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Les Compagnies de transport : chemins de fèr, tramways, canaux, ont souffert de la guerre : Les réquisitions militaires, jointes aux enlraves appor-
\ tées au commerce privé, la pénuerie de main d’'œuvre, la cherté des matières premières,ont lourdement grevé la situation financière de ces entreprises : Les cotes qu'elles enregistrent sont généralement très
inférieures à celles d’avant-guerre.
SR RES se COURS MOYENS 822 | | an Doc © k . 5 £ | | Se | ME | | See | COMPAGNIES | 4913 | 1944 4915 14916 1917 Æ28 | 0/0 2% Li rimes be D me ee CS | RS cn |
Canal de Suez. 5. G14 ve 866. 4. 179 4. 338 4. = 970 — 17 PLM er" 1.204 1.251 1 059 1.010, 981 — 313 — 24 919 Mid lire 1.12411.089 9793 938, 912 — 212, — 18 910! NO eS 1.687 1 658 1.307 1.357 1.305 — 382 — 22 1.294 33 1.314 1.140 1.126 À 404 — US 17 1.090 Est..... ER 912, 884 979 789. 763 — 149 — 16, 900 Ouest 890| 868, 727 704 702, 188 — 21, 510 Bone. Guelma.| 630, 638 543. 556 550— 8o— 12 540 Dakar. Saint- | Eouis: 1. 1.113,1.071 4 040 néant 102 71 *6) 942 Sud. France..| 114 138 néant néant! 95— 19 — 16! 131 Métropolitain.| 616! 516! 430 426 418 — 198.— 32) 45 ANord-Sud.....| 186, 3138) 107, 122) 119— 67 — 36, 169 Cie Générale des ; | & 5 tramways ....| 170| 158] 123) 402 81/— 89 — 52) x Omnibus .....| 715] 543) 432 418 406— 309 — 43) 455 Automobiles > | de places...| 157| 188] 150, 143) 1954 18,+ 11] 168 Bateaux pari- :
siens .::.... 298] 287| 264, 244) 2574 44—13| 9250 Cie Générale des
voitures. …. ... 154, 196) 297|+ 112/:+ 60| 427
Les actions de toutes les compagnies de transport en commun, relevées dans le tableau précédent, sont, en moins valué.
Les voitures de place: automobiles de place et Compagnie générale des voitures à Paris, dont le nombre a été restreint par suite de la mobilisation des conducteurs, ont fait prime pendant la guerre, ce qui explique la plus-value dont profitent les entreprises qui les exploitent.
La dépréciation des valeurs de transports se poursuit d’une façon continue dès 1914 ; quelques tendances à la reprise sont constatées en 1916, mais en général l’année 1917 marque le point culminant, actuellement connu, de ce mouvement. Pour quelques-unes, la baisse maxima est atteinte en 1915, - mais l’amélioration de leurs positions n’a élé depuis lors que très modérée, = Au contraires, les Compagnies de transports maritimes, ont joui par suite de la cherté remarquable
du frêt, de plus-values très importantes.
COURS MOYENS 3 94 | Entre | Cours
NES : au 10
COMPAGNIES S®22 | 1917 |janvier 1913 | 1914 | 1915 | 1916 | 1917 2 SIC olo 1919
mec | mme, | ms
Chargeursréunis.| 635| 592| 509 850|1.531|+ 806|+ 14111.574
Messageries mari- + | DES ere ae 131| 98| 74| 114] 219/+ 88|+ 67] 321
C° gle de naviga- ; PHOn 0 309! 301| 2941 318] 445+ 136|+ 44] 585
C° Haoi péninsu- ne Are. rene 593| 630| 595|1.859|1.162| + 1.266 + 21313. 140
{| C° gle transatlantique. ........ 178| 140! 408] 192] 295|+ 117/+ 65 383 ss
+ ee
Une Compagnie danoise « l'Est Asiatique », enregistre une plus-value toute particulière : ses actions, cotées en 1913, 916 francs, valent successivement + 931 francs en 1914, 1440 francs en 1915, 3999 francs en 1916 pour aboutir à 4679 francs en 1917, accusant ainsi une plus-value absolue de 3763 francs et relative de 410 0/0. La hausse pour cette entreprise s’est poursuivie de façon continue depuis 1914 : pour - les entreprises françaises, il n’en a pas été de même. L'évolution s’est ainsi poursuivie à leur égard : baisse légère de 1913 à 1914 ; très accentuée en 1915 où les courbes atteignent leurs minima. En 1916, reprise importante qui égale et souvent dépasse le cours d’avant-guerre ; enfin en 1917, hausse très précipitée. |
Bien que les cours moyens de 1918 ne soient pas encore connus, il semble que malgré la réquisition de la marine marchande qui a ralenti la prospérité de ces entreprises, la cote n'ait pas faibli. | AE
Par l'examen des cotes des valeurs industrielles : assurances, banques électricité, gaz et industries diverses, on acquiert la certitude que la crise du marché financier a atteint son apogée en 1915 : pour 181 valeurs étudiées, la cote minima représentative de la plus importante moins-value depuis le début de la guerre est relevée pour 94 d’entre elles en 1915, 4o en 1917, 35 en 1916 et enfin seulement pour 12en
1914 (1). Il a été constaté généralement que les va- Jeurs ayant subi leur plus forte dépréciation en 1914 et 1915, ont une tendance en 1917 et même quelquefois déjà en 1916, à se rapprocher du cours qu'elles enregistraient en 1913. Pour les autres valeurs, la moins-value est continue depuis le début de la guerre : l’année 1916 l’a vue souvent enrayée, mais en 1917 elle s’est de nouveau accentuée.
