TECHNIQUE DE LA PRÉPARATION
Les poumons infectés de souris, dont un examen rapide par la méthode de CASTANEDA a montré [a richesse en rickettsias, sont broyés sans aucune addition et aussi finement que possible dans un broyeur spécial en verre Pyrex ou dans un broyeur à billes
en acier inoxydable. Ils sont alors émulsionnés dans
du sérum humain ou équin normal dilué à 1/5 dans
du sérum physiologique (de préférence tamponné à pH 7,4 avec une petite quantité de mélange de phosphate). À cette dilution de sérum, on ajoute immédiatement avant l'emploi 2 cc. pour 1.000 de
formol à 40 pour 100, préalablement neutralisé.
L'émulsion de poumons est centrifugée pendant cinq minutes pour séparer les cellules ou leurs débris,
dont le culot est broyé de nouveau et soumis au même
traitement. Après [a deuxième centrifugation, les Hi-
quides Surnageants sont réunis et centrifugés à fond à 7.000 tours au moins pendant une heure, en évitant aussi soigneusement que possible toute élévation thermique. Le culot final obtenu est blanc, à peine grisâtre; il est surmonté d’un liquide chargé d'hémoglobine dissoute, que l'on rejette, ainsi qu'une mince couche de oraisse qui flotte à la surface Une préparation à [a cyanoquine , un examen à l'ultra - microscope après coloration de Castaneda, doit montrer que le culot est formé au moins pour les 0/10 de son volume, de rickettsias. Sinon on le
purilierait de nouveau par centrifugations fractionnées.
Avec la masse des rickettsias on prépare une émulsion homogène dans du sérum dilué formolé identique à celui qui a servi au cours des premières manipulations, et l'on note Ja dilution par rapport au
nombre de poumons employés ou, mieux, au poids
RTITAES
de ces poumons. (Le poids moyen des poumons hépatisés est de o or. 30 à O gr. 40 chez la souris.)
Un poumon de souris donne en moyenne 10 à 20 cc. d'une émulsion de rickettsias, contenant au plus 1/10 en volume de débris cellulaires et ayant l'opacité d'une émulsion de bacilles d'Eberth à un mililard par centimètre cube. Le vaccin est alors mis en ampoules et conservé à la glacière au moins cinq jours avant son utilisation. Des inoculations au cobaye à doses importantes ont montré l'absence totale
de virulence d'un tel vaccin.
Les auteurs de la méthode ont également fabriqué ce vaccin en utilisant des poumons de lapin. Les titrages de la virulence des poumons infectés ont été faits par injection dans le derme de lapin: comme il faut en moyenne une quantité deux fois plus grande de ces poumons que de poumons de souris pour obtenir une réaction cutanée convenable, on a employé également dans des essais un poids deux fois plus grand de poumons de lapin dans la préparation
du vaccin.
Cette vaccination a d'abord été expérimentée sur l'animal : le cobaye et le singe: puis déjà des applications ont été faites à l'homme.