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rum de lapin immunisé avec des cultures pures de
rickettsias sans succès.
Une seule tentative semble avoir donné de meilleurs résultats : c'est le sérum préparé par ZANSSER & CASTANEDA, depuis 19533, par injection au cheval
de leur suspension vaccinale.
Expérimentalement, chez le cobaye ce sérum a des propriétés immunisantes indiscutables vis-à-vis du .
typhus murin de Mexico.
Vis-à-vis du typhus historique européen, les résul-
tats sont moins satisfaisants :
— Giroup injecte 1 cc. de sang virulent + 21cc.
de sérum, et n'obtient qu'une protection imparfaite.
—— ZiNSSER, faisant ultérieurement des essais ana-
k logues, a de meilleurs résultats confirmés par
— Samuel H. ZA, quant au rôle préventif. Lorsque [a maladie est déclarée (souche de Perping), l'injection de sérum raccourcit la courbe thermique, par
rapport à celle des cobayes témoins.
Le sérum a été appliqué à l'homme au Mexique; il semble donner des résultats encourageants et satisfaisants dans les formes moyennes et bénignes, mais il ne paraît pas exercer des effets curatifs manifestes sur les formes graves du typhus. La Commission nommée au Mexique pour l'étude de son appli-
cation regrette de n'avoir eu qu un petit nombre de
Pr Qpese
cas à étudier, et conclut que ce sérum a un effet
curatif indiscutable, mais il ne raccourcit pas la pé-
riode fébrile.
En Algérie, ce sérum fut essayé comme moyen curatif dans le typhus historique. Le D" LeMAIRE rapporte 20 cas traités de cette façon : 40 à 100 cc. étaient injectés par voie intra-veineuse, en y adjoignant la même dose par voie sous-cutanée. Dans les cas favorables, on observe une légère défervescence amorçant le lysis de façon précoce et une amélioration de l’état général, portant principalement sur les phénoïènes nerveux; la durée de la période fébrile n'est pas sensiblement raccourcie, mais la convalescence est amorcée plus tôt. L'auteur conclut en disant que « les effets physiologiques tendent à lui laisser supposer que le sérum exerce une action bactéricide, en débloquant le système réticulo-endothélial envahi par les rickettsias, plutôt qu'une action anti-toxique. »
BUSTAMENTE et VERDA, ainsi d’ailleurs que ZINs- SER et CASTANEDA, préparent un sérum concentré, en partant du sérum de cheval: il est précipité par de l’eau bouillie, pour isoler sa fraction globulinique particulièrement riche en anticorps ; ils obtiennent ainsi un sérum agpglutinant le protéus X - 19 au 1/5.000.
Le Pouvoir protecteur est parfait chez le cobaye,
NRA
Chez l'homme, ce sérum fut essayé surtout à titre séro-prophylactique: c'est ainsi que, dans l'épidémie de San-José-del-Pacifico, 7,6 % des sujets immunisés firent un typhus avec mortalité nulle, alors que les vaccinés eurent 23,01 % de typhus, avec une mortalité de 66 %.
Ce sérum a été employé aussi au point de vue curatif;: Erwin ScHWEICKHARDT, dans un travail sur la question, rapporte les cas de 20 malades traités de la sorte. Le sérum était injecté à la dose de 10 à 20 cc. par jour, jusqu à un total de 100 à 150 cc. (voies sous-cutanée et intra-musculaire). Sur 20 traités, 13 eurent une évolution favorable avec nette amélioration de tous les symptômes et surtout apy-
rexie entre le 8° et le 10° jour.
Les méthodes de vaccination antityphiques sont l'objet d'assez violentes controverses ; aucune n'est
parfaite.
Il semble que les vaccins tués sont en principe supérieurs aux vaccins vivants: leur gros avantage pratique est qu'ils sont inoffensifs, et l'on ne risque pas, en les utilisant, de provoquer des réactions plus
ou moins graves et assez fréquentes.
D'autre part, le vaccin tué est facilement dosable: on connaît exactement le nombre de germes injectés; J'immunisation provoquée, évidemment variable sui-
vant les individus, sera toujours comprise entre cer-
Nas
tains taux, elle existera pratiquement à peu près toujours, si la quantité d'antigène injecté est suflisante.
Peut-être sera-t-elle de plus longue durée chez le vacciné qui a fait une infection inapparente, encore plus chez celui qui aura fait un typhus murin Vaccinal; mais avec les vaccins vivants, on ne peut savoir si l'infection que l'on cherche à provoquer a vraiment existé, et rien ne permet d'affirmer qu'un
sujet vacciné est vraiment immunisé.
La grosse difficulté des vaccins tués est d'injecter une quantité d'antigène suffisante. Nous avons vu que c'est à cette insuffisance qu'est dû l'échec de
toute une série de vaccins tués.
© IT faut pouvoir se procurer des quantités importantes de germes spécifiques sous forme concentrée, à défaut de les obtenir à l'état pur.
Nous avons vu que trois procédés classiques s'efforcent d'arriver à ce résultat :
— WEics infecte des poux par voie rectale.
— ZiNSSER diminue la résistance des rats par irradiation de rayons X, et les -infecte Par voie péritonéale. Il recueille les rickettsias par lavage du péritoine.
— Un grand nombre de chercheurs, enfin, uti-
Tee
lisent dans ce but des cultures de rickettsias dans
différents milieux.
Mais toutes ces méthodes ont des inconvénients :
— Le pou est un excellent « milieu » pour les rickettsias du typhus historique et pour celles du typhus murin; il fournit le moyen d'obtenir directement la plus srande quantité de ces germes sous le plus petit volume. Mais les difficultés de l'élevage, de l’'inoculation, de la dissection d'un nombre énorme de ces ecto-parasites, exigent un travail considérable d'un personnel nombreux et très spécialisé. Le prix de revient des rickettsias est dès lors extrêmement élevé, et le vaccin de WEIGL, malgré tout l'in-
térêt qu il présente, reste un produit de luxe.
— Jl ne semble pas que les rats traités par Zans- SER soient beaucoup plus économiques. L'irradiation est un procédés dispendieux à cause de la longueur nécessaire de l'exposition de ces animaux. La récolte des germes infectieux reste délicate. Enfin, la méthode, qui convient sans doute dans les pays où sévit le typhus murin, a le grave inconvénient de ne pou-
voir s'appliquer au typhus historique.
— Les nombreux procédés de culture font chaque jour des progrès; ils permettent [a multiplication des divers virus. Peut-être arriveront-ils à des rendements satisfaisants. Îls n'ont pas actuellement fait suffisam-
ment leur preuve,