‹ Les poëmes dorésChapitre 2 sur 31 · A LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

A LA LUMIÈRE

Par toi la mer profonde à de vivantes fleurs Et de blonds nageurs que tu dores.

Au ciel humide encore et pur, tes météores Prêtent l'éclat des sept couleurs.

Eumière, c’est par toi que les femmes sont belles Sous ton vêtement glorieux; |

Ettes chères clartés, en passant par leurs yeux, Versent des délices nouvelles. |

Leurs oreilles te font un trône oriental Où tu brilles dans une gemme ;

Mais partout où tu luis,.tu rèstes, toi que j'aime, Vierge comme en ton jour natal.

Sois ma force, 6 Lumière! et puissent mes pensées, Belles et simples comme toi, Dans la grâce et la paix, dérouler sous ta foi

Leurs formes toujours cadencées!

Donne à mes yeux heureux de voir longtemps encor, En une volupté sereine,

La Beauté se dressant marcher comme une reine Sous ta chaste couronne d’or.

Et, lorsque dans son sein la Nature des choses Formera mes destins futurs, Reviens baigner, reviens nourrir de tes flots purs

Mes nouvelles métamorphoses.

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