‹ Les poèmes à tous crinsChapitre 15 sur 56 · POUR CUEILLIR LA NEFLE · texte numérisé non relu

POUR CUEILLIR LA NEFLE

Qu E L Q u UN m'a conte, mignonne.

Que vous boudez au bonheur.

Voulez-vous, comme la nonne, Vous éprendre d'un sonneur

De cloches, au vieux couvent De Cluny ?

Partez donc, mais bien souvent

Dieu punit L'oiseau qui change de nidi

Vous pleurez... je vous pardonne,

N'étant guère sermonneur.

S'il vous plaitj laissons la nonne,

Les cloches et le donneur.

Venez prier notre roi

Cupidoj Dans une barque, avec moi,

Au Lido, Sans missel, prêtre et bedeau !

11 n'est duchesse ou baronne Qui vous égale. D'honneur!

Je ne connais pas de nonne Plus belle au bras d'un sonneur.

Tant pis pour le paradis!

Vos tétons, Qui damneraient Amadis

Et Catons, Montrent deux roses boutons I

Je les baise, et je m'étonne Que, pour m'avoir vu rêveur, Vous m'ayez dit qu'une nonne De vingt ans aime un sonneur!

Fonlaiiiel'leiiii . iSji/.

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