‹ Les Pneumonies expérimentales à RickettsiasChapitre 11 sur 55 · C. Vaccins utilisant des ecto-parasites infectés · texte numérisé non relu

C. Vaccins utilisant des ecto-parasites infectés

Da Roca Lima, en 1916, ayant découvert que les poux nourris sur des typhiques présentaient une énorme accumulation de rickettsias dans les cellules endothéliales de leur tractus intestinal, eut l'idée de préparer un vaccin en partant de ces poux infectés. Les poux nourris trois à cinq jours sur un typhique sont, après passage dans l'alcool, broyés, et l’émulsion additionnée de 0,50 % de phénol.

L'auteur a de bons résultats en appliquant cette méthode au cobaye: ils ne furent pas confirmés quelques années après par D'œRr et SCHNABEL. Quelques sujets furent vaccinés sans réaction; mais ils ne fu-

rent pas éprouvés.

Le gros inconvénient de cette technique est qu'il existe des différences individuelles considérables de l’abondanec de virus, chez les poux infectés dans ces conditions: d'autre part, ily a de grosses difficultés d'élevage, l'infection de poux nécessitant la présence de malades. C’est en perfectionnant cette

technique que WE1c fabriquera son vaccin.

Se basant sur le même principe, DYEr et ses collaborateurs, au National Institute of Health à Washington, fabriquent depuis 1951 un vaccin contre le typhus murin à partir de puces infectées. Ces puces

er COQUE TARA d'Or « w:

see

sont nourries sur des rats infectés, puis broyées et émulsionnées dans une solution phénolée; 1 cc. de vaccin correspond à 20 puces. La moitié des cobayes

vaccinés restent immunisés après trois mois.

SPENCER et PARKER (1025) préparént un vaccin contre la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, en utilisant de la même manière des tiques (Dermacentor Andersoni) nourries sur des cobayes infectés. Ces tiques sont éviscérées et léur tractus intestinal

broyé dans une solution phénolée.

PARKER publia en 1035 le résultat de 150.000

vaccinations ainsi pratiquées (3 injections de vaccin).

L'injection ne provoque aucune réaction appréciable locale ou générale. Chez les vaccinés, on a rapporté 04 cas de fièvre pourprée, en général bé-

nignes.

L'auteur étudie à part le cas de Bitterrot Valley, liéu d'endémie à grosse mortalité. [Il y eut 24.000

vaccinés.

Chez les vaccinés, on nota 51 fièvres pourprées, avec une mortalité de 11 % (dont 15 sujets travaillant au laboratoire qui fabriquait le vaccin). Chez les non-vaccinés, il y eut 53 malades, avec une mortalité de 82 %. L'immunité produite semble de courte

durée, persistant moins d'un an.

rates

JI rapporte également l'essai fait à Southern Idola, Où 19% personnes furent vaccinées et 504 servirent de témoins. En deux ans, on vit apparaître 1 cas chez les vaccinés — et c'était un sujet qui n avait reçu qu une injection de vaccin, — et 22 cas chez

les témoins.

D. Vaccins

utilisant des doses sub-infectantes de virus.

NiICOLLE, SPARROW et CoNsEIL. en 1926, injec- . tent des doses sub-infectantes d'émulsions cérébrales diluées: ils titrent la quantité minima nécessaire pour provoquer l'infection et injectent des quantités croissantes de virus vivant.

Chez le cobaye, l'immunisation est difficile, nécessitant d'assez grands intervalles entre chaque injection.

Chez l'homme, des essais furent faits; l'unité virulente est égale au 1/ 5.000 de cerveau de cobaye infecté, dans l'expérience publiée. Mais cette virulence est très variable suivant les cerveaux, et d'autre part elle n'est pas stable.

x . . . x . 7 , La première injection correspond à la moitié d’une dose minima infectante, laissée vingt-quatre heures

à la glacière. Puis douze injections de doses crois-

Page 1