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par cela même, de plus large extension que celle
que peuvent donner les virus tués. »
Cependant, les experts ne sont pas enthousiastes pour l'emploi de vaccins vivants, qu ils ne conseillent d'utiliser qu'au cours d'épidémies, les vaccins tués ne pouvant actuellement être produits en grande
quantité.
Inconvénients des vaccins vivants.
Le principal inconvénient de toutes ces méthodes d'immunisation, qui ont pour but de provoquer une infection inapparente, a bien été mis en évidence par Wei, qui dit :
« Si l’on applique qu'un vaccin faible vivant, les germes injectés sont aussitôt détruits en une proportion relativement élevée, souvent même énorme, des hommes vaccinés. Il n'y a donc pas, dans ce cas, d'infection inapparente ; les vaccinés n'acquièrent
pas l'immunité.
« Par contre, en utilisant un vaccin fort on observe souvent une multiplication des germes injectés, et le résultat de la vaccination est typique, mais, souvent aussi, le typhus exanthématique devient mortel. La quantité de germes nécessaires pour atteindre le ré-
sultat cherché, c'est-à-dire l'infection inapparente,
à dépend de tant de circonstances qu'un dosage con-
sons
venable de cette quantité est impossible. On en à une preuve suflisante par les nombreux cas déjà connus, non seulement de maladie, mais aussi de mort d'hommes vaccinés préventivement contre le typhus exanthématique avec des germes vivants. »
Malgré les méthodes de titrage utilisées par les auteurs des deux vaccins vivants, cette objection a toujours sa valeur, étant donné que la réceptivité des sujets AU virus typhique présente des différences considérables. Elle varie chez l'homme de race à race (Arabes et Européens), et même à l'intérieur d’une même race suivant les différents individus.
NicoiLE disait, [ui aussi : «On ne manie pas impunément un virus vivant. quelques précautions préalables que l'on ait pu prendre pour assurer l'innocuité de l'essai. »
On Pourrait en outre objecter, et les expériences de nombreux auteurs l'ont montré, que si l’immunité croisée existe de façon évidente, elle est presque tourjours moins forte que l'immunité homologue dans les fièvres exanthématiques. « Les virus typhiques Vaccinent les uns contre les autres. Le pouvoir vaccinant du typhus murin a moins d'étendue et moins de durée que celui du virus exanthématique historique. » (NicoLLE).
D'autre part, on a reproché aux vaccins vivants de risquer de provoquer des foyers de typhus Si; par
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suite de circonstances favorables, le virus typhique murin pouvait être transmis à partir de sujets présentant des réactions fébriles où même une maladie inapparente, à des sujets sains, par l'intermédiaire d'ecto-parasites (puces, et surtout poux). Tous les essais faits par BLANC pour infecter des ecto-parasites chez des vaccinés ont été négatifs. Mais, dans les premiers essais faits par NicoiLE et LAIGRET, ces auteurs avaient réussi à infecter des poux, nourris
chez des vaccinés ayant présenté une réaction fébrile.
L'immunité provoquée par la vaccination ne semble exister que dans une relativement faible proportion de cas. BLANC, éprouvant récemment, dans un pénitencier, des vaccinés par sa dernière méthode, trouve que 60 % au moins résistent. Il est vrai que l'auteur a mis au passif toute réaction fébrile, même de courte durée, sans signe clinique de typhus, ni même Weil-Félix positif. Mais pour savoir combien ont été vaccinés en réalité, il faudrait soustraire, encore, le pourcentage des immunisés par atteinte antérieure, toujours très élevé dans les pénitenciers indi-
gènes.
IL Vaccins tués.
Les vaccins tués employés en pratique sont au
nombre de deux ,
— Le vaccin de Zinsser & CAsrANEDA, fabriqué à partir d'une souche murine de Mexico, que nous verrons rapidement, car s'il provoque -une immunité satisfaisante contre le typhus mexicain, il n'a que peu d'intérêt dans le typhus historique européen, qui nous intéresse surtout. Nous l'étudierons donc en premier lieu, bien qu il ait été découvert bien après le suivant.
— Le vaccin de WEIGL nous occupera plus longuement: il a une valeur incontestée, est employé depuis longtemps, et a à son actif des applications sur grande échelle.
a) Vaccin de ZiNSsEr & CASTANEDA.
En 1950, ces auteurs utilisent des émulsions vaginales de cobaye infecté de typhus murin de Mexico et stérilisées au formol: mais chaque animal fournit. de toutes petites quantités de matériel virulent.
L'infection du rat, par voie péritonéale, provoque, outre la réaction vaginale, un développement des rickettsias dans les cellules endothéliales tapissant la cavité péritonéale. Mais, bien que ces éléments existent en grand nombre à l'intérieur des cellules, on en trouve relativement peu dans l'exsudat.
Les auteurs pensent que ce fait était. dû à une rapide phagocytose par Îles leucocytes.