‹ Les plus belles églises du mondeChapitre 15 sur 84 · SAINTE-SOPHIE · texte numérisé non relu

SAINTE-SOPHIE

allaient être assises, le patriarche, entouré du clergé, fit (les prières [)ul)li(pies , demandant à Dieu de répandre ses bénédictions sur ces immenses travaux. L’empereur prit une truelle, et jeta le premier mortier dans les fondements. S’il faut ajouter foi au récit des historiens, on plaça au fond des fouilles un lit de mortier préparé avec de l’eau d’orge et mélangé d’écorces de saule, formant une espèce de béton qui acquit |)romptement la dureté du fer. La couche de béton avait près de sept mètres d’épaisseur. Les murs furent construits en briques. Les piliers destinés à porter le d(jme furent bâtis en gros blocs de pierre calcaire reliés au moyen de crampons en fer, de même que les tables de marbre qui formaieut le revêtement des murailles intérieures.

Quand il s’agit d’élever la coupole , on redoubla de soins et de j)récautions. C’était, en elïèt, un projet hardi, cpi’on pouvait alors taxer de témérité. Les anciens avaient connu l’art de bâtir de larges voûtes â plein cintre sur des édilices en rotonde : témoin le l^anthéon d’Agrippa , à Rome. Sous Constantin, les architectes étaient capal)les d’imiter ces édifices, comme on le voit d’après le monument de Sainte-Constance, situé non loin de la basilique de Sainte- Agnès, sur la voie Nomentane. Dans toutes ces constructions, les supports étaient solidement, on peut même dire lourdement appuyés sur le sol. Le problème résolu n’avait ofièrt que des difiicultés ordinaires â vaincre. Mais la coupole byzantine, soutenue à une grande hauteur suides arcs et des pendentifs , était une nouveauté due aux

Page 1