‹ Les plus belles églises du mondeChapitre 48 sur 84 · D’YORK · texte numérisé non relu

D’YORK

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les siècles précédents. Aussi le chœur s’éleva-t-il avec une luaguificence extraordinaire; les ornements y furent multipliés suivant des dessins variés et originaux. Rien ne surpasse en élégance la grande fenêtre ouverte dans la muraille de l’est. « Cette fenêtre, dit le célèbre W. Pugin, est incontestablement la plus belle du monde en ce style d’architecture \ » Les meneaux sont disposés avec symétrie, et forment un réseau en pierre qui offre la délicatesse et la légèreté d’un tissu de dentelles. L’effet est complété par des verrières peintes, exécutées en 1405 par Jean Thornton de Goventry L La fenêtre de la façade principale peut être comparée à celle dont nous venons de parler. Elle fut l’œuvre de Jean de Birmingham , trésorier de l’église d’York, qui dirigea les travaux de toute cette façade. Aux yeux de certains historiens, cet ouvrage est sans rival en Angleterre; le frontispice seul de la cathédrale de Reims, en France, présente la même abondance d’ornements. A Notre-Dame de Reims, on admire le nombre et l’exécution habile des statues : l’art de la statuaire semble avoir pris à tâche d’y étaler toutes ses ressources, et d’y laisser à la postérité un exemple complet des progrès réalisés et des ditiicultés vaincues. A l’église métropolitaine d’York, la décoration offre un autre caractère; ce sont surtout des feuillages, des fleurons, des moulures finement taillées, des lignes architecturales adroitement combinées. Le monument français se

1 Pugin, Spedmem of yothic architecture . vol. 1 , p. -23.

2 Drake, Histoire d’Yorkj p. 527.

CATHÉDRALE

distingue par la pensée; l’édifice anglais montre la patience du ciseau et la dextérité de l’ouvrier ^

Tandis que l’archevêque Jean Thoresby s’occupait du soin de rebâtir le chœur de sa cathédrale et que la tour centrale s’élevait aux frais de Skirlaw, l’autorité métropolitaine convoquait, en 1367, un concile à Thorp, près d’York, où les archevêques possédaient un palais considérable. On y régla plusieurs questions de discipline, et les évêques de la province, en cette circonstance comme en beaucoup d’autres , usèrent de cette sage liberté ({ue l’Église catholique regarde comme un droit inhérent à la charge épiscopale, ün siècle plus tard, en 1466, George Nevil, au sein d’un concile provincial tenu dans la cathédrale d’York , lit plusieurs règlements qui ne sont pas indignes des grands siècles de foi. L’Église d’Angleterre, sous l’obéissance du souverain pontife, exerçait alors une action puissante dans le domaine qui lui appartient de droit divin, c’est-à-dire dans les atfaires religieuses.

La Grande-Bretagne était en proie à des convulsions terribles : une guerre intestine faisait couler le plus pur sang de ses veines. La victoire des partis opposés était le signal de nouvelles cruautés et la source de haines implacables. La cathédrale d’York, à la fin du xv*" siècle, retentit des acclamations frénétiques des soldats qui célébraient le triom[)he d’un assassin et d’un usurpa-

‘ La cathédrale d’York a environ cent cinqnante-hnit mètres de longueur, sur une largeur de trente -deux mètres; les voûtes ont environ vingt -huit mètres de hauteur; les tours de la façade ont cinquante -huit mètres d'élévation.

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