Journée de dix heures
Et Re Rue
1914 1918 o/o 1914 1918 0/0 Paris trie 6 12,50 108 3,50-4 9,50 153 :Nantes-f241. 4,50 - 8 77 2,50 7,50 200 Bordeaux . .. 4 7,95 VS 2,90 4,75 90 LYon.:.5, 2202655056 100 3,50 6,95 77
Dans les industries de l'automobile, pour l’ensemble du pays, à l'exception de Paris et de sa région, la plus-value du travail ressort, entre 1914 et 1918: pour un manœuvre homme ou puur un ouvrier
moyen qualifié à g2 o/o et pour les femmes à 123 0/0.
Un matelot de la marine marchande gagnait avant la guerre de 90 à 100 francs par mois, ce salaire a | été porté en 1918 à 160 francs, soit une plus-value de 66 0/0. Mais si l’on songe que le marin est logé et nourri, l'augmentation de salaire dont il bénéficie ne doit pas être éloignée de ‘100 o/o (1).
Les statistiques du Ministère du Travail relèvent en 1918 de nouvelles plus-values pour les industries autres que les industries de guerre, mais celles-ci semblent en général plus faibles que les précédentes.
Travailleurs des établissements de l'Intendance
Coupeurs , . RE 7,00 8,80 25 Goupeusés "0 751 4,000 6,502 255:
Mécaniciennes . . . . 3,00 4,80 60 Ouvrières à la main. . 2,50 4,30 :.: na
1. On évaluait ces prestations à 2 francs avant guerre, aujourd’hui
Ouprières de la couture à Paris (1)
Avant guerre Fin 1917 1918 o/o Premières mains. 5,00 6,00 © 8,00 60 Secondes mains. 3,50 4,90 6,00 971
Dans une communication à la Royal Statistical Society (2), le professeur Nicholson résume ainsi le mouvement général des salaires en Grande-Bretagne de 1914 à 1916. Le
1914 : 100 ; FLD : 109 ; 1916 : 128.
L'augmentation moyenne pour l'Italie (3) est de 30 o/o en ce qui concerne les salaires. Pour la Russie, elle ressort à 36 o/o. Aux Etats-Unis, le taux des salaires s’est élevé de 19 0/0 entre 1907 et 1916. En Allemagne, de 1914 à 1917, on constate une plus- value moyenne du travail de 15 0/0 (4).
La plus-value du travail apparaît donc en cette période de crise, générale dans l’espace et croissante dans le temps. Mais sa progression ne se réalise pas comme en temps normal, régulièrement, mais par à coups successifs. L'intervention de la puissance publique dans la fixation des salaires peut en être cause. Toutes les professions ne se trouvent pas également favorisées et la main-d'œuvre féminine
1. Bulletin de statistique générale de la France, avril 1918, p. 291.
2. Journal of the royal statiscal society, juillet 1917, p. 489.