Les plus belles fleurs de la Legende dorée de Jacques de Voragine, Evesque de Gennes
AiNCT Anthoine, comme ilestoiten l'eage de vingt ans, il ouytlireen l'église: « Si tu veulx estre parfait, va et vens ce que tu as et donne aux pouvres.» Et alors il vendit tout et donna aux pouvres, et mena vie de hermite. Et cestuy soustint temptations des diables sans nombre. Et une foys, quant il eut surmonté l'esperit de fornication par vertu de foy, le diable vint devant lui en la forme d'ung enfant noir, et confessa qu'il estoit vaincu de luy. Et lors Anthoine impetra par ses prières qu'il veit l'esperit defornicationespiantles jouvenceaux. Et quand il le veit en ladicie forme, il dist : « Tu es apparu à moy en tresville forme. Je ne te doubteray plus. » Une autre fois que sainct Anthoine se
tapissoit en un tombel, grant multitude de diables le tourmentèrent, si que son serviteur l'emporta sur ses espaules. Et si comme tous ceux qui làestoyent, le plouroyent ainsi comme mort, tous s'endormirent et sainct Anthoine revesquit soudainement et se fit arrière raporter à ce tombel par son varlet. Et si comme il estoit illecques estendu à terre pour la douleur des playes, par la vertu de luy, il les esmouvoit à luy à l'assault. Et lors s'apparurent à luy en diverses formes de bestes saulvaiges etle desrompirentarrieres aux dens, aux ongles et aux cornes cruellement. Et adoncques apparut illecques merveilleuse replendisseur qui chassa hors tous les diables. Et sainct Anthoine fut tantost guery, et entendit que Dieu estoit là, et dist :« Où estoys tu, bon Jesucrist ? Pourquoi ne vins tu au commencement pour moy aider et pour guérir mes playes? » EtNostre Seigneur Jesucrist luy dist : « Je estoye icy, mais je attendoye à veoir ton estrif. Et pource que tu as bien combatu, je te feray renommer par tout le monde. »
Et le benoist sainct Anthoine estoit de si grant ardeur d'amour, que quant l'Empereur Maximien occioyt les crestisen,
sainct Anthoine suyvoit les autres martyrs pour estre faict martyr avecques eux, et estoit moult fort courroucé de ce que on ne luy donnoit martyre.
Si comme il s'en alla une foys à ung autre désert, il trouva une escuelle d'argent, et dit à soymesmes : « D'où vient ceste escuelle d'argent, là où nul homme ne va? Se elle fut cheute à ung viateur ou chemineur, il eust ouy le son par sa pesanteur.» Et puis il dist : « O diable, se c'est de ton œuvre, ta voulenté n'en pourra changer la mienne. » Et, en ce disant, l'escuelle se evanouyt comme fumée. Et après, il trouva une tresgrant masse de vray or. Mais le benoist sainct Anthoine fuyt l'or, ainsi comme se ce fust esté de feu ardant. Et ainsi s'en fuyt es montaignes, et là fut vingt et deux ans resplandissant par moult de miracles.
Et une autre foys, le glorieux abbé sainct Anthoine estoit ravy en esperit : il veit tout le monde plain de grans latz assemblés et conjoingz ensemble. Et Anthoine s'escria et dist : « Las ! qui eschapera ces latz? » Et il ouyt une voix qui dist : « Humilité. »
Une foys, il fut levé de anges en l'air et les diables vouloyent empescher son
passaige, proposans contre luy ses péchez dès le commencement de sa nativité, ausquelz les anges dirent : « Ne racontés pas ceux qui sont effacés parla pitié de Christ. Mais si vous en sçavez nulz, depuis qu'il fut moyne, dictes les. » Et quant ilz eurent failly à leur propos, le glorieux Anthoine fut mis hault et fut tout délivré.
