‹ Les poèmes à tous crinsChapitre 8 sur 56 · POUR MON CAPITAINE THEODORE DE BANVILLE · texte numérisé non relu

POUR MON CAPITAINE THEODORE DE BANVILLE

Dieu fOus garde, seigneur Latrie.

SHAKESPEARE. (Hamlct.)

JE ne sais sous quelie bannière Je serSj mais j'ai pris le sentier Qui conduit chez la tavernière.

Les gens à mine d'argentier Ne vont point cueillir l'églantier; Tout est là! comme dirait Taine.

J'ignore quel est mon quartier, Mais Banville est mon capitaine!

Banville! A mon heure dernière, Consolé de n'être rentier Ht d'avoir aime la meunière, Je le relirai tout entier.

Ce suave cabaretier Tient les bons vins de l'Aquitaine; Certes, j'eusse adore Gautier, Mais Banville est mon capitaine!

Il fait l'école buissonnière,

Connaît Paris en vieux routier,

Et poursuit jusqu'en sa tanière

L'affreux Poncif... Alain Chartier

Savait moins que lui son métier, *

Ft ne revenait point d'Aihène.

La Harpe eût été mon portier,

Mais Banville est mon capitaine!

ENVOI

Prince, duc, bourgeois ou gantier, Nul n'a vu ma mine hautaine Dans les salons de Charpentier.

Mais Banville est mon capitiiine!

'BcALLoAVE

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