DES VIEUX PARNASSIENS
tA lÂkidi T)usolùr.
LS ont eu le rouge ruban
Sans se livrer à l'acrostiche Et sans déboiser le Liban, Le Pinde, ou même leur barbiche.
Leur soupe, où nagea le pois chiche, N'est que purée à la Crécy; Et leur pain noir est un pain riche.
Les vieux parnassiens sont ainsi.
LES FILLES DE MA JOIE 7
Leur béret basque, leur turban D'autrefois, coiffe une potiche Ou le buste du vieux Vauban.
Toujours épris d'art, d'un pastiche Ils ne font jamais leur fétiche; L'Institut les cajole, aussi Auront-ils la voix de Labiche!
Les vieux parnassiens sont ainsi
Avec le calme d'un forban
Et la gravité d'un derviche.
Ils orouvent à l'arrière-ban >
Des Philistins, que l'hémistiche Doit être pur de toute niche.
Tous, dhygiène ayant souci, Ont fui le quartier Brise-miche...
Les vieux parnassiens sont ainsi.
ENVOI
Prince, néglige ta pouliche Et prends, de ta villa d'Issy, Une loge : ils sont sur l'affiche!
Les vieux parnassiens sont ainsi.
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ou L AUTEUR DEMONTRE LA NECESSITE DE NE PAS TROP DIRE DE VERS DEVANT LES DAMES
xA iXCarcel Fouquier. {
FAISONS des vers, Marcel! c'est le plus beau De tous les arts, quoique Wagner en dise. Même en courant droit à notre tombeau, Chantons les bois et la rue et la brise ! En attendant que le Destin nous brise, Faisons des vers au moins tous les matins,
LESriLLESDEMAJOlE 'J^
Des vers français, chinois, grecs ou latins; Mais gardons-nous de les conter aux femmes : Pour qu'ils ne soient pas sus des cabotins, Ne disons pas de vers devant les dames!
A la princesse, aux filles du hameau, iMême à Phryné, fùt-elle sans chemise.
Il ne faut point demander le rameau De laurier vert, — pas plus qu'à Cydalise! En tout pays la femme est chose exquise, Mais nos écrits sont de joyeux lutins Qui troublent fort les esprits enfantins; Vénus préfère encor le choc des lames Au tintement des sonnets clandestins...
Ne disons pas de vers devant les dames!
Certes, les vers sont un royal cadeau ; Mais notre temps n'a point vu de marquise S'évanouir pour un simple rondeau.
Voiture est mort; la duchesse de Guise, Que j'eusse aimée et servie à sa guise, Ne veille plus, hélas! sur nos destins. L'œuvre du sieur Ohnet et les potins De nos journaux, surchargés de réclames, Passent avant les poèmes hautains!
Ne disons pas de vers devant les dames!
ENVO I
Prince, tais-toi devant les Philistins!
Cache ton rêve aux bourgeois, ces pantins; Ne leur fais pas, surtout, d'épithalames: Ils en riraient entre eux, dans leurs festins. Ne disons pas de vers devant les dames!
LES FILLES DE MA'JOIE 77
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