‹ Les poèmes à tous crinsChapitre 16 sur 56 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

Poète à barbe noire, échappé des pilastres Qii'on voit sur les palais des rois assyriens, Peuple, puissants du jour, gueux et prétoriens, Te goûtent dans Paris, ou te lisent dans Castres.

La gloire vient.' Tes vers sonnent comme des piastres , Et font le désespoir de nos grammairiens , — Pauvres bonzes palmés de vert, galériens Du Poncif, s' obstinant à bafouer les astres !

Nous nous aimons, mon vieux, déjà depuis six ans,

En poètes, en bons zèbres, en alezans

Qui pourchassent tous deux une même donzelle :

La gloire. Tu la tiens ! Moi, pauvre da?noisel, La trousserai-je un jour > Mais ton œil de gazelle, Ton œil jaune d'aga, me réclame un gJiazel.

GHAZEL

Adieu le temps des folles équipées, A quelques pas du bonhomme Odéon !

Tu prends f avec des œuvres bien trempées, Le bon sapin qui mène au Panthéon.

LES FILLES DE MA JOIE f^

Tes livres sont parés comme des châsses ; Tels y les produits des artistes fervents. Le sexe faible y brille par ses grâces^ Et tes héros ont des cœurs de vivants.

O Kichepin ! sculpte, cisèle, émonde Chants et récits, truculents et divers, Pour qu'un beau soir Von dise, dans le monde : Ce bougre-là tripotait bien le vers !

iSSs.

"BcALLoéVE

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