EN L HONNEUR DES DEUX COQUELIN
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NOËL ET CHArSAL.
LA Comédie a conquis ces deux êtres Exquis, charmants, suaves, radieux!
Ils sont déjà tous deihc hommes de lettres : Molière, Hugo, Beaumarchais, sont leurs dieux; Ils vont, disant des vers mélodieux Ou déclamant quelque prose folâtre
Sans se blanchir la joue avec du plâtre. Le cadet craint l'œuf à la coque... Lin, Soie et velours le changent en bellâtre. Le temps est beau pour les deux Coquelin
Boulogne a vu gaminer ces deux maîtres
De la Réplique et du Clignement d'yeux,
De la Tirade et des fiers hexamètres,
Près d'un pétrin, ustensile odieux.
Mais l'Art est si miséricordieux,
Qu'il souffre tout d'un cœur opiniâtre.
Au Bois, l'aîné fume un londrès roussâtre;
Il aime autant galette et craquelin
Que bons auteurs, magots, coupes d'albâtre...
Le temps est beau pour les deux Coquelin!
Le cadet vaut tous les gardes-champêtres
Pour la malice ; il a fait ses adieux,
Depuis longtemps, aux bourgeois comme aux prêtres
Il trouve leurs sermons fastidieux,
Maigres, surfaits ou bien dispendieux.
Tous les bonheurs vont à ce gentillàtre.
Qui n'a jamais donné la moindre emplâtre,
Et qui connaît la Seine autant que l'Ain.
Lorsque pour nous le ciel est trop grisâtre.
Le temps est beau pour les deux Coquelin î
Trincc, aujourd'hui, l'on n'est roi qu'au théâtre. Les aQtcurs, seuls, digèrent devant Titre; Et les petits-enfants de Poquelin Pourraient nourrir trente fois Malfilaire. Le temps est beau pour les deux Coquelin î
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ou l'auteur si prononce énergiquement
EN faveur de la RIVE GAUCHE
Le cimetière Montparnasse est h centre des affaires.