‹ Les Pneumonies expérimentales à RickettsiasChapitre 22 sur 55 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

On vaccina également 035 militaires : 3 typhus bénins vaccinaux et 3 cas de typhus épidémique survenus plus d'un mois après la vaccination furent

signalés.

Âu cours de l'épidémie de Sidi-Naceur, on vac-

cina la population de la région ; à la 6° semaine, tout le monde est vacciné, et il n'y eut plus de cas de

typhus.

Cependant, au Congrès d'Alger, en 1037, Lai- GRET, dans une communication, signale que 3 % des vaccinés font une réaction fébrile dont l'incubation varie de huit à quinze jours et dure quatre ou sept jours; il s'agit de typhus murin très bénin. La réaction de Weil - Félix devient positive après cette fièvre; elle ne le devient jamais chez les vac-

cinés non fébriles.

Mais les réactions vaccinales sont parfois plus fréquentes, et en particulier, à la suite d’une poussée de réactions, le gouvernement tunisien interdit le vaccin en Funisie: elles ont repris depuis. Le médecincolonel RAymonp, dans une récente conférence, rappelant ce fait, reproche au vaccin Laigret de n'être pas fixe et de varier dans sa virulence et dans son

pouvoir protecteur.

S'inspirant de cette méthode, BELTEANU et Coxs- TANTINESCO employèrent en Roumanie { 1937) un

vaccin par virus vivant enrobé, en utilisant du cer-

Det

veau de cobaye infecté de typhus historique et enrobé dans l'huile. Ils aboutirent à un échec complet : le cobaye n'est pas immunisé, même si l'on utilise des doses considérables de virus: chez l'homme, sur

5 sujets ainsi vaccinés, 4 firent un typhus historique.

Comsiesco (19037). employant du cerveau de cobaye infecté de typhus historique, broyé et enrobé dans de la lanoline, puis dans l'huile, a de meilleurs résultats. Des cobayes furent inoculés à grosses doses (jusqu'à 1/10 de cerveau) sans réaction: ils ne réagissent pas à l'épreuve. Chez l'homme, 1.500 individus furent vaccinés sans incident: leur Weil-Félix

resta négatif et ils ne furent pas éprouvés.

Avantages des vaccins vivants

L'avantage de telles vaccinations est qu'elles confèrent une protection précoce et qui semble être d’assez longue durée; nous avons vu au début les essais de G. Banc, avec cependant la rectriction que de

tels sujets avaient déjà été éprouvés au typhus murin.

Cette protection précoce est due pour BLANC à l'état de prémunition, qui serait obtenu dès le 2°

jour.

Dans l'infection typhique existe ce que Ed. Ser-

GENT et PARROT appellent « préséance »: cette préséance se retrouve chez’les vaccinés par virus bilié,

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et entraînerait la prémunition qui assure aux vaccinés une action efficace et presque immédiate de protec-

tion contre la maladie.

L'état de prémunition a été mis en évidence chez le cobaye par G. Banc: inoculé de typhus historique et, quarante-huit heures après, de typhus murin, il ne fait pas de typhus murin (absence de virus. murin dans l'encéphale, pas de réaction de Neill-

Mooser).

C’est grâce à cet état que l’immunité obtenue est aussi précoce; BLANC dit : «Là où un virus est

entré, la porte est fermée à un autre virus. »

Cependant, dans l'épidémie de Petitjean, sur huit mille vaccinés, on voit apparaître, entre le 16° et le 27° jour après la vaccination, O typhus historiques dont 5 mortels.

C'est Le cet esprit qu'a conclu l'enquête faite par le Comité d'hygiène de la S.D.N. en 10957, et à laquelle avaient collaboré la plupart des sommités médicales. s ‘occupant du typhus. Les résolutions adoptées ont été les suivantes :

« Les virus vaccins vivants confèrent une protection précoce, que ce soit par prémunition seule-

ment ou prémunition suivie d'immunité.

« Les virus vaccins vivants, lorsqu'ils provoquent l'infection, déterminent une protection plus forte et,

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