deviennent, si cela était possible, plus augustes et plus consolantes. Âu moyen âge, il y eut une coutume remarquable que nous devons signaler dans

rtiisloûe de la catliédrale du Puy. Les églises bâties sur les

m CATHÉDRALES DE FRANCE.

monlagnes et sur les lieux élevés étaient toujours consacrées ■

à saint Michel. Le céleste athlète, qui a harassé Satan, était placé sur les hauteui*s pt>ur protéger les chrétiens contre les attaques des puissances des ténèbres qui remplissent les airs. 11 est là encore , pour ainsi dire, entre le ciel et la tene, pour détourner de nos villes et de nos campagnes les terribles effets de la justice de Dieu» en éloignant les orages et les tempêtes. Quelques auteurs pensent que Téglise Saint- Michel IiAtie par (lui d'Anjon n'est pas la cathédrale, mais le monnmenl rurit ux qui domine un rocher de môme nalure que Jie rocher de Corneille, près du village d'Aiguilhe^ l'un des faubourgs de la ville.

L'é^Use Notre-Dame du Puy a toujours joui d'une grande célébrité , et de tout temps les fidèles se sont pressés dans son enceinte pour solliciter, aupiès de Dieu, par l'entremise de la sainte Vierge, les faveurs dont ils avaient besoin. Le roi lloberf le Pienx la visita en i029; une foule d'autres personnages illustres vinrent prier sous ses voûtes et laissèrent des signes éclatants de leur reconnaissance et de leur libéra* lité. Aucun fait n'est peut-être plus propre à nous donner une complète idée de Faideate foi des hommes de ces âges fervents, que celui que nous empruntons à un vieux cartulaire du temps. Sous Tépiscopat de Pierre de Mere^Eur II , en 1053 , Bernard, comte de Bigorre, consacra sa personne et tous ses domaines à Notre-Dame, honorée dans la cathédrale du Puy. U s'engagea en même temps, lai et sa postérité, à payer une somme de diiquante-cinq sous d*or, en signe de redevance perpétuelle envers la tamte el mmaailée vierge Marie, reine du M, pabremne du numde, cemolainee des malheureux et refuge des pécheurs*.

' Detxtvi me et omnetn comitalum Ankiensi rr(ti'si<i>. auli houorf ^arirUe 0t intemenOa virgini» MoTia esmâtcratct, ^tatmùs Rejfina axUf et mundi

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