M. Charles Gide, Cours d'Economie politique, p
née de ce phénomène que de croire qu’il se produit avec une régularité mathématique, et que dans l’édifice de la hausse des prix chaque siècle apporte une pierre de même importance. Des causes accidentelles peuvent intervenir et précipiter le mouvement ascensionnel. L’abondance des métaux précieux avait bien déterminée au xvi° siècle une hausse des prix telle que Bodin pouvait écrire: « La valeur de la terre a cru non pas au double, mais au triple. » Et aujourd’hui malgré nos 4o milliards de billets émis par la Banque de France, nous n’avons pas encore obtenu le même coeflicient de hausse, au moins en ce qui concerne la valeur du sol.
L'augmentation des prix peut donc parfois se précipiter et atteindre un niveau tel qu’il y a nécessairement par la suite un mouvement de régression provisoire; ce qui n'empêche pas le phénomène de plusvalue d’appartenir à tous les âges.
Déjà avant la guerre on agitait la question de la vie chère et on parlait de la hausse des produits agricoles. En 1914,les prix étaient suffisamment rémunérateurs, et s’il était doué de qualités d'ordre et d’économie, le paysan, sans espérer faire une fortune rapide, pouvait avoir l'assurance d'achever ses vieux jours en cultivant le champ qu'il aurait gagné par son labeur.
Nous pouvons d’ailleurs très facilement suivre la courbe de la hausse. Remontons au xvmi:* siècle, et
prenons des animaux de moyenne grosseur, par exemple un bœuf de 550 kilogrammes environ, une vache de 450 à 500 kilogrammes. Il est possible de suivre les variations de ces animaux jusqu’à la première période de guerre. Nous pouvons y ajouter pour mieux saisir le phénomène de plus-value les prix du cheval et du mouton à diverses époques. Mais il est difficile detrouver des documents fidèles relativement aux transactions de chevaux, le prix du cheval dépendant essentiellement de sa beauté et de ses autres qualités physiques. Le poids constitue un élément tout à fait accessoire. Il devient alors impossible de suivre le même cheval type à des dates différentes. Néanmoins dans les prix portés sur les estimations, on peut trouver des indications générales de hausse
ou de baisse.
Tableau comparatif des prix des divers animaux au XVIII siècle
1707 (1) BŒut PE 2 EL HR Ne 45 livres Vache. ess PRES ne 18 livres Jeunesse (taure ou taureau)... 6 livres MOUTON SRE ER RL 20 sols rqumentets poulaines. 12 30 livres
1. Les prix de 1707 sont extraits d’Auroux des Pommiers (Coutumes du Bourbonnais). « J'avais donné, dit cet auteur, mon domaine des Pommiers pour être cultivé à moitié fruits aux nommés Aubergers qui par obligation de cheptel du 18 novembre 1707 reconnurent tenir de moi à moitié croît, profit et perte la quantité de six bœufs pour la somme de255 livres, sept jeunesses taures ou taureaux pour la somme de 40 livres, une jument etdeux
sons
ss os
ns
none
56 livres 65 livres 26 livres 1x livres.
5o sols
5o livres
Tableau comparatif des prix des divers animaux au XIX° siècle et au XX° jusqu’en 1914
1880 et 1900
110 francs.