‹ Les Pneumonies expérimentales à RickettsiasChapitre 39 sur 55 · I. VIRUS BOUTONNEUX. · texte numérisé non relu

I. VIRUS BOUTONNEUX.

La matériel infectieux provient de rhipicéphales

infectés et d’un malade humain.

A. TiquEs.

Elles furent recueillies dans les chenils de l'Institut Pasteur de Tunis et broyées dans une petite quantité de sérum physiologique. On laissa déposer le liquide pour séparer les parties chitineuses. On inocula par la technique habituelle des souris et des mérions élevés dans des conditions telles qu'ils n'avaient pu être piqués par des rhipicéphales, et qu'ils étaient pleinement réceptifs au virus boutonneux.

Les souris ne firent ni fièvre ni hypothermie. La moitié sacrifiée après 6 jours avait des lésions d’hépatisation étendues avec rickettsias peu abondantes.

L'autre moitié, sacrifiée 5 jours après, avait des pou-

mons en grande partie hépatisés mais sans rickettsias.

Chez les mérions, trois sur quatre firent une hyperthermie à 50 - 40°. Sacrifiés au 5° jour, ils présentaient une hépatisation plus ou moins importante, avec des rickettsias assez nombreuses sur frottis, la plupart intra-cellulaires. Les poumons de ces mérions inoculés à des souris ou à des mérions, donnèrent peu de modification de la température. Les animaux sacrifiés tardivement, le 8° ou le 9° jour, ne présentaient pas de lésions d'hépatisation, ni de rickettsias (peut-être parce que ces animaux ont été sacrifiés trop tard).

B. Virus D'ORIGINE HUMAINE.

Des cobayes et des mérions inoculés avec du sang de malade présentent une fièvre peu élevée et une orchi-vaginalite intense. Le produit de broyage de ces vaginales a été inoculé à des souris blanches. Toutes moururent en deux à trois jours et demi avec hypothermie, hépatisation totale, très nombreuses rickettsias.

Des mérions inoculés de la même façon font aussi une hypothermie au 5° jour. On note les mêmes symptômes.

Des passages ultérieurs pratiqués au nombre de deux de mérion à mérion, de trois de souris à souris.

ont donné des résultats identiques. Arrêtés volontairement, il est probable que l'on aurait pu continuer

ceux-ci de la même façon que pour le typhus.

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