AUTRES RONGEURS
Les autres animaux ne sont pas aussi sensibles que la souris. Deux jeunes lapins de 000 gr. sont inoculés sous anesthésie à l'éther avec une aiguille introduite dans la trachée (10 à 20 poux). Dès le 4° jour, ils font de Ja fièvre. Le premier est sacrifié qua-
tre jours après l'inoculation: le deuxième meurt deux
jours plus tard.
Fous les deux présentent dans leurs poumons des places d'hépatisation avec rares rickettsias. Un lapin plus âgé inoculé avec 10 poux, n a de la fièvre qu'en-
tre le septième et le dixième jour.
Des cobayes inoculés par instillation n’ont également que des lésions très discrètes. Les résultats sont meilleurs lorsqu'on utilise du poumon infecté de
Souris.
Un lapin recevant 1/4 de poumon présente une
température de 41° dès le lendemain: il est sacrifié
le sixième jour. On note une hépatisation très ferme, en îlots irréguliers, occupant une grande partie du poumon. On n'y décèle pas de rickettsias, mais la virulence de l'organe est considérable : trois souris inoculées par voie respiratoire avec le broyage de ces .Poumons meurent en moins de quatre jours avec hépatisation totale et abondance assez grande de rickettsias. Un titrage approximatif en inoculant un cobaye par voie péritonéale a montré que 1/1.000 de milligramme de poumon est infectant et immunise cet animal.
Avec d'autres lapins, la: présence de rickettsias, en pelite quantité, a pu être mise en évidence.
En abaissant la température du lapin et du cobaye
de diverses façons par injections anesthésiques (gar-
dénal sodique), épilation, séjour dans une enceinte froide, les résultats au point de vue de la quantité de rickettsias sont rarement satisfaisants chez le la-
pin, toujours à peu près nuls chez le cobaye.
Le rat est peu sensible au typhus historique ; peu de réaction, lésion peu étendues, rickettsias excep-
tionnelles.