Dans leur ensemble, les affaires industrielles ont eu leur position en Bourse-affectée par la guerre : l'importance de la moins-value,qui leur est afférente, se dégagera de la comparaison des cotes en 1913 et 1917, eu égard au nombre de litres qui, pour cha-
cune d'elles, se trouve alors en circulation. Sur 208 valeurs de cette catégorie (2), dont les cotes moyennes ont été établies pour 1917, 197 Ont pu être utilisées par notre étude (3). Celles-ci sont repré- sentatives d’un capital social de 12.158.856.00ofr. (4). Comparativement à ce chiffre relevé en 1913, il ressort. une moins-value totale de 3.231.598.000 fr. et
1. Assurances: 2 valeurs, 1 minimum 1915, un 1916 ; Banques : 43 valeurs, 38 minima 1915, 7 1916, 3 1917; Electricité : 20 valeurs, 2 minima 1914, 11 1915, 9 1916, 8 1917; Fonderies : 39 valeurs, 2 minima, 1914, 25 1915, 4 en 1916, 8-en 1917. Divers : 7 en 1914, 24 en 1915, 14 en 1916,110 en 1917. d (
2. Assurances, Banques, Electricité, Filatures, Gaz, Forges, Divers.
.3. Si ce nombre ne correspond pas à celui porté au tableau de la page suivante, c'est que certaines des valeurs étudiées n'ont pas été cotées dans les années intermédiaires entre 1913 et 1919.
4. Le capital social est obtenu en multipliant pour chaque entreprise le nombre d'actions de celles-ci par la cote relevée en 1915.
= ge seulement 584.700.000 francs de plus-value. Les actions des sociétés d'assurances et de gaz accusent une moins-value générale ; celles de filatures, une plus-value générale. Pour la Banque, l’Electricité,les Forges (1), la moins-value domine ; les entreprises diverses, en général commerciales, voient par contre la plus-value se dégager.
Le tableau suivant (2), dressé selon le même principe, donne pour l’ensemble des sociétés financières, le total des plus ou moins-valués qui se sont manifestées à la Bourse de Paris entre 1913 et 197: (Voir tableau page suivante). - >
Ces résultats fournis ne doivent toutefois être retenus qu’à titre d'indication : 333 titres seulement ont pu servir à notre étude sur les 351 cotés en 1917 et les 647 contenus dans l'Annuaire. Le nombre très grand des titres non utilisés aurait pu en effet renverser les conclusion. = Fe
Quoi qu'il en soit, si la moins-value constatée est d'importance, la plus-value n’est pas négligeable.
1. Résultat bizarre si l'on songe que durant la guerre les Fonde-
ries ont gagné plus qu’elle ne l'avaient jamais fait ; voir ce chapitre, -
plus-values des profits. Cela s'explique cependant : 1° par l’existence parmi ces entreprises de quelques-unes qui se trouvent en régions envahies ou dévastées par l'ennemi ; 2°: a) par la constitution de réserves importantes qui ont réduit les distributions de dividende ; b) par la distribution d’actions gratuites nouvelles aux anciens actionnaires ; c) par l'émission de nouveaux titres.
2. Annuaire des valeurs admises à la Cote officielle de la Bourse de Paris, 1915-1917. Les cours moyens de 1917, qui ne se trouvent pas dans le présent annuaire, sont dus à Kecre ême -obligeance du syndicat des Agents de Change.
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