II
Iè autre côté, il voit la misère S’appesantir sur l’humanité. « Detous les points du monde civilisé s'élèvent des plaintes sur la crise industrielle, sur la situation malheureuse de l’ouvrier condamné à une oisiveté involontaire, sur le capital amassé et gaspillé, sur
la détresse pécuniaire des hommes d’affaires, sur les
besoins et les souffrances de la classe ouvrière » (1).
«L’association de la pauvreté avec le progrès est la grande énigme de. notre temps. C ’est elle qui fait planer des nuages sur l'avenir des socictés les plus pro-
gressives et les plus confiantes en elles-mêmes (2).».
D’après George l'appropriation dé la rente est responsable de ce déséquilibre : la rente s’accroit en
effet avec le développement social et tend à confis-
quer au profit du propriétaire foncier tout ce qui devrait être la rémunération naturelle du capital et du travail (3).
La rente en tant que phénomène économique ne peut être condamnée, mais au lieu de la réserver à une catégorie d'individus qu'elle enrichit, il faut Patiribuer à la collectivité, son appropriation étant absolument injustifiée (4).
A done cit. Introduction, p. 3, 4.