Et Anthoine disoit aucunes foys de soymesmes : « Je veis une foys le diable, hault de corps, qui osoit dire qu'il estoit vestu de providence de Dieu et dist : Anthoine, que veulx tu que je te donne ? Et je luy crachoie au visage, et estoys tout armé du nom de Jesucrist ; et me combati contre luy, et il se esvanoyt. Et après ce, le diable s'apparut à moy si grant que le chief atouchoit au ciel. Et quant je luy eu demandé qu'il estoit, il me dist qu'il estoit Sathanas. Et dist après : Pourquoy me assaillent ainsi ces moynes et ces mauvais crestiens? Et Anthoine dist : A bon droit le font, car ilz sont souvent tourmentés par tes aguetz. Et le diable dist : Je ne les tourmente point, mais ilz se courroucent ensemble. Je suis mis à néant, car Jesucrist règne j à partout. »
Ung archier veit une foys sainct Anthoine soy esjouyssant avecques ses frères.
et il despleut à larchier. Et lors sainct Anthoine luy dist : « Metz ta sagette en ton arc, et tray. » Et il le fist. Et quant il l'eut fait la seconde foys, et la tierce, l'archier dist : « Je pourroye trayre, tant que je romproye mon arc. j) Et le glorieux sainct Anthoine dist : « Ainsi est il des œuvres de Dieu, car si nous voulions entendre outre mesure, nous serions plus tost froissez, si qu'il convient aucune foys relaisserrigueur. » Et quant celluy le ouyt, il s'en partit confus.
Ung homme demanda une foys à sainct Anthoine : « Quelle chose feray je pour plaire à Dieu ? » Et Anthoine respondit : a En quelque lieu que tu voyses, aies tousjours Dieu devant toy et devant tes yeux. Et en ce que tu feras, garde tousjours les préceptes des sainctes Escriptures. Et en quelconque lieu que tu soyes, ne t'en pars tost. Garde ces troys choses, et tu seras saulvé. »
Ung abbé demanda au glorieux sainct Anthoine: «Que feray je? » Et sainct Anthoine dist : « Ne te fie pas en ta justice, tiens contenance de ventre et de langue, et ne te repens point de chose passée. « Et si luy dist Anthoine : « Tout ainsi comme les poissons qui se tardent en lieu
sec, se meurent, pareillement les moynes tardant hors de leurs celles et demourans avecques les séculiers sont hors de leur propos. » Et encore dist le glorieux sainct Anthoine : « Qui se siet en sa celle seullet, il se repose, et est hors .de troys batailles ; de ouyr, de parler, et de veoir. Il combat seullement au cueur. »
Aucuns frères allèrent avecques ung ancien visiter sainct Anthoine, et le glorieux sainct Anthoine leur dist : « Vous avez ung bon compaignon en cest ancien frère. » Et puis dist à celluy ancien : « Père, tu as trouvé bons frères avecques toy. » Et celluy ancien frère luy dist : «Je les ay trouvés bons, mais leur habitation n'a point de porte, car qui veult entrer en l'estable, il entre et deslie Tasne. » Et le bon ancien frère disoitce,pource que tout ce que ilz avoyent au cueur estoit tantost en la bouche.
duant le benoist Anthoine fut en l'eage de cent et vingt ans, il baisa tous ses frères
et reposa en paix, soubz Constantin
qui régna Tan de grâce de Nostre
Seigneur Jesucrist troys
cens et quarante.
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Légende de sainct Sebastien.
nomme trescrestien de la cité de Narbonne. Et fut si amy de Diocletien et Maximien empereurs que ilz luy baillèrent la seigneurie de la première compaignie des chevaliers et luy commandèrent toujours estre devant eulx.
