‹ Les plus belles fleurs de la Legende dorée de Jacques de Voragine, Evesque de GennesChapitre 3 sur 3 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

Ç William Morris, dont on connaît la prédilection pour tout ce qui touchait au moyen dge, ne pouvait manquer de comprendre la Légende dorée parmi les réimpressions que donna sa célèbre Kelmscott press. Il choisit comme texte la traduction anglaise faite par Caxion, non sur l'original latin de Jacques de Voragine, mais sur une traduction française imprimée dans le dernier quart du xve siècle. Son édition, complète en trois volumes, parut en 1892 : huit ans plus tard, en 1900, M. F. S. Ellis, qui en fut l'éditeur, reproduisit le même texte fort archaïque, dans une édition populaire, en six volumes.

Nous ne pouvions songer à imiter W. Morris dans une aussi gigantesque entreprise : le lecteur français exige des ménagements. Mais, à l'exemple de M. Ellis, nous avons fait choix du texte qui servit de modèle à Caxton, c'est-à-dire de la traduction faite au xive siècle par Jehan de Vignay, telle qu'elle se lit dans l'édition qui fut « achevée de imprimer à Lyon par honneste homme Jehan de la place au près du puys peluz. L'an mil cinq cens et dix huit le settième de novembre. » ( Cf. le Catalogue des livres de la bibliothèque J. de Rothschild, n» 2020.)

Nous avons traité le texte avec respect, mais sans fétichisme, et ne prétendons nullement avoir donné une édition critique. Sur les problèmes que soulève l'ouvrage, nous ne saurions mieux faire que de renvoyer le lecteur curieux au livre du R. P. Delehaye: Les légendes hagiographiques, et le savant hagiographe ne nous en voudra pas de rappeler son rôle prépondérant dans la publication de La Libre Belgique, ce journal fantôme, qui sut déjouer toutes les inquisitions des envahisseurs du noble pays où Caxton, le premier imprimeur anglais, apprit les éléments de son art.

Les vingt et une «< hystoires »> que nous reproduisons, ont été choisies parmi celles qui eurent les faveurs de nos pères et inspirèrent au mieux les « ymaigiers •> xylographes; nous les avons illustrées en nous inspirant des principes qui ont présidé à la présentation des précédents volumes de cette collection.

La présente édition, la quatrième de la série

comprenant trois cent vingt exemplaires

de luxe, dont 20 Japon impérial

numérotés de i à 20 et 300 vergé

d'x\rches numérotés de 21 à 320,

a été imprimée par

Protat frères

à Mâcon.

Jacobus de Vairagine

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