VACCINATION DU SINGE
Quatre cynocéphales ayant un Weil-Félix entièrement négatif reçurent dans le derme trois fois 1 cc.
de vaccin, à cinq jours d'intervalle. Chaque injection fut faite en trois points différents. I] n y eut aucune
réaction thermique anormale consécutive.
Vers le 8° jour :
— Ja réaction de Weil-Félix devint faible-
ment positive (avec protéus X-10.:2 positifs à 1/35, 2 positifs à 1/50):
— Île test de séro-protection cutanée fut positif pour les quatre animaux (technique de P. Giroub).
Deux des quatre cynocéphales vaccinés furent éprouvés, deux mois après, avec 1 cc. de caillot sanguin broyé d'un cobaye infecté de typhus historique. La mise en évidence de l'immunité par l'inoculation de Virus typhique à l'animal vacciné ne peut être faite d'une façon précise et profitable que si l'on connaît bien la virulence du produit d épreuve. Les suspensions de cerveau d'animaux infectés de typhus épidémiques, comme tous les organes riches en virus, présentent des variations considérables de virulence. Aussi Le auteurs se sont servis d'un matériel d'épreuve dont les variations minimes de virulence donnent une sécurité suffisante. Le sang total des animaux infectés, cependant très employé, doit être rejeté. On a, en effet, montré antérieurement la difficulté de l'isolement de virus en partant de sang
total, En éliminant le sérum çontenant les anticorps
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présents même au début de l'affection, on met facilement en évidence le virus. Pour la même raison, les épreuves avec caillot broyé sont d'une remarquable constance.
Les deux singes éprouvés ne font aucune réaction thermique. Deux cynocéphales témoins inoculés de même façon font des maladies, dont une est mortelle (présence de rickettsias dans les frottis de poumons, cultures d'organes négatives). Deux cobayes témoins font la preuve que des doses dix fois moins fortes que celles utilisées chez le singe infectent régulièrement.