‹ Les plus vieux chants de la BibleChapitre 58 sur 76 · ÉPITHALAME ROYAL · texte numérisé non relu

ÉPITHALAME ROYAL

s'attacher qu’à ses chants religieux. Chanter Yahvé, telle sera sa

mission.

| Nous trouvons cependant dans la Bible un document

du plus haut intérêt, un épithalame prononcé à l’occasion d’un

mariage princier, peut-être pour célébrer l’arrivée de quelque princesse étrangère au harem de Salomon, et que les rédacteurs du Psautier ont pieusement conservé parmi les tehillim, sans doute en lui donnant une signification allégorique.

Mon cœur tressaille d'un beau chant,

Je veux dire au roi mon poème,

Ma langue est le burin du rapide sopher.

Tu es le plus beau ‘ parmi les fils des hommes. La grâce sur tes lèvres est répandue,

Car Dieu t'a béni pour toujours.

Ceïins ton glaive sur ta cuisse, Ô gibbor,

Avec majesté et splendeur élance-toi et monte sur ton char, ?..Pour la bonne cause et° pour la justice,

Et que ta droite accomplisse * de terribles exploits.

Tes flèches sont aiguës, devant toi les peuples tombent,

lis s’effondrent , les ennemis du roi.

Ton trône, Ô divin, subsiste à toujours et à perpétuité. Un sceptre de droiture est le sceptre de ta royauté.

Tu aimes la justice et tu hais l’iniquité,

C'est pourquoi, Yahvé ton élohim t'a oint

D'une huile de joie plus qu'aucun de tes pairs.

Myrrhe, aloès et casse parfument tes vêtements.

Au fond des palais d'ivoire les concerts te réjouissent, Des filles de roi sont parmi tes joyaux ‘.

La reine est à ta droite, parée de l'or d'Ophir.

1 Lire : yâphô yäphitd.

? vahädärekä au commencement du stiche est une dittographie.

5 supprimer ‘anevü. »

. 4 Mot à mot t'enseigne.

5 Au lieu de beléb, lire kdlot.

6 Mot à mot parmi «tes précieuses». Les princes hiérosolymites étaient grandement honorés quand, à l'exemple des grands monarques d'Orient, ils pouvaient avoir dans leur harem des princesses de sang royal. Voir avec quelle admiration le chroniqueur de I. Roïs III, 1, parle de La princesse égyptienne que Salomon avait épousée.

Ecoute, jeune fille, incline ton oreille, Oublie ta race et la maison de ton père; Et si le roi désire ta beauté,

Il est ton maître, incline-toi devant lui ?

Et la fille de Tyr'! viendra avec des présents,

Et les plus riches du peuple te rendront hommage.

Toute resplendissante la fille de roi; É De perles ? serties d’or est orné son manteau, En vêtements diaprés elle est conduite vers le roi. k Derrière elle, les vierges ses compagnes introduites vers toi; Elles sont introduites avec des cris de joie et d'allégresse ;

Elles font leur entrée dans le palais du roi.

Tes fils régneront à la place de tes pères,

Tu les établiras comme princes dans tout le pays.

Ils perpétueront ° ton nom d'âge en âge,

Et ainsi les peuples te loueront toujours et à perpétuité.

Le poète fait d’abord l'éloge du roi avec la phraséologie habituelle aux cours d'Orient: Le roi est le plus beau parmi less fils des hommes, plein de grâce et de majesté; il est le vaillant” parmi les vaillants, et il extermine les peuples au jour du combat. I1 possède aussi les vertus pacifiques, son sceptre est un sceptrew d'équité, il est le roi du juste jugement. ,

Puis le poète s'adresse à la nouvelle épouse, qui apparaît en splendide parure au milieu de la fête, et qui vient s'asseoir à la droite du roi. Qui est-elle? D’où vient-elle? Nous ne savons.” Il nous est dit seulement qu’elle est de sang royal et qu’elle appartient à une cour étrangère. Un peu pâle d’ailleurs sous le diadème, et malgré ses origines illustres, la princesse. pâle et. effacée comme il convenait à une femme d'Orient, soumise à Vhomme et faite pour le servir. Et le poète l’exhorte avec unew

1 Un grand nombre d’exégètes proposent de lire oübat ‘ir la fille de la ville, En réalité Tyr peut être une désignation symbolique pour ex-… primer la splendeur des présents apportés. |

? Au lieu de penîmä mimmichbetsôt lire: peninim mechoubbetsôt. ? Lire: yazktroü.

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