‹ Les Pneumonies expérimentales à RickettsiasChapitre 33 sur 55 · CHaPiTRE Il · texte numérisé non relu

CHaPiTRE Il

Développement dans le Poumon de Rongeurs

du Virus

des Fièvres Exanthématiques

Paul DuraAnp ayant eu l'occasion d'isoler pendant l'hiver 1938-1930 un certain nombre de virus grippaux tunisiens en utilisant la souris blanche, eut l'idée d'appliquer Ja même technique au virus ty-

phique.

Auparavant, H. Sparrow et U. LUMBROSO, inoculant par voie nasale sans anesthésie, les virus typhiques historique et murin, étudièrent l'infection générale atténuée en résultant, sans chercher à provoquer, par une inoculation massive, des lésions

localisées à l'appareil pulmonaire ou v prédominant.

OKomaro semble avoir le premier remarqué l'affinité du virus typhique pour le poumon de la souris. Il a vu qu après inoculation péritonéale de cet animal le parenchyme pulmonaire contenait plus de cellules

à rickettsias que la rate ou le foie,

LT Te NORRIS

on

Sous la direction d'Orro, WouLrAs a infecté des souris de typhus murin par les méthodes les plus diverses, en particulier par voie respiratoire et sous anesthésie à l’éther. I] ne signala pas de lésions ni d'abondance particulière des rickettsias au niveau des poumons.

CASTANEDA, peu avant Paul Duranp, qui ignorait ses recherches, a essayé d’inoculer à la souris, au rat et au lapin, du virus murin par voie respiratoire. Une émulsion de vaginale de cobaye infecté de typhus sert de matériel de départ. Quand les lésions pulmonaires ont été obtenues, les poumons hépatisés sont broyés, émulsionnés dans de l'eau physiologique, et l'on centrifuge le mélange pour éliminer les gros dé-

bris.

Vaginales OU poumons sont inoculés peu à peu par voie nasale aux animaux anesthésiés, à l'éther, autant qu'il est nécessaire pour que la dose voulue - soit absorbée (o cc. 2 pour les souris, o cc. 4 pour les rats). Les lapins sont inoculés en injection intratrachéale, avec 8 à 10 cc. d'émulsion.

La maladie expérimentale évolue un peu différemment suivant les espèces. Le plus crand nombre de souris meurent en quatre-vinet-seize heures dès la première inoculation de vaginales avec des lésions Pneumoniques caractérisées par une hyperhémie con- “sidérable et de l'hémorragie des poumons. L'infection « part» moins facilement avec Îles rats, dont

LE 1 ces

quelques-uns seulement se ‘comportent comme la

SOUTIS.

Par contre, rats, souris et lapins inoculés par voie nasale avec des émulsions de poumons de souris meurent rapidement (72 à 96 heures pour les souris et les rats) avec des lésions pulmonaires extensives. Les frottis et les coupes de poumon atteint fourmil-

lent de rickettsias intra et extra-cellulaires.

Chez le lapin, un procédé recommandé par Cas- TANEDA pour augmenter le nombre des rickettsias consiste à abaisser la température de l'animal en le maintenant sous anesthésie constante par des injec-

tions répétées de Dial.

Il semble bien cependant que la souris soit l'animal de choix pour conserver une souche pulmonaire

de typhus.

Souris et rats ayant survécu à une première ino-

culation résistent à une seconde.

CASTANEDA indique naturellement l'utilisation possible de ces rickettsias pour la préparation d'un vaccin. Dans son travail, il ne mentionne pas qu'il ait essayé d'infecter ses animaux par du typhus historique, ou typhus « non orchitique », suivant [a ter-

minologie qui tend à se répandre en Amérique du

Sud.

Les expériences de Paul DuraND faites en col- Jaboration de F. Sparrow et P. Giroun, ont porté

sur différents rongeurs et sur différents virus de fiè-

vres exanthématiques :

VITUS historique :

Virus murin ; virus boutonneux :

virus de la Fièvre pourprée.

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