DE VANNES
L'msTomE de l'Église de Vannes est eonforme en beaucoup de points à celles des autres Églises établies dans les Gaules durant les premiers siècles. Elle eut des commencements bumhles et obscure, elle se développa lenlement à travers
des (iljsfat les ilii plus d'un irenre, et siibit à diverses reprises de tcn ii )lt'S catastrophes. Au temps des guerres des barbares, qui dévastèrent la Bretagne et arrosèrent de sang ses villes et ses champs y la cité de Vannes fut entièrement dévastée; Téglise épiscopale éprouva le même sort. D'aifrenses calamités se succédèrent d'une manière si déplorable , que le «èle et le dévouement de» fidMes furent mis aux plus rudes t'pr(.'iives. Mais la piété vive des Vannetais , jointe 5 la force de caractère et l'opiniâtreté dans la résistance qui, de tout temps, ont été l'apanage des Bretons, triompha heureusement des difficultés et répara les désastres. La cathédrale incendiée sortit de ses cendres plus belle et plus somptueuse, prenant dans sa reconstruction des éléments nouveaux. Les sacrifices et les efforts des ferventes populations du diocèse de Vannes mérif iTtMit d'être solennellement encouragés par le souverain pontife : quatre brefs descendirent successivement