D£ VALENCE
La foi chrétienne fui prêchée dès les premiers temps de rÉglise dans l'ancienne province du Valenlinois par Félix, Fortunat et Acbillée, disciples de saint Irénée, évéque de Lyon. Ces trois ferreats apôtres commencèrent leur mission à la fin du Aède» et furent martyrisés à Valence. Lliistoire ne nous a pas appris qu'ils fussent ornés du caractère épiscopal. Saint Éinilicn, qui vivait Vim M est le premier évêque que l'on connaisse certainement, li eut pour successeur saint Sextus, (|ui souffrit la persécution et le martyre, lors de l'irruption des barbares. Un des plus célèbres entre les anciens évéques de Valence est sans contredit saint Apollinaire, frère de saint Avit, évéque de Vienne : il vivait à répoque des rois méroving:iens.
La basilique primitive de Valence éprouva de nombreuses et fréquentes cafaslrupiies jus(|u'au ciunmencement du xi' siècle. Les Vandales et les Goths ouvrirent la marche de ces innombrables tribus qui vinrent tour à tour répandre dans nos provinces le désordre, l'incendie et la mort. Les villes, abandonnées et dévastées, ne montraient après lenr passage qu*un triste amas de décombres et de cendres. Valence, ré* duile à la dernière extrémilé, ne dut son salut qu'à labra-