VALENCE
voure de Ck)nstance, général romain, qui plus tard lut associé à Tempire. Ea 430, Aétius abandonna aux Alains le pays travené par le Rhôn^; les vainqueurs vinrent établir leur siège à Valence, et réduisirent tonte la contrée à la plus affreuse misère. Les plaies causées par cette occupation saignaient encore, lorsque Zobaous se présenta devant la ville à la téte des Lombards. Le chef de ces nouveaux ennemis , après avoir pris et saccagé la ville de Die, se préparait à faire subir le même sort à Valence, quand le patrice Mummolusle força subitement à se retirer. Mais ,ce fléau ne devait disparaître que pour faire place à un autre plus épouvantable encore. En 730, les Sarrasins envahirent le Dauphiné, et ne purent en èlre chas^'s que par la force des armes de Charles- Mard'l. La ville de Valence, victime de ces luttes, fui rédnile en cendres par l'armée des Francs, qui poursuivait les musulmans jusque dans leurs dernières retraites. En 860, les Normands parurent sous les murs de la ville, et, apiès quelques Jours de résistance, ils la livrèrent au pillage. L*4glise épiscopale dé Valence eut de la peine à se rétablir. Le courage des évêques et des fidèles, mis aux plus rudes épreuves, lie se rebuta jamais quand il fallut relever la maison de Dieu. Les populations, pour lesquelles la reli^don est le premier des besoins . se portaient avec zèle à la restauration de leurs temples et de leurs autels; après s*ôtre assurées un lieu pour prier» elles songeaient à rebâtir leurs habitations et leurs foyers.
En 1095, le pape Urbain II, en allant prêcher la croisade à Clermonf , passa par V.dence, oh il fit la consécration solennelle de la cathédrale nouvellemeul reconstruite. monument actuel remonte à celte époque reculée. Ou pourra s*en convaincre par la description que nous allons en donner. Pour îie point interrompre le cours de Thistoire de Téglise
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épuGOpale de Valence» nous dirons qae tour à tour enclavée dans les royaumes de Bourgogne et de ProTenoe, elle fit enfin partie des États de Tempire, vers la Gommencement du XII* stkle, lorsque Conrad le Salique eut hérité des proyinoes de Rodolphe III. Après la dissolution du royaume de Homgogne, Vfdence fut soumise à la puissauce spirituelle et temporelle de ses évéques, en 1157. Elle jouit d une paix heureuse et d'une grande prospérité sous leur paternel gouveniement. Malgré les efforts de factions remuantes, le pays de Yalenlinois demeura pendant plusieurs âhdet sous la dépendance de ses évéques.
En 1 566, les protestants de Valence s'agitèrent avec tant de violence, qu'ils réussirent à s'emparer de lelte ville et de plusieurs autres du Bas-Dauphim5. Les monuments religieux ne furent pas respectés de ceux ([ui venaient d'abjurer la croyance de leurs pères. Us souffrirent beaucoup de leurs profanations, et perdirent non- seulement leurs richesses et leurs ornements, mais encore trop souvent les parties les plus nobles de leur construction.
La catliLMirale de Valence avait été dans le principe dédiée à saint Corneille et à saint Cyprien, ce fut plus tard qu'elle changea de vocable en prenant le nom d'un de ses plus illustres pontifes. Elle porte dans toute leur pureté les caractères de Tarchitecture romano- byzantine de la seconde époque. 11 existe peu d*édifices où ce style, noble dans sa sévérité, soit exprimé avec plus de grandeur et d'harmonie. Les fonnes des arcades, des chapiteaux, des moulures, sont irréprochables sous le rapport du type et rappellent les détails des plus célèbres monuments de la même époque. Les antiquaires estiment Tensemble de l'église Saint-Apollinaire précisément à cause de cette unité de style, et, si j'osais ainsi parler, à cause de ce parfum d*antiquité chrétienne qa*on y req[kire.