Et cestuy portoit tant seulement le mantel de la chevalerie affin qu'il peut conforter les âmes des crestiens qu'il veoit défaillir es tourmens. Et si comme les benoystz et tresnobles hommes Marcellin et Marcel frères estoyent jugez à estre décollés pour la foy de Jesucrist, leurs parens vindrent àeulx pour les oster de leur bon propos. Et là vint leur mère, les cheveux desrompus et les vestemens descirez. Et leurmonstroit sesmammelles, et leurdisoit en ceste manière : « Ha ! ha !
tresdoulx filz, oncques telle maleureté ne advint à femme comme à moy ne pleur si fort à souffrir. Lasse, chetive, je pers mes filz qui tendent à la mort de leurgré. Lesquelz se ennemys les me ostoient à force je les suivroye parmy la bataille ; se ilz fussent encore en chartre, je la romperoye et deusse je mourir. Ce m'est une manière nouvelle de mourir, par laquelle la jeunesse de mes filz est perdue de leur gré et la vieillesse des parensest contraincte à vivre. »
Et si comme la mère disoit ce, le père, qui estoit ancien, fut amené par ses serviteurs et son chief arousé de pouldre, disoit telles parolles au ciel : a Je suis venu à mes filz allans à la mort de leur gré, pour dire moult de choses. Car ce que j'avoye appareillé pour ma sépulture, convient il que, je maleureux, despende en la sépulture de mes filz ?0 filz, baston de ma vieillese et la double lumière de mes entrailles, pourquoy aymez vous tant la mort? Ha, jeunes gens, venez çà, plourés dessus ces jouvenceaux qui, de leur gré, périssent ; vieillars, venés et plourés sur mes filz. Venez çà, pères, et leur deffendés, si que vous ne souffres telles choses. Mes yeulx défaillent en plourant.
si que ne voye mes filz esîre tués par playes. » Et si comme le père disoit telles parolles, les femmes de ses jouvenceaulx vindrent qui leur monstrerent leurs filz, crians et hulans : a Seigneurs, à qui nous laissés vous ? à qui seront ces enfants ? qui nous partira noz larges possessions? Las! comme vous avez cueurs de fer, qui desprisés voz parents et amys et gettés hors voz femmes, et régniez voz enfants, et vous baillés aux bourreaux de vostre gré ! »
Et entre ces choses, les cueurs de ces hommes commencèrent à amollir. Et lors saint Sebastien vint là, et saillit au milieu d'eulx et dit : « O tresfors chevaliers de Jesucrist, ne vueillés pas perdre la couronne pardurable par misérables blandices et parolles. » Et lors dit aux parens : « Ne vous doubtés : ilz ne seront pas séparés de vous, mais vont au ciel pour vous appareiller les maisons celestielles, car, dès le commencement du monde, ceste vie déçoit ceulx qui espèrent en elle et fraude ceux qui ont presumption, ne elle n'est si seure ne si certaine à nul que elle mente à tous. »
Et si comme le glorieux chevalier sainct Sebastien preschoit ces choses et semblables à cescompaignons, Zoé, la femme
de Nicostrate, en la maison de laquelle les sainctz estoyent engardés, qui avoit la paroUe perdue, si se agenouilla aux piedz du sainct et requerroit pardon par signes. Et adonc Sebastien dit : c< Si je suis donc serviteur de Jesucrist, et ces parolles que ceste femme a ouyes de ma bouche sont vrayes et les croit, si luy ouvre la bouche qui ouvrit la bouche à Zacharie prophète de Nostre Seigneur. » Et à ceste paroUe, la femme s'escria, et dit : « La parolle de ta bouche est benoiste et ceulx sont benoists qui croyent ce que tu as dit. Car j'ay veu ung ange tenant ung livre devant toy là où tout ce que tu as dit estoit escript. » Et quand son mari ouytcecy, se myt aux pieds de sainct Sebastien, requérant pardon. Et tantost deslya les martyrs, disant et requérant que ilz s'en allassent quictes : lesquelz dirent que en nulle manière ilznelaisseroyent la victoire qu'ilz avoyent emprinse.
