‹ Les plus belles églises du mondeChapitre 51 sur 84 · CATHÉDRALE D’YORK · texte numérisé non relu

CATHÉDRALE D’YORK

parole qu’on lui entendit murmurer fut celle-ci : Tout est perdu !

Depuis l’époque funeste où l’Angleterre se sépara de l’Église catholique, la cathédrale d’York, comme les autres édifices religieux de la Grande-Bretagne, est dépouillée de ses antiques ornements, et froide comme le culte protestant. Quelques vieilles tombes, ignorées du vulgaire, recherchées seulement par les archéologues, parlent encore des gloires passées de la métropole des Paulin, des Wilfrid et des Oswald. Mais, malgré le silence glacial qui règne dans ce monument , les pierres elles- mêmes ne proclament -elles pas assez haut la grandeur et la fécondité du génie catholique, qui a présidé à la création d’une des merveilles de l’architecture sacrée en Angleterre?

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CATHKItRALE DE SAUSlîl U Y.

CATHÉDRALE

DE SALISBLRY

A catliédrale de Salishiiry passe pour être l’édifice religieux le plus parfait de l’Angleterre. Bâtie au milieu du XIII® siècle, époque brillante de l’architecture à ogives, sous le règne de Henri 111, elle se distingue par la régularité du plan, l’imité de style, la simplicité des ornements, la légèreté de la structure, l’élégance des détails et l’harmonie qui règne partout. Le temps, dans son cours lent mais irrésistible, a donné aux pierres une couleur sombre, et emporté quelques sculptures fragiles. Les révolutions l’ont dévastée à plusieurs reprises; le protestantisme a détruit sculptures et peintures, brisé les vitraux peints, renversé les autels historiés, volé les châsses d’or enrichies de pierreries, foulé aux

CATHKDRALE

pieds les reliques des saints, insulté aux vieux monuments de la foi des apôtres. A la fin du siècle dernier, la mode, le plus terrible ennemi du bon goût, a faif sentir à Salisbury, plus qu’ailleurs peut-être, son empire tyrannique. Malgré tous ces outrages , Notre- Dame de Salisbury a conservé sa noblesse, son caractère distingué, et ces traits de beauté auxquels les siècles, loin de les flétrir, donnent un charme particulier. Nous avons eu occasion d’en faire souvent la remarque en visitant les plus beaux monuments de l’Europe , les églises dédiées à la sainte Vierge conservent , pour ainsi dire, une fraîcheur éternelle et une grâce touchante (lu’elles doivent à leur auguste patronne. La froide réforme du XVI® siècle , si remplie de préjugés contre le culte d’honneur que tous les siècles catholiques ont rendu à la Mère de Dieu , n’a pu réussir à priver entièrement les temples où elle s’est établie de ce doux parfum qu’on respire à Notre-Dame de Chartres, à Notre-Dame de Reims, à Sainte -Marie -Majeure, à Rome, à Sainte- Marie -des -Fleurs , à Florence, à Sainte-Marie-des- Grâces, à Pavie, dans tous les sanctuaires que la piété a bâtis sous les vocables les plus poétiques.

Un antiquaire anglais, dans son admiration enthousiaste, dit que la cathédrale de Salisbury doit occuper, parmi les monuments de la Grande-Bretagne, la même place que le Parthénon parmi ceux de la Grèce. On pourra contester la justesse de la comparaison ; nous l’avons rapportée comme exprimant en peu de mots le sentiment de certains archéologues.

La cathédrale primitive était située à Sherbourn,

DE SAIJSBEKY.

dans le comté de Dorset, à ré|)ociue où le vaste territoire de Salisbiiry, de Bristol, de Wells et d’Exeter était soumis à la juridiction d’nn seul évêque. On croit généralement que la fondation eut lieu en 70o. Les îles Britanniques étaient alors en proie à des guerres continuelles et à des désordres que l’histoire n’a pas tous enregistrés; ceux dont elle a rempli ses annales sutïisent pour composer un affreux tableau. Partagées entre plusieurs souverains, déchirées comme une proie qu’on se dispute, elles changeaient perpétuellement de maître. L’heptarchie anglo-saxonne est connue surtout par les luttes sanglantes, les assassinats , les empoisonnements, les fraudes, les perfidies, qui firent disparaître des familles entières de rois. Gomme à toutes les époijiies agitées, de nombreux monastères furent fondés ; le cloître seul promettait paix et sécurité. Mais trop souvent encore le bruit des armes retentit jusqu’au sein des asiles consacrés à la prière , et jusque dans l’obscure retraite où des vierges chrétiennes se croyaient à l’abri de tous les dangers du monde.

