Ricardo D. Principles of Political Economy, London
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qui, pour lui, dérivent uniquement du développe-
ment social (1). Toutefois, il ne‘croit pas à l’intangi-
… bilité de la rente et admet qu’elle puisse être frappée par un impôt qui ne supprimera cependant pas l’in-
justice de la distribution (2).
Ricardo ne s’est pas rendu compte à quel point sa théorie menaçait les fondements de la propriété individuelle ; un de ses contemporains, James
Mill (3) devait en dégager ces conclusions : confisca-
tion de la rente future par l'impôt et même établissement d’un impôt unique sur le sol (4).
. La théorie de Ricardo n'était pas seulement une arme dirigée contre la propriété des terres arables,
1. Ricardo, op. cit. Au sujet du renchérissement du produit. «Ce qui fait hausser la valeur comparative des produits naturels, c’est l'excédent du travail consacré aux dernières cultures et non la rente qu'on paie an propriétaire. Le blé ne renchérit pas parce qu'on paie une rente, mais c’est au contraire parce que le Blé est cher qu'on paie une rente. »
2. L'impôt sur la rente, dit Ricardo, retomberait en entier sur les propriétaires sans pouvoir être rejeté sur aucune classe de consommateurs, mais ilne faudrait pas qu'il soit unique’et qu’une seule classe d'individus soit ainsi imposée, car il serait injuste de frapper exclusivement les individus qui ont acquis des propriétés foncières grâce aux économies réalisées pendant une vie de labeur.
3. On a remarqué, avec raison, que le blé ne baisserait pas lors même que les propriétaires feraient l’entier abandon de leurs rentes. Cela n’aurait d'autre effet que de mettre quelques fermiers dans le cas de vivreen seigneurs, mais ne diminuerait nullement la quantité du travail nécessaire pour faire venir des produits bruts sur les terrains cultivés les moins productifs.
4. James Mill, Eléments d'Economie Politique traduits de l’anglais par Parisot. Bossanges frères, libraires. Paris, 1923. Chapitre IV, Section V : De la taxe sur les rentes foncières, p. 264-251. ;