IV. VIRUS DE LA FIEVRE POURPREE
(Fièvre des Montagnes Rocheuses)
L'expérimentation a été faite par 12 Duran», P.
Giroupb et H. SPARRoW au moyen de trois souches :
— une, conservée à Paris, très virulente, tuant
fréquemment le cobaye ;
— une, conservée à Tunis (depuis 1936), peu
virulente €
— une, conservée à Tunis (récente), de virulence
intermédiaire.
Les trois souches provenaient du D' R. Parker.
À. INOCULATION D'ORGANES D'ANIMAUX DE PASSAGE. a) Souris.
Elles reçoivent une émulsion de vaginale de cobayes infectés avec la souche Î virulente et elles sont
sacriliées au 8° jour. La symptomatologie est iden-
tique à celle vue précédemment. La mort survient en hypothermie au bout de trois à cinq jours. Les poumons sont hépatisés en totalité ou presque. Des rickettsias sont mises en évidence sur les frottis. Les poumons sont extrêmement virulents : injectés par voie péritonéale, ils tuent le cobaye, parfois au 4° jour seulement. Inoculés dans la peau du lapin, suivant la technique de P. Girour», ils donnent une réaction très nette avec nécrose jusqu à des doses de 1/4.000 à 1/8.000.
Avec la souche II peu virulente, sur quinze souris quatre seulement sont mortes tardivement en hypothermie (6° à 8° jour): les frottis n'ont pas montré de rickettsias, mais nous savons que les rickettsias sont en général absentes quand on fait l'examen une semaine et plus après l'inoculation.
b) Mérions.
Les résultats sont analogues. Avec la souche virulente, ils meurent rapidement en hypothermie et présentent une hépatisation partielle ou totale des pots mons avec très nombreuses rickettsias.
ee la souche non virulente ils ne réagissent pas.
c) Lapins.
Ils réagissent également. Après avoir été infectés
et placés à la température de — 5, après avoir
AT
été rasés, la température qui était montée à 40° tombe au bout de deux jours à -27.. Il existe une hépa- tisation bilatérale des poumons avec présence de rickettsias en quantité considérable.
B. DERMACENTORS INFECTÉS.
Les tiques infectées sont divisées en trois lots :
— le 1°” et le 2° lots sont à jeun depuis six
semaines ;
tie LS lot est nourri sur cobayes quarante-
huit heures, puis laissé quatre jours à 33°.
: On n'obtient rien ou une réaction très fugace avec une émulsion provenant du broyage des deux premiers lots. Avec le troisième lot, sur trois souris deux sont sacrifiées en hypothermie le 5° et le 6° jour. On
a de moins bons résultats avec le mérion.
Il ne semble pas exister, ici, [a même différence d'infection lorsque l’on utilise des invertébrés ou des organes de cobayes infectés, comme nous l'avons vu
dans le typhus historique.
L'inoculation respiratoire de divers virus exanthématiques (typhus historique, typhus murin, Virus boutonneux, virus pourpré É chez la souris et d’au-
tres rongeurs, provoque, à condition que le matériel
utilisé soit assez virulent, des lésions pulmonaires étendues, riches en rickettsias. Cette technique se place certainement au premier rang de celles qui peuvent fournir en grandes quantités ces micro-or-
ganismes.
CHarPiTRe Ill
Essais de préparation d'un Vaccin tué, à partir des Poumons infectés de souris
Là possibilité d'avoir de srandes quantités de rickettsias par la méthode de l'inoculation par voie respiratoire, a permis à P. Duranp et P. Giroup de fa-
briquer un nouveau vaccin antityphique tué.
Pour les premiers essais déjà publiés, le formol
a été utilisé. AE VACCIN ANTITYPHIQUE FORMOI É.