ÉCRITE SUR UNE PIERRE TOMBALE
,A Jules "Barbey d'Aurevilly
J'ai découvert une pierre tombale :
Elle parait la fosse d'un baron Pour qui sonna sans doute la timbale.
Elle me sert à relire Byron, Et j'entrevois par elle TAchéron.
Au temps jadis, la vie était farouche
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Et l'on brûlait dignement sa cartouche ; On courtisait souvent dame Isabeau, Mais l'on vivait moins en Sainte-N'y-Touchel Il faut songer aux choses du tombeau.
En ce temps-ci, l'on prend au bond la balle;
La rente règne, ô mon vieux Cicéronî
On fait rougir presque Hcliogabale.
Tout écolier se double d'un larron :
Sur ses vingt ans, il chausse l'éperon
En fournissant des scènes pour Lassouche.
Vivent les morts dormant comme une souche
Homère en est, ainsi que Mirabeau;
Cette noblesse est de la bonne souche.
11 faut songer aux choses du tombeau.
On crie : au meurtre! on crie : à la cabale!
Pour un gros rhume, et l'on tourne au mitron.
La flûte fait gémir, et la cymbale
Est redoutée à l'égal du clairon.
Un bobo vous jaunit comme un citron;
On craint la Mort tout comme Scaramouche.
Ah! pour si peu, ne prenons point la mouche!
Pourquoi pâlir en vovant un corbeau?
Un cyprès vaut un tableau de Toulmouche.
11 faut songer aux choses du tombeau.
ENVO I
Prince, à tout coup la Camarde fait mouche! Lorsque les champs sont pleins de trous, l'on bouche Avec nos corps : le blé pousse plus beau, Et l'on peut mieux s'y baiser sur la bouche. Il faut sonçer aux choses du tombeau.
Lu:^arches^ iSSo.
LES FILLES DE MA JOIE 6l
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