PAT
santes furent pratiquées en deux mois et demi. Les
sujets sont immunisés sans incidents.
Mais il faut un très long délai avant que l'immunité soit établie : cette vaccination nécessite un ” énorme matériel de cobaye (vaccin et titrage), et des mains très expertes à cause des nombreuses diffcultés qui peuvent surgir; elle risque enfin de créer des porteurs de germes, et elle r'a pas reçu d'appli-
cation pratique.
FE. Vaccins
utilisant des mélanges de virus et de sérum.
NicoLzE fabrique un vaccin-sérum en mélangeant du sérum de convalescent avec une émulsion de cerveau de cobaye. Les résultats sont très infidèles. « C'était à prévoir: il est très délicat de doser l'activité d'un virus typhique: il est à peu près impossible de titrer le pouvoir préventif d'un sérum de conva-
lescent. »
M"° H. Sparrow se vaccina de façon analogue:
elle s'injecta O gr. 30 de cerveau de cobaye infecté - de typhus historique, et, vingt heures après, 10 cc. de sérum de convalescent. Elle pensait que le virus typhique, par passage chez le cobaye, perdait son
action nocive tout en conservant ses propriétés im-
LÉROGE
munisantes. Mais, dix jours après, elle fit un typhus typique.
En 1916, Ham. mélangeant du sérum de convalescent à du sang virulent, prétend avoir de bons
résultats, à condition de répéter les injections.
Wei et BREINL, ainsi que Russ et KIRSCHNER (1925), utilisant des mélanges d'émulsion cérébrale et de sérum de convalescent, n’ont que des échecs.
Zansser et MACHIAVELLO (19530) expérimentèrent aussi des mélanges de sang virulent et de sérum de cobaye venant d'avoir un typhus, et surtout des mélanges d'émulsions cérébrales virulentes ou de cultures de virus avec du sérum de cheval hyperimmunisé suivant leur méthode: le sérum, dans leurs expériences, fut inoculé vingt-quatre à quarante-huit heures après l'injection du matériel virulent. Les cobayes, qui n'avaient fait aucune réaction, sont imi-
munisés lorsqu on les éprouve un mois après.
F. Vaccins utilisant diverses voies d'introduction
en vue d atténuer le Virus,
En1020 1 -SPasrowietdomsecso tentent de vacciner le cobaye par instillations nasales d'émulsions virulentes. |
Plus tard, Nico, Laicrer et H. Sparrow (1935), font des essais d’immunisation par voie dicestive. Chez le cobaye, le virus traverse la paroi digestive et provoque un typhus inapparent; on fait ingérer à ces animaux du cerveau de cobaye infecté :
la moitié des animaux éprouvés sont immunisés.
En 1935, NicozLe et H. SPARROW vaccinent des singes par instillations oculaires d’une émulsion de virus murin; les animaux ne font pas de réaction et sont immunisés contre le typhus historique. Chez
l'homme, sur 4 vaccinés, 1 fait un typhus murin.
Plus récemment, H. SPARROW (1930) reprend ces essais en utilisant une émulsion de rickettsias provenant d'intestins de poux infectés, par la méthode
de WEIGL, d'un virus murin.
Chez le cobaye, l'instillation de ce produit ne provoque .pas de réaction mais déclanche une bonne
immunité contre les typhus historique et murin.
Chez six hommes à qui une telle vaccination fut appliquée, on voit se développer, quinze jours après, ‘une pyrexie durant sept jours en moyenne, parfois moins, bénigne, n'ayant aucun des signes cliniques du typhus; seule l'augmentation du Weil-Félix fait le diagnostic. Elle laisse après elle une bonne immu-
nité contre les typhus murin et historique.
