‹ Les Plus-Values: Base d'ImpositionChapitre 41 sur 272 · SEC'I · texte numérisé non relu

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par letableau suivant où toutes les valeurs cotées

en Bourse (1) se trouvent groupées. (V. tableau

page 82).

. Compagnie Compagnie Ch argeurs générale Messageries NE Réunis de maritimes EVA Navigation transatlantique 1901 1.190 43 436 65 496.1 257 98 1902 RE 872 35 335 88 336 88 139 30 1903 638 05 364 66 216 84 131 55 | 1904 581 85 361 62 228 03 160 61 1905 746 49 -358 59! « 289 38 184 13 1906 799 26 403 02|. 285 08 209 76 1907 600 50 399 57 232 16 216 30 1908. 479 81] / 410 16 168 65 209 86 1909 79 41 414 13 164 88 220 53 1910 513 81 406 21 179 99 235 44 © I9II 580 99 570090 168 03 227 06 1912 652 22 321 18 150 33 210800 1913 635 31 309 78 131 99 198 99 Cours maximum... 1.496 36 453 77 726 86 621 10 en (1897) (1897) (1897) (1890) Plus-value initiale absolue... 185 31 — 190 22 — 118 O1| + 28 9 Plus-value en 0/0..|+ 27 06|— 38 04|— 23 Gol+ ‘ 19 30 — pour l'en- | (reprise 46.765.500 »|—6.087:040 »|—14.161.200 »|45.210.000 » Valeur nominale... 00 » 500 » 250 » 150 D Total plus-value : 11.976.500 francs Total moins-value : 20.248.240 francs Moins-value totale : 8.271.740 francs Sr D

Parrapportàäun capital de base de 18.829.6y5.000fr. la plus-value s’est élevée pour l’ensemble des

1. D’après l'Annuaire des valeurs admises à la cote officielle de la Bourse de l’aris, publié par la Chambre syndicale des agents de

change, 1915-1917.

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valeurs mobilières (actions) au chiffre total de 15.669.186.249 francs. La moins-value seulement à 1.596.715.591 (1).

En prenant comme point de départ la date où les : - valeurs ont été admises à la cote officielle, la moyenne des années écoulées jusqu’en 1913 est de dix-huit ans, 1/4 : la moyenne annuelle de formation est donc pour la plus-value de 858.115.347 francs et pour la moins-value de 85.252.969 francs, à peine le dixième. HR + |

L'importance de la hausse est si considérable qu'il est inutile de la souligner davantage. Elle permettra seulement de marquer l’inconséquence de ceux qui, relevant les phénomènes de plus-values immobilières, négligeaient ceux de plus-values mobilières.

D'après une statistique officielle la valeur du sol non bâtien France,évalué en 1851 à 61.189.030.452fr. (valeur de base) était estimé à 89.848.101.805 francs, en 1879,accusant une plus-value de 28.659.091.353 fr. soit près du double de la plus-value des valeurs | mobilières.

Les résultats ne seraient pas les mêmes si l’on tenait seulement compté de la plus-value relative : Celle-ci est en effet pour les valeurs mobilières de

1. Les chiffres de plus-values et de moins-values sont obtenus pour chaque entreprise en multipliant la différence entre la valeur d'émission et la cote moyenne en 1913 par Le nombre de titres en circulation.

res

83,21 o/o et de 46,83 o/o pour la propriété foncière.

La moyenne d’accroissement annuel est de 1.023.538.262 pour le sol et de 992.862.558 (1) pour les valeurs mobilières, maisilest à remarquer que la période envisagée 1851-1879, a été le temps de la. plus intense prospérité foncière constatée en France; ce qui enlève, en une certaine mesure, aux chiffres cités une part de leur signification. Par contre, de

‘1895 (2) à 1913, date à laquelle se place notre étude sur les valeurs mobilières, nous assistons à une hausse constante du loyer de l'argent et par conséquent à une baisse corrélative du taux de capitali- | sation, phénomène qui a dû enrayer certainement la tendance signalée à la plus-value.

Les faits, comme le raisonnement, nous amènent donc à reconnaître, à côté de la plus-value immobilière, l'existence d’une plus-value mobilière. Cependant il ne doit être fait état qu'avec prudence des résultats déjà obtenus :

La plus-value globale, qui vient d’être dégagée, est en effet une plus-value brute et incorpore en conséquencé une part de l'effort individuel (3) dépensé . pour la provoquer. Elle ne saurait à ce titre servir

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