Après la mort d’Etlielwald, treizième évêque de Sherbourn , en 90o , le diocèse fut divisé par Plegmund , archevêque de Cantorbéry, sous le règne d’Édouard l’Ancien, fils et successeur d’Alfred le Grand. Celui-ci , prince pieux, instruit, brave et prudent, fut le vrai fondateur de la grandeur de son royaume. Non content de rétablir l’ordre par la force des armes, il sut le maintenir en faisant respecter les lois. Il rédigea luimême un code approprié aux mœurs de ses sujets et aux besoins de son temps, composé des plus sages

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ordonnances de ses prédécesseurs. Jamais roi ne fit davantage pour son peuple. Afin de réveiller et de répandre le goût des lettres, jadis apporté de Rome par les missionnaires, il se fit l’instituteur de la nation. 11 ne craignit pas de consacrer de longues veilles à la traduction de plusieurs ouvrages latins qu’il fit passer dans l’idiome barbare de la Grande-Bretagne, ambitionnant, pour unique récompense d’un si rude labeur, de polir et d’éclairer l’esprit de ceux-là mêmes que les devoirs de leur charge rend dépositaires de la science divine. Les incursions des Danois avaient détruit la plupart des bibliothèques. Alfred fonda des écoles , et attira par des promesses et des présents des savants et des [)rofesseurs. Personne n’obtenait un emploi s’il ne justifiait qu’il possédât les connaissances requises. 11 y eut quelques exceptions; nous en ferons connaître une qui peint bien la grossièreté du temps et la sagacité du roi. Quelques fonctions civiles furent accordées à des vieillards que leur âge rendait incapables d’étude , à condition que leurs enfants ou leurs parents étudieraient a leur place. Un des promoteurs de cette utile réforme fut Asser de Saint -David, évêque de Sherbourn. Le monarque faisait grand cas de cet évêque; il exigea de lui qu’il resterait six mois chaque année auprès de sa personne, et résiderait dans son. diocèse le reste du temps.

En 10o6, le siège épisco|)al fut transféré de Sherbourn à Old-Sarum, place importante où les Romains avaient fondé un établissement lors de la conquête, et qui présentait toujours de grands avantages pour la

bE SALLSBURY.

tléfense. Osinoiid, fils du comte de Séez, en Normandie, suivit Guillaume le Conquérant dans son expédition en Angleterre, en lOGO. Ses services furent magnifiquement récompensés : il fut nommé comte de Dorset et chancelier du royaume. Las des grandeurs du monde, Osmond embrassa l’état ecclésiastique, et devint évêque de Slierbourn, ou d’Old-Sarum, en 1078. 11 se distingua, dans l’exercice des fonctions épiscopales, par son zèle pour l’observance de la discipline de l’Église et pour le salut du troupeau confié à ses soins; il ne dédaignait aucune des fonctions, même les plus humbles, du ministère pastoral, et son biographe raconte qu’il assista plusieurs fois les criminels condamnés au dernier supplice. 11 construisit sa cathédrale dans l’espace de neuf ans , et la dédia à la sainte Vierge en 109^. Le feu du ciel endommagea fortement l’édifice en 1099; mais l’évêque eut le temps de le réparer avant sa mort, qui arriva le 4 décembre de la même année. Osmond mérita d’être canonisé, et fut un des patrons du diocèse dont il avait été le bienfaiteur. Il cultiva les lettres, et on lui doit la Vie de saint Adeline. Tel était son goût pour l’étude, que, dans ses moments de loisir, il transcrivit et relia plusieurs livres de sa propre main. Ce saint évêque corrigea les livres de liturgie de son Église. Son travail fut si généralement goûté, que le missel, le bréviaire et le rituel réformés par ses soins furent adoptés dans toute la Grande-Bretagne.

En 1116, cette église servit à une réunion importante. Henri Beauclerc assistait à la chasse funeste où Guillaume le Houx perdit la vie. Tandis que des paysans

CATHÉDHALK

portaient à Winchester le corps sanglant du roi, qui fut enseveli sans pompe, les courtisans coururent se mettre à la suite de Henri , qui se fit proclamer roi , au mépris des droits que son frère Robert avait à la couronne d’Angleterre. Henri n’était pas moins rusé qu’ambitieux. Il s’appliqua tout d’abord à gagner l’alfection des grands et du peuple , en accordant une charte dans laquelle il s’engageait à respecter les droits de chacun et à réprimer les abus. Pour se concilier l’affection des Anglais, il épousa Mathilde, princesse saxonne. Les Normands murmurèrent hautement; mais le roi trouva plus tard l’occasion de leur faire expier leurs moqueries et leurs plaintes. Le duc Robert, secondé par plusieurs seigneurs normands , eut recours à son épée [)our obtenir réparation des torts dont Henri s’était rendu coupable à son égard. Mais le sort des armes ne lui fut pas favorable. Vaincu par son frère , même avant d’avoir combattu, Robert renonça au trône; dans la suite, il fut fait prisonnier près de Tinchebray, en Normandie, et confiné dans un château du pays de Galles. Henri V'" n’ignorait pas que la couronne qu’il avait si péniblement acquise pouvait être disputée à son fils. C'est pour cela qu'en 1116 il convoqua en assemblée générale tous les prélats et les grands du royaume. Son fils Guillaume y fui proclamé son héritier. Tous lui prêtèrent serment de fidélité; mais les calculs du roi furent cruellement déjoués par le sort; le jeune prince péi*it misérablement dans les Ilots sur les côtes de Normandie. Henri P'', durant son règne, compta Roger, évêque d’Old-Sarum, parmi ses

