SOURIS BLANCHE
C'est encore ici l'animal de choix.
À. Matériel utilisé.
Le matériel utilisé a été des vaginales de rats ou de cobayes inoculés avec la souche Zinsser ou avec
le virus murin Î de Tunis.
Les vaginales sont broyées dans 2 cc. d'une dilution à 1/5 de sérum de cheval ou de sérum humain normal dans l’eau salée stérile. Après centrifugation, le liquide surnageant est inoculé à la souris. Dans les passages suivants, on utilise le produit de broyase des poumons hépatisés de souris, à raison de 1
poumon pour 5 CC. de dilution de sérum au 1/5.
B. Maladie.
A la première inoculation, l'infection évolue moins rapidement que par la suite : les souris meurent ou sont sacrifiées mouranles au bout de quatre à sept jours. Dans les passages suivants, la mort arrive en trois jours au moins: par la suite, elle se produit entre quarante-huit heures et soixante heures. |
Les caractères de la maladie de la souris ainsi inoculée, les lésions pulmonaires, Sont exactement les mêmes que ceux provoqués par le virus du typhus
historique : nous n y reviendrons pas.
CŒ Virulence.
La virulence des poumons, de même que pour le typhus historique, peut être étudiée de trois façons :
— virulence pour Ja souris dans les mêmes conditions d'inoculation ;
— virulence pour le rat, réactif typique du typhus murin. infecté Par voie péritonéale :
—— On peut en rapprocher enfin les réactions der-
miques provoquées par le virus dans la peau du lapin.
Comme nous l'avons dit, les Passages ont été faits d'ordinaire avec des dilutions. à 1/5 de poumon, c'est-à-dire le poumon broyé d'une souris dans Ne
d un méiange de sérum de cheval normal à 1/5 dans du sérum physiologique. Mais, dès le début d'une série de passages, il est possible d'utiliser avec succès des dilutions bien plus considérables, dilutions de 1/10 à 1/100.000. Par rapport à ce que donne la dilution de 1/10, la durée de la survie s'allonge à peine pour [a dilution de 1/100, plus nettement pour les deux suivantes, jusqu à la dilution de 1/10.000 les souris meurent. Sur les frottis des poumons, les rickettsias sont présentes en quantité importante, sur- . tout chez les souris inoculées largement. La dilution de 1/100.000 n'’amène pas en douze jours la mort des souris, elle a seulement provoqué de courtes poussées fébriles, et les poumons correspondants sont nettement hépatisés par place, sans que l’on puisse y déceler de rickettsias (peut-être parce que l'examen
a été trop tardif).
La virulence des poumons de souris pour le rat par voie péritonéale atteint un degré extrêmement élevé. Les poumons de souris broyés et inoculés dans le péritoine de rats adultes, donnent à la dilution de 1/1.000 la fièvre après deux jours d'incubation, et la mort en sept à huit jours. À 1/1.000.000, fièvre
LA x . ,, 0 élevée après quatre jours d'incubation.
Le virus Zinsser a été titré plus à fond. Tous les rats inoculés avec 1 cc. de dilution allant d'un dixmillième à un dix-milliardième compris, ont fait une
fièvre typique de trois à quatre jours au moins, avec
hs
des incubations de deux à six jours. Il s'agissait bien de typhus, comme l'ont prouvé la présence de rickettsias dans les vaginales de ceux des rats qui ont été sacrifiés, la stérilité des cultures en bouillon de leurs organes (cerveau et rate), et l’immunité consécutive à une seconde injection de virus Zinsser des rats que
l'on avait laissés Survivre.
P. GirouD a montré que l'inoculation dans le derme du lapin d'une dilution de vaginale de cobayes infectés de typhus murin provoque en deux à quatre jours une réaction inflammatoire et cela jusqu'à des quantités de produit atteignant habituellement 1/1.000 de vaginales. Cette réaction est empêchée si la dilution est faite dans du sérum de convalescent de typhus. P. Duranp a répété les mêmes expériences et obtenu les mêmes résultats, ÿ compris l'action empêchante du sérum de convalescent, en. remplaçant la vaginale par le poumon de souris. Celui-ci est actif à des doses de 1/20.000 de poumon et probablement au delà.