‹ Les poèmes à tous crinsChapitre 55 sur 56 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

COMME un phare éclatant dans la profonde nuit, Je t'ai toujours suivie, ô Muse, ô ma chimère 1 Malgré, comme dit Gili, les frayeurs d'une mère, Malgré l'envieux louche et le traître qui nuit.

Midi n'est plus. Je vais maintenant vers minuit, Le front toujours levé dans la tourmente amère, Conquérant l'existence ainsi qu'un fils d'Homère; Mais sans dire mon mal, mon dégoût, mon ennui 1

Ah! je l'aurai connu le triste honneur de vivre! J'ai laissé des lambeaux de mon cœur dans ce livre, Mais j'entends rester seul à juger de mon cas.

Qu'importe la douleur puisque la vie est brève : Il me reste, en ce temps d'insipide fracas, Le culte de mon art et l'orgueil de mon rêve.

i6 mars 1886.

roA'BLE

Préface

Ballade pour servir de portail

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