DK SAUSBIHY.

conseillers les plus habiles. Ce prélal fut tué en 1139, victime des cruautés que les soldats du roi Etienne exerçaient dans toutes les places où ils tenaient garnison. Le château d’Old-Sarum servait de repaire à une soldatesque dont rien ne pouvait modérer les violences et la rapacité. Cet état de choses continua trop longtemps. Fatigués d’un voisinage si importun, les évêques résolurent de transférer ailleurs leur siège épiscopal. Richard Poore accomplit ce dessein, avec l’agrément du roi et rautorisation de la puissance spirituelle.

Les fondements de la nouvelle cathédrale furent jetés en 1220, la cinquième année du règne de Henri IlL Cette cérémonie eut lieu avec toute la pompe imaginable. Pandolfe, légat du pape Honorius III, bénit et posa cinq pierres : la première au nom du souverain pontife; la seconde au nom du roi; la troisième au nom de Guillaume Longue-Epée, comte de Salisbury; la quatrième au nom de la comtesse Ella , fdle et héritière de Guillaume d’Evreux, en son vivant comte de Salisbury ; et la cinquième au nom de l’évêque. Nous ignorons si chacune de ces pierres portait une inscription particulière; c’était l’usage du temps, et l’on a quelquefois découvert des pierres de ce genre qui ont tout l’intérêt d’un document historique. Les chroniqueurs nous ont fait connaître des faits curieux relatifs à la fondation des églises. Ainsi , lorsque Févêque ne pouvait pas se rendre sur les lieux au moment où l’on se disposait à placer les premières assises, il envoyait de petites pierres bénites par lui, qn’on mettait

CA THÉDRAU-:

respecliieusemeiit sous les imirs de l’abside. On regardait cet envoi comme un acte de juridiction épiscopale. C’était en même temps un acte symbolique propre à montrer à tous les yeux que, dans son diocèse, l’évêque représente la pierre angulaire, hors de laquelle on ne saurait rien bâtir solidement.

Richard Poore mena avec une ardeur prodigieuse la grande entreprise qui seule sutïirait pour immortalise!’ sa mémoire. Il eut le plaisir de voir le chœur de son église consacré solennellement en 1225 par le cardinal Ktienne Langton , archevêque de Cantorbéry. Cette dédicace eut lieu le 29 septembre , fête de saint Michel, frois jours après il fut transféré au siège de Durham ; il mourut en 1239. Les plans qu’il avait conçus ou approuvés ne reçurent aucun changemenl : cela explique l’unité et l’harmonie qui constituent le principal mérite de la cathédrale de Salisl)nry.

Ln 1229, Robert Bingham s’assit sur la chaire épiscopale de Salisbury. Cœ prélat jouit d’une faveur marquée auprès du roi Henri III, (jui eut d’abord en ses bonnes grâces des personnages originaires du Poitou , grâce à la protection de l’évêque de Winchester, Pierre des Roches , ministre favori du monanpie anglais. Par la suite, les Poitevins furent remplacés par des Provençaux, lorsque le roi eut épousé Eléonore, fdle du comte de Provence. Bingham obtint l’autorisation d’employer à la construction de sa cathédrale toutes les sommes provenant des amendes imposées par les officiers de justice du chapitre. On dit que ces sommes étaient considérables; ce qui prouve (ju'en tout temps les

DE SAUSBI UV.

tribunaux et les suppôts de la justice ont eu l’art de battre monnaie. Pendant dix -huit années, l’évêque de Salisbury poussa les travaux avec une persévérance que nul obstacle n’arrêta. Il avait même contracté un emprunt de dix-sept cents marcs d’argent, lorsqu’il mourut en 1246. Ce prélat doit être considéré comme un des principaux bienfaiteurs de l’église de Salisbury. Il eut un digne successeur en Guillaume d'York, qui s’appliqua également à continuer l’œuvre déjà fort avancée. Malgré l’activité qu’il ne cessa de déployer durant dix années, il expira, en 1256, sans atteindre le but de ses désirs.

Il était réservé à Gilles de Bridport de mettre la dernière main à une œuvre de si longue haleine. La cérémonie de la dédicace fut fixée au 29 septembre 1260, anniversaire de la consécration du sanctuaire. L’église fut dédiée à la bienheureuse Vierge, Mère de Dieu. Boniface, archevêque de Cantorbéry , présida à cette fête, à laquelle assistèrent quantité de prélats, d’abbés, de seigneurs laïques , et une foule de peuple. Tous bénissaient Dieu, et chantaient les louanges de la sainte Vierge , en voyant arrivé à sa perfection ce noble édifice, la gloire de la contrée, riionneur de l’Angleterre. Les populations catholiques admiraient et visitaient avec amour ce beau sanctuaire , digne de leur dévotion envers celle que l’Église invoque comme le Secom^s des chrétiens, le Refuge des pécheurs, la Consolatrice des afjligés, et qui reçut dans l’ile des Saints des hommages si empressés. La même année , on apporta d’Old-Sarum à Salisbury les restes de saint Osmond et de deux

nutres évêques, Roger et Jocelin. On estime que la dépense de l’édifice, d’après les comptes rendus au roi Henri III, s’éleva à la somme de vingt-six mille six cent soixante- six livres sterling (466,650 fr. ), somme énorme pour le temps, équivalant aujourd’hui à plusieurs millions de notre monnaie.

Le plan de la cathédrale de Salisbury est en forme de croix archiépiscopale , à douljle transsept; elle olï’re les dimensions suivantes :

Longueur clans œuvre 138'”

Largeur 24'”

Longueur du premier transsept. . . tr)*”

Longueur du second transsept. . . 44'” 20

Hauteur des voiiles 25’”

Élévation de la flèche centrale. . . 123'”

DK SALISIUJDV.

Aucune cathédrale n’est pins coinplèle (pie Notre-Dame de Salisbury. Le cloître et la salle capitulaire sont admirables. I.e cloître est composé de cpiatre galeries (jiii ont chacune une longueur d’environ cinquante -cinq mètres ; la salle du chapitre a dix-sept mètres soixantesept centimètres de diamètre.

La façade n’est pas moins remarqnalile par sa belle ordonnance que par la délicatesse des ornements. Les angles sont soutenus par des tourelles surmontées de clochetons élancés. Trois portes et trois hautes fenêtres, des lignes d’architecture adroitement combinées, un pignon aigu, une décoration élégante, un peu compassée et froide peut-être , une symétrie parfaite dans les ajustements, une régularité que ne désavouerait pas l’école moderne, des moulures sans nombre et haliilement profdées, tels sont les traits distinctifs de cette façade. Les contre-forts sont hardis; mais ce qui rehaussait jadis les façades latérales, c’étaient des statues de grande dimension ; il en existe encore quelquesunes; les autres ont été détruites. La flèche centrale produit le meilleur effet. Elle s’appuie sur une tour divisée en deux étages par des fenêtres élégantes ; le passage du carré à l’octogone est dissimulé avec art à l’aide de clochetons. La pointe de la flèche est inclinée d’environ cinquante centimètres.

Quand on entre dans la cathédrale de Salisbury, on est frappé de la beauté de la structure et de la perspective des nombreuses travées ogivales, qui conduit l’œil vers la chapelle de la Sainte-Vierge, au chevet. Autrefois cette chapelle était resplendissante. La piété s’était plu a

CATIIÉDRALE DE SAEISHUUV.

rembellii'; Tart y avait déployé toutes ses ressources. Depuis le règne de Henri YIII , les erreurs du protes tantisme ont banni du temple de la Vierge sans tache les gracieux ornements que la dévotion a imaginés et que le goût a consacrés. De nos jours, les anglicans eux -mêmes, revenus à de plus saines idées, cm regrettent la destruction. On les voit peu à peu reparaître dans quelques-uns des temples bâtis par les mains catholiques de leurs pères. A A^oir ces vieilles églises, dit M. le comte de Montalembert \ si vastes, si belles de leur primitive beauté, et emj)ru niant une j)arure nom^elle aux vitraux et aux ciselures que leur prodigue une pieuse munificence, on les dirait prêtes à recevoir dans toute son intégrité cette vérité divine dont elles ne possèdent qu’une trop faible portion. Il faut, du reste, admirer sincèrement le zèle et la munificence des prêtres et des laïques anglicans pour la décoration et la restauration de ce (pi’ils regardent comme la maison de Dieu. Il faut les féliciter de ce que, avec leur heureuse et ordinaire inconséquence, ils ne s’aperçoivent pas que rornementation de rarchitectiire et de la sculpture catholiijues, ((u’ils reproduisent à si grands frais, repose presque exclusivement sur les deux dogmes de la présence réelle et de l’inAwation des saints, que l’anglicanisme ofliciel proscrit rigoureusement. »

1 De V Avenir politiijue fJe r Anylefei re , Gorrospondant, iioiiv. sér., I, 344.

CATIIÉDHALE UE Ll.NCOL*N.

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