PRET: Re
G. Vaccins utilisant des cultures de rickettsias.
P. Giroup et PLorz, en 1056, cultivent les virus du typhus murin et historique sur tissus, suivant la méthode de MaiTLAnND, adaptée au typhus par Nice et LaAnDsTEINER. Les cobayes infectés par cultures de virus européens, sont éprouvés, un mois après, par des virus de passage (souche historique, murine et mexicaine) : ils sont tous immunisés, ce qui prouve que les rickettsias cultivées ne perdent pas leurs pro-
priétés virulentes ni immunisantes.
Ils fabriquent alors un vacien vivant, à partir des cultures de virus murin, qui sont desséchées et enrobées dans du jaune d'œuf (méthode Laigret).
Chez le cobaye, on note des réactions au moment de la vaccination: le pouvoir immunisant est certain, quoique quelques animaux réagissent lorsqu'on les éprouve. Chez le singe, on obtient une assez bonne immunité.
Zansser et MACHIAVELLO (1956) préparent aussi un vaccin à partir de cultures de virus; ces auteurs ont récemment amélioré leur technique en utilisant des cultures sur agar. Les cultures sont centrifugées et le vaccin préparé à partir du culot de centrifugation, qui est agité dans une solution physiologique formolée à 2 pour 1.000. La solution formolée est retirée après nouvelle centrifugation, et le culot est
Ge Tree
mis à geler et à dégeler dans un appareil de Florsdorff-Mudd. Ces tissus, pulvérisés, sont ajoutés au liquide formolé.
Chez le cobaye, 1 cc. de vaccin ne protège pas contre l'inoculation d'épreuve; il faut trois fois 1 cc. à cinq jours d'intervalle pour avoir une bonne im-
munité.
KLIGLER et ASCHNER cultivent des rickettsias provenant d'intestins de poux en solution de tyrode contenant une macération de cellules vaginales de co-
bayes nOrMaUux.
Ils fabriquent ainsi un vaccin formolé, qu'ils expérimentèrent chez l'homme: les doses faites furent de 0,5 cc., 1 cc. el 1 cc., à cinq jours d'intervalle : on note une augmentation du Weil-Félix chez ces sujets. Dix-huit singes également inoculés sont immunisés, quinze jours après, contre de grosses doses
virulentes.
En 1936, BruyNOGHE et JADiN, et, en 1038, Bary- KINE, ont éssayé de cultiver le virus sur membrane chorio-allantoïdienne de l'embryon de poulet. Le vius garde sa virulence, et les auteurs proposent cette
nouvelle technique pour préparer un vaccin.
Mais tous ces essais, par suite des difficultés techniques pour obtenir des cultures en grande quantité,
ne sont jamais sortis du domaine du laboratoire.
H. Vaccins bactériens.
Wei et BREINL, ainsi que HiLGERMAN et AR NOLDI, se basant sur la parenté possible du proteus X-19 et de l'agent pathogène du typhus, préparent un vaccin, soit chauffé une demi-heure à 60°, soit phéniqué, à partir de ce bacille. Des essais curatifs et préventifs restèrent évidemment sans résultats.
Même LEBAILLY (1028), expérimentant chez le cobaye, remarque que Îles animaux vaccinés semblent être sensibilisés et réagissent plus fortement de que les témoins à l'inoculation d'épreuve. Moines, en 1029, na pas plus de succès au point de vue curatif.
PLorTz, en 1014, croyant avoir trouvé en un microbe anaérobie, le bacillus typhis exanthematici, l'agent pathogène du typhus, fabriqua avec OLrTsKY un vaccin à partir de ce bacille. 1] fut essayé en Europe Centrale pendant la guerre de 1014-1918; on n'aboutit évidemment qu à un échec, confirmé en
1917 par Mac Cox et H. Ni.
Enfin, NiIcOLLE, ayant remarqué que la vaccination des cobayes contre le bacille paratyphique B et la pseudo-tuberculose des rongeurs, rendait un grand nombre de ces animaux réfractaires à l'inoculation du virus typhique, fit un essai de vaccination au moyen de cultures tuées de ces bactéries étranoères. ;