GRENOBLE
coinmiini(|uer de Tune à l aulie. La plus ancienne esl suus le vocable de saint Hugues ; antérieujremeni elle était dédiée à saiot Saturnin.
Ces faits et plosieuis autres, fort importants pour rbistoire de la cathédrale de Grenoble, sont consignés dans de vieux titres et résultent de Textrait d*un registre de la chambre des comj)te.s, d'un pouillé drs bénéfices du diocèse de Grenoble de Fan i497 et d'un arrêt du parleraenl du Daupliiné du 7 septembre 1699. rendu à ia suite d'un procès intervenu entre le curé de la paroisse Saint-Hugues et le chapitre de la cathédrale, relativement à leurs prétentions réciproques et à leurs droits utiles. Une des conclusions de cet arrêt porte que VéyliUe Salnt-VmemU fia bâtie la première dnns Grenoble, par Charlenwf/ne ou par son neveu Rolland, et quà la suile il fui hùli uni' nuire ('(jltse at/près, ù flumneur de la Vierge, et que dans icelle était lu paroisse Hauilr Hugues, à laquelle celle de Saml-Jean [ut urne.
Ces témoignages historiques nous instruisent de plusieurs £aifs intéressants. Nous en devons la connaissance à M. Pilot, homme érudit et versé dans Tétude des antiquités du Dau* phiné. Nous nous plaisons à consigner ici (jue c'est à ses bienveillantes » ominunications que nous devons la plupart des détails qui c^omposent cette notice sur la cathédrale de Grenoble.
n ne reste plus aujourd'hui de Tancienne église Saint- Vincent, généralement connue sous le nom de Saint-Hugues, attribuée à Charlemagne, que les fondations et la base des murs. Aucun caractère architectonique ne peut faire attribuer à cette époque reculée les parties supérieures de l'édifice. Avant que les principes de la critique arcliéulogique fussent fixés, on avait fait remonter la construction entière à une date beaucoup trop éloignée. Cette erreur a été commise
en un graud nombre de lieux, ob. Ton prétend posséder des mODumente carlovingîens. La nouvelle église de Grenoble fat reconstruite sur le plan de celle qui TaTait précédée, ayec la même simplicité , sans tfanssepts ni collatéraux. Elle était composée d'une nef unique , en forme de carré oblong, terminée par une abside nicins large. L'examen attentif des parties qui pcuvert accuser une date, indique le commencement du xii« siècle, époque de transition à laquelle l'église fut rebâtie et dédiée à saint Hugues, évèque de Grenoble. Le style appartient évidemment à la naissance de Togive. La Toùte de la nef, qui présente trois travées, est plus élevée que celle du chœur. Les nervures de chaque cAté tombent sur deux colonneltes engagées dans des piliers qui supportent eux-nn'^mes les grands arceaux. Toute l'édise n'est éclairée que par deux fenêtres, l'une au fond du chœur et qui a été agrandie depuis quelques années , Tautre audessus de l'arc qui sépare le vaisseau de la partie antérieure de Pédifioe.
Un ouvrage qui existe dans cette église, et qui , apparte^ nMit à une époque bien plus récente, la fin du xv* siècle ou le commencement du siècle suivant , mérite l'attention des nirieiix, c'est la chapelle qui renfermait autrefois les fonts baptismaux et qui est placée maintenant sous l'invocation de Notre-Dame-des^pt-Douleurs. Un arc à plein cintre surbaissé, supporté par deux colonnes torses et accompagné de deux autres colonnes de même forme qui se terminent en fleurons, oCTre une clispositiou assez pittoresque, l ne ogive ornée de belles feuilles découpées et suruioritée d'un couronnement anguleux dominé par un élégant fleuron, s'élève avec grâce à une certaine hauteur. Les contours prismatiques, les formes un peu maigres de découpure, annoncent déjà rapproche de la décadence de Tart où la sûnplidté