Adoncques Nostre Seigneur donna si grant grâce et si grant vertu es parolles de sainct Sebastien que il ne confirma pas tant seulement Marcellin et Marcel en ferme voulenté de martyre, mais aussi Tarquilin leur père, et leur mère, et plusieurs autres femmes qu'il convertit à la
foy. Et Policarpe prestre les baptisa tous. EtTarquilin quiestoit malade d'unegriefve maladie, si tost comme il fut baptisé, il fut guery.
Et lors le prevost de la cité de Romme pria Tarquilin qu'il luy amenast celluy qui luy avoit donné santé, car luy-mesmes estoit malade d'une grieve maladie. Et quand Policarpe prestre et Sebastien furent venus à luy, il les pria qu'il eut santé. Sebastien luy dit que il reniast premièrement les ydoles et luy donna puissance de les depescier, et ainsi il recevroit santé. Lors Cromacien le prevost dit que ses serviteurs le fissent, non pas luy. Sebastien dit: « Ils sont paoureux, etdoubteront à despecier leurs dieux. Et se le diable en blessoit nul par celle occasion, les mescroyans diroient eulx estre blecez pour ce qu'ilz destruisoyent leurs dieux. » Et ainsi Policarpe et Sebastien destruirent plus de deux cens ydoles. Et après ce, ils dirent à Cromacien : « Pourquoy ne as tu receu santé tant comme nous avons despecé les ydoles? Certaine chose est, ou que tu n'as pas encore osté ta mescreantise, ou que tu as encore gardé des ydoles. » Et lors leur demonstra qu'il avoit une chambre où toute la lumière et discipline des es-
toilles estoit, pourquoy son père avoit despandu plus de deux cens poix d'or, et par lesquelles il sçavoit avant tout ce qui luy estoit à advenir. Et Sebastien luy dit qu'il n'auroyt point santé tant que cest ouvraige seroit entier. Et si comme il s'accordoit à ce qu'il fust destruit, Tiburcien son filz, qui estoit noble jouvencel, dist : « Je ne souffriray jaque si noble ouvraige soit destruit. Mais pource que je ne soye veu estre contraire à la bonne santé de mon père, que deux fours soyent alumés: et quant l'euvre sera destruicte, se mon père ne reçoit bien tost santé, je vous feray tous deux ardoir tous vifz à grant martyre. » Et le glorieux sainct Sebastien dist : « Il soit ainsi comme tu as dit. » Et si comme ilz desrompoyent ceste chambre, l'ange s'apparut au prevost, et luy dénonça que la santé luy estoit envoyée de Nostre Seigneur. Et tantost celluy fait sain courut après luy pour luy baiser les piedz, et il luy dénia, pource qu'il n'avoit pas encores receu baptesme. Lors luy, et Tiburcien son filz, et mille autres, et quatre cens de leurs mesgnies furent baptisés.
Et Zoé fut tenue et tourmentée longuement des mescreans, tant qu'elle mist hors l'esperit. Et quant Tarquilin Fouit, il
vint avant, et dit : « Femmes vont devant nous à couronne de martyre : pourquoy vivons nous? » Et en peu de jours après, il fut lapidé. Et à Tiburcien si fut commandé qu'il allast nudzpiedz sur les charbons ardans, ou qu'il donnast encens aux ydoles; et il fist le signe de la croix sur les charbons et alla dessus à nues plantes fermement, disant : « Il m'est advis que je marche sur fleurs de roses, au nom de Nostre Seigneur Jesucrist. » Auquel Fabien prevost dist : a Nous sçavons bien que vostre Jesucrist vous a enseigné l'art magique. » Auquel Tiburcien dit: «Taistoy, maleureux, tu n'es pas digne de nommer si saint nom, ne si doulx. » Lors fut le prevost iré, et commanda qu'il fust décollé.
Et lors, Marcellin et Marcel furent tormentés et liés à ung pal. Et si comme ilz estoient affichés, ils disoyent en chantant : « Veés comment bonne chose et joyeuse est de habiter les frères ensemble ! » Ausquelz le prevost dist : « Maleureux, ostés vostre forcennerie et vous délivrez vous mesmes. » Auquel ils dirent : « Nous ne fumes oncques mais mieulx repeuz : nous voudrions tant estre cy que les âmes se partissent du corps. » Et lors le prevost
commanda qu'ilz fussent tresperciez de lances parmy les costes. Et ainsi accomplirent leurs martyres.
Et lors après le prevost dénonça les faictz de sainct Sebastien à Diocletién empereur, qui le fit venir à luy et dist : « Je t'ay tousjours aymé entre les princes de mon palays, et tu as abbaye et crié contre mon salut et en l'injure des dieux. » Et Sebastien dit : « J'ay tousjours adoré Jesucrist pour ton salut et pour Testât de l'empire de Romme. J'ay tousjours adoré Dieu qui est es cieulx. » Et lors Diocletién commanda qu'il fust lyé au millieu d'ung champ, et qu'il fust sagetté de sagettes. Et lors trairent à lui, si que il fut tout emply de sagettes comme ung hérisson :
cuiderent qu'il fust mort, et s'en allèrent. Et dedans peu de jours après, il fust délivré. Et estoit sur les degrés du palays ; et si comme l'empereur venoit de faire mal aux crestiens, il le reprint durement. Et lors dit l'empereur : « N'est ce pas Sebastien que jà pieçà je commanday estre sagetté et occis de sagettes? » Auquel Sebastien dit : (c Nostre Seigneur m'a ressuscité pour vous reprendre des maulx que vous faictes aux crestiens serviteurs de Jesucrist. » Et lors l'empereur commanda qu'il
fust tant bastu qu'il mist hors l'esperit. Puis fit getter le corps en une chambre quoye, qu'il ne fust adoré comme martyr de crestiens. Et la nuyt ensuyvant, il apparut à saincte Lucie, et luy révéla où son corps estoit, et commanda qu'elle l'ensevelist aux piedz des Apostres, et elle le fit. Sainct Grégoire raconte au premier livre du Dialogue que une femme, en Toscane, nouvelle mariée, fut conviée, avecques d'autres femmes, à aller à la dedication de l'église sainct Sebastien.
Et, la nuyt qu'elle devoit aller le lendemain, elle fut aiguillonnée de la chair, et ne se peut tenir de son mari, et, au matin, elle eut plus grant honte des hommes que de Dieu et alla là. Et tantost qu'elle fut entrée en l'oratoire où les reliques de sainct Sebastien estoyent, le diable la print, et la commença à tourmenter devant tous. Lors le prevost de l'église print la couverture de l'autel, et la couvrit, et tantost le diable assaillit celluy prestre. Et lors les amys d'icelle dirent aux enchanteurs qu'ilz enchantassent le diable par leurs enchantemens. Mais, tantost ainsi comme ilz les enchantoyent, par le jugement de Dieu, une légion d'ennemis (six mille six cens et
soixante et six) entrèrent en ycelle et la tourmentèrent aigrement. Et ung homme Fortunat par nom, noble par saincteté, la guérit par ses prières.
Il est leu en l'Histoyre des Lombars que, au temps de Humbert, roy de Italie, ladicte Italie fut frappée de si grant pestilence que à peine pouvoit le vif ensevelir le mort, et celle pestilence s'efforçoit à Romme et à Pavie* Et lors le bon ange s'apparut visiblement, et commandoit au mauvais ange qu'il ferist d'ung baston les maisons, et.fist mourir les gens : et tant de foys comme il feriroit les maisons, tant de mors en estoyent mis hors. Et il fut divinement révélé à ung homme que ceste pestilence ne cesseroit en nulle manière devant que Ton iroit sanctifier et consacrer ung autel à Pavie au nom de sainct Sebastien. Et il fut fait en
l'église de sainct Pierre qui est dicte
es Liens. Et lors la pestilence
cessa, et les reliques de
sainct Sebastien furent
portées là de
Romme.
Ct^egeuDc Çc la ^iac